Calmy-Rey Micheline · Bundesrat · Genf · 2009-06-02
Wortprotokoll
Le Conseil fédéral suit de près la situation au Pakistan et il est préoccupé par les récents attentats des Talibans, qui ont eu lieu à Peshawar et à Lahore et causé plusieurs centaines de blessés et des dizaines de morts. La Suisse ne prend pas position dans ce conflit, mais elle cherche à éliminer les causes de l'extrémisme et de la violence, en coopération avec la communauté internationale.
Par-delà les questions générales de sécurité, nos intérêts politiques et économiques au Pakistan sont conséquents. La défense de nos intérêts nécessite donc un suivi actif qui est assuré par notre ambassade et par le bureau de coordination de la DDC au travers d'un dialogue politique régulier avec les autorités d'Islamabad, y compris par des démarches et des interventions critiques lorsque les droits humains sont menacés ou violés. C'est ainsi que des résultats concrets ont pu être obtenus dans la promotion des droits de l'enfant et des femmes.
Selon les informations les plus récentes du HCR, il y a actuellement plus de 2,5 millions de déplacés internes, dont environ 83 pour cent ont trouvé refuge dans leurs familles. Les coûts estimés de l'action humanitaire s'élèvent à un peu plus d'un demi-milliard de dollars américains jusqu'à fin 2009. L'aide humanitaire est la première priorité dans la situation actuelle. Ce programme porte aujourd'hui sur la construction de 60 écoles dans la région de Mansehra, suite au tremblement de terre de 2005. Face à la dégradation de la situation, un appui supplémentaire aux déplacés au travers de contributions aux efforts déployés par le HCR et le CICR est envisagé. L'offre consistant à envoyer des experts suisses a également été faite au Pakistan.