AC.2012.0148
CDAP - AC.2012.0148 - 2013-03-14 - RESENDE/Municipalité de Penthalaz, DE VITIS
14 mars 2013Français16 min
Source vd.ch
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N° affaire:
AC.2012.0148
Autorité:, Date décision:
CDAP, 14.03.2013
Juge:
MIM
Greffier:
JNR
Publication (revue juridique):
Ref. TF:
Nom des parties contenant:
RESENDE/Municipalité de Penthalaz, DE VITIS
TRAVAUX SOUMIS À AUTORISATION
CLÔTURE
LATC-103-1
LATC-103-2-a
LATC-103-3-a
LATC-103-3-b
LAT-22-1
RLATC-68a-2-b
Résumé contenant:
Recours contre la construction d'une palissade amovible de bambous synthétiques de type "séparation pare-vue" d'une hauteur de 2 m10 et une longueur de 3 m60 édifiée sans autorisation.
Construction de minime importance qui ne porte pas atteinte aux recourants ni influe sur l'équipement et l'environnement au sens de l'art. 103 al. 2 et 3 LATC.
Palissade non soumise à autorisation.
Rejet du recours.
TRIBUNAL CANTONAL
COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC
Arrêt du 14 mars 2013
Composition
Mme Mihaela Amoos Piguet, présidente; MM. Jean-Daniel Beuchat et Georges
Arthur Meylan, assesseurs ; M. Jean-Nicolas Roud, greffier.
Recourants
1.
Anna RESENDE, à Penthalaz, représentée par Me Laurence NOBLE, avocate à Fribourg,
2.
Mario RESENDE, à Penthalaz, représenté par Me Laurence NOBLE, avocate à Fribourg,
Autorité intimée
Municipalité de
Penthalaz, représentée par Me Jean-Claude MATHEY,
avocat à Lausanne,
Constructrice
Raffelina DE VITIS,
à Penthalaz,
Objet
Remise en état
Recours Anna et Mario RESENDE c/ décision
de la Municipalité de Penthalaz du 11 mai 2012 (autorisant la palissade
installée au ch. des Maisons Neuves 5, propriété partielle de Mme Raffellina
de Vitis)
Faits
Vu les faits suivants
A.
Mario et Anna Resende sont copropriétaires depuis
juillet 2008 de l'un des deux appartements du rez-de-chaussée de l'immeuble n°
ECA 977, constitué en propriété par étages (PPE), de la parcelle n° 918 de la
commune de Penthalaz (lot 102). L'autre appartement du rez-de-chaussée de
l'immeuble est propriété de Raffelina De Vitis qui y habite avec son mari Antonio
(lot 101).
B.
Les lots 101 et 102 disposent chacun d'une
terrasse et d'un jardin qui ont une limite commune sur plus de 9 m. Les aménagements
de leur délimitation sont sources de litige entre les époux Resende et De Vitis.
C.
Selon le plan joint à un permis d'utiliser n°
2008-15 délivré par la Municipalité de Penthalaz (ci-après: la municipalité) le
15 juillet 2008 à Raffelina De Vitis pour la pose d'une piscine démontable dans
son jardin, la délimitation de ce jardin avec celui des époux Resende était
aménagée avec des "séparations
parvue" sur une longueur approximative de 4
m. En 2009, ces séparations étaient constituées d'une palissade et d'un
treillis en bois, d'une hauteur d'environ 1 m 80 et d'une longueur,
respectivement, d'environ 3 m 60 et 2 m 50, érigés sur la partie de Raffelina
De Vitis.
En juillet 2010, afin de mieux se
protéger de la vue de leurs voisins, les époux De Vitis ont ajouté une "natte
de protection" de type palissade de bambou sur la palissade en bois
existante.
D.
Après avoir obtenu une autorisation de la Municipalité
en février 2011, les époux Resende ont construit une palissade en PVC profilé blanc
d'une hauteur d'environ 2 m et plus de 8 m de long, de leur côté de la
délimitation entre leur jardin et celui des époux De Vitis. Par courrier du 14
juin 2001 (recte 2011), ces derniers se sont plaints à la municipalité, à
la fois des dimensions de cette palissade qui auraient dépassé ce qui était
prévu, et de l'ampleur des travaux qui avaient nécessité des fondations en
ciment sans avoir été soumis à une enquête préalable.
E.
A la suite d'une visite des lieux d'un municipal
et d'un technicien communal le 8 décembre 2011 concernant plusieurs objets, la Municipalité
a transmis, le 20 décembre 2011, les déterminations suivantes à
l'administratrice de la PPE:
"Autorisation de construire:
La Municipalité décide au cas par cas si un
projet nécessite ou non une autorisation de construire, respectivement un
permis de construire. Tous les travaux doivent donc être annoncés en temps
opportun avant leur réalisation.
Les projets dont l'exécution se trouve sur
les parties communes de la PPE devront bénéficier de l'accord de tous les
copropriétaires.
Socle et couvert attenant au cabanon de
jardin sis sur le jardin de la famille De Vitis:
[...]
Portail à l'entrée de la famille De
Vitis:
[...]
Clôtures séparant les jardins des
familles De Vitits et Resende:
La clôture en PVC profilé blanc a été
autorisée pour toute sa longueur, selon le courrier du 16 février 2011 de la
Municipalité.
En revanche, la clôture en bambou fin d'une
hauteur d'environ 2.10 m n'a fait l'objet d'aucune demande d'autorisation. Au
vu de ce qui précède, nous vous sommons de démonter cet élément.
Si tel ne devait pas être le souhait des
copropriétaires concernés, ces derniers ont également la possibilité de nous
transmettre une demande de mise en conformité de cet élément. Cette demande
devra être signée par l'ensemble des copropriétaires.
[...]"
F.
Par lettre du 11 mai 2012, la municipalité a
annoncé ce qui suit à l'administratrice de la PPE:
"Pour faire suite à notre courrier du
20 décembre 2011, nous avons procédé à un contrôle sur place en date du 4 mai
2012. Lors de ce contrôle, nous avons constaté les éléments suivants:
Excepté la clôture en bambou séparant les
jardins des familles De Vitis et Resende, l'ensemble des éléments à mettre en
conformité, selon le courrier du 20 décembre 2011, a été réalisé.
Concernant la clôture en bambou, une séance
s'est déroulée le mardi 8 mai 2012 entre le municipal en charge de la police
des constructions, Monsieur Yvan Rochat, le responsable du bureau technique,
Monsieur Roan Vallat et la famille De Vitis. Lors de cette séance, il a été
constaté qu'un document n'avait pas été pris en compte dans les déterminations
du 20 décembre 2011. Le document en question est le plan faisant partie
intégrante des permis de construire et d'utiliser n° 2008-15. Sur ce plan, la
clôture avait déjà été mentionnée.
De ce fait, nous vous informons que la
clôture peut être laissée à son emplacement, contrairement à ce qui avait été
notifié le 20 décembre dernier. Cependant, afin de garantir un respect du
voisinage, respectivement de la famille Resende, nous demandons à ce que la
clôture soit taillée de hauteur identique à la palissade de la famille Resende.
Cette taille a été constatée conforme ce jour.
A la vue de ce qui précède, nous vous
informons qu'à ce jour, l'ensemble des éléments de la parcelle n° 918 a été
autorisé ou mis en conformité. Ainsi, nous vous signalons que les démarches
administratives concernant les éléments aménagés sur ladite parcelle sont
terminées."
G.
Par acte du 13 juin 2012, les époux Resende ont
recouru contre la décision de la municipalité du 11 mai 2012 en concluant,
principalement, à son annulation et à ce que la démolition de la clôture de
séparation en bambou sise sur la parcelle de Raffelina De Vitis soit ordonnée,
subsidiairement, à l'annulation de la décision et à ce que le dossier soit
renvoyé à l'autorité intimée pour nouvelle décision, visant en particulier la
démolition immédiate de ladite clôture en bambou. Ils font valoir en substance
que seule la palissade en bois avait été autorisée et non celle en bambou,
laquelle ne pourrait être mise en conformité qu'avec l'accord des autres
copropriétaires, selon la lettre de la municipalité du 20 décembre 2011.
A l'appui de leur recours, ils ont
produit des photographies montrant qu'en date du 30 mai 2012, la famille De
Vitis avait démonté la palissade en bois, ce qu'ils n'avaient pas autorisé.
H.
Par lettre du 13 juillet 2012, les époux De
Vitis ont exposé en substance que la palissade en bois avait été mise d'un
commun accord avec l'ancien propriétaire du lot 102 afin de délimiter leurs
terrasses respectives, que chacun l'entretenait alors de son côté, que les
recourants ne l'auraient en revanche jamais entretenue dans la mesure où elle
serait même cassée de leur côté, et que le bambou en plastique avait été mis pour
rhabiller la barrière existante et ne plus avoir le regard du voisin sur leur
terrasse. Ils relèvent par ailleurs que c'est pour repeindre la palissade,
qu'ils l'ont démontée le 30 mai 2012.
I.
Dans sa réponse du 13 août 2012, l'autorité
intimée a conclu à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet.
Elle expose qu'il n'y aurait aucune délimitation juridique entre les jardins
dont les recourants et les époux De Vitis ont la jouissance, que la "barrière en bambou" litigieuse ne constituerait pas une clôture étant donné
qu'elle ne limiterait pas deux parcelles distinctes, qu'il s'agirait en outre
d'une installation très légère, amovible qui ne nécessiterait pas
d'autorisation de l'autorité administrative, que la palissade en bambou n'étant
pas soumise à autorisation, elle n'aurait pas eu à statuer à son sujet, que le
litige ressortirait ainsi exclusivement du droit privé, que la décision attaquée
portait sur d'autres édifications litigieuses qui n'ont pas été contestées par
les recourants, et que la palissade en bambou n'était mentionnée dans la
décision qu'afin de tenter d'apaiser le litige existant entre les recourants et
les époux De Vitis.
J.
Dans leur mémoire complémentaire du 24 septembre
2012, les recourants exposent disposer de la qualité pour recourir dès lors
qu'ils sont voisins de la palissade litigieuse, ont participé à la procédure de
première instance et auraient un intérêt digne de protection à "sauvegarder un état de droit au sein
de leur PPE afin d'éviter que de telles situations se reproduisent à l'avenir". Ils expliquent avoir, au même titre que les époux De Vitis,
l'usage exclusif de leurs jardins respectifs, ce qui ressort d'ailleurs d'un
courrier de l'administratrice de la PPE du 21 mars 2011. Ils contestent ne pas
avoir entretenu la palissade en bois, et font valoir que la palissade en bambou
serait fixée au sol et nécessiterait une autorisation administrative.
Considérants
1.
Il ressort de la décision
attaquée que la palissade en bambou litigieuse ne serait pas soumise à
autorisation, ce que contestent les recourants. Il s'agit d'une décision
administrative tranchant la question de l'assujettissement à autorisation de ladite
palissade. Cette décision est dès lors susceptible de recours au sens de l'art.
92.
de la loi du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV
173.
).
La question de la qualité pour
recourir des époux Resende peut être laissée indécise dans la mesure où le
recours doit de toute façon être rejeté pour un autre motif (cf. consid. 2
infra).
2.
Les recourant font valoir que la palissade litigieuse
ne pourrait pas être admise sans autorisation de construire et qu'à défaut d'en
avoir obtenu, elle ne pourrait pas être mise en conformité sans leur accord et
devrait être démolie.
a) Selon l'art. 22 al. 1 de la loi
fédérale du 22 juin 1979 sur l’aménagement du territoire (LAT; RS 700), aucune
construction ou installation ne peut être créée ou transformée sans
autorisation de l'autorité compétente.
La notion de
"construction ou installation" n'est pas définie dans la loi
fédérale. Selon la jurisprudence, sont considérés comme des constructions ou
installations au sens de l'art. 22 al. 1 LAT tous les aménagements durables et
fixes créés par la main de l'homme, exerçant une incidence sur l'affectation du
sol, soit parce qu'ils modifient sensiblement l'espace extérieur, soit parce
qu'ils chargent l'infrastructure d'équipement ou soit encore parce qu'ils sont
susceptibles de porter atteinte à l'environnement. La procédure d'autorisation
doit permettre à l'autorité de contrôler, avant la réalisation du projet, sa
conformité aux plans d'affectation et aux réglementations applicables. Pour
déterminer si une mesure constructive est suffisamment importante pour être
soumise à la procédure d'autorisation, il faut se demander si, en général,
d'après le cours ordinaire des choses, la réalisation du projet entraînera sur
le territoire, l'équipement et l'environnement des conséquences si importantes
qu'il existe un intérêt de la collectivité ou des voisins à un contrôle
préalable (TF 1C_107/2011 du 5 septembre 2011, consid 3.2, et les réf. citées).
Sont ainsi assimilés à des
constructions tous les bâtiments en surface, y compris les abris mobiles,
installés pour un temps non négligeable en un lieu fixe. L'exigence de la
relation fixe avec le sol n'exclut pas la prise en compte de constructions
mobilières, non ancrées de manière durable au sol et qui sont, cas échéant, facilement
démontables. L'assujettissement a ainsi été admis pour une roulotte de grandes
dimensions destinée à jouer le rôle d'une maison de vacances, des clôtures et
barrières hors de la zone à bâtir, un jardin d'hiver, une véranda, une cabane
de jardin ou un couvert servant de garage. Il en va de même pour des
aménagements extérieurs tels que des balustrades préfabriquées, des colonnes en
pierre ou une terrasse (TF 1C_75/2011 du 5 juillet 2011, consid. 2.1, et les réf. citées).
Le droit fédéral n'exige pas que
les constructions peu importantes dépourvues d'influence notable sur le
territoire, l'équipement et l'environnement soient soumises à autorisation mais
les cantons sont libres d'introduire une telle autorisation (cf. TF 1C_107/2011
précité, consid 3.1; TF 1C_433/2007 du 11 mars 2008, consid. 4;1C_12/2007 du 8
janvier 2008, consid. 2.2).
b) L'assujettissement
à l'autorisation de construire est régi au niveau cantonal par l'art. 103 de la loi du 4 décembre 1985 sur l'aménagement du territoire
et les constructions (LATC; RSV 700.11). Ainsi, aucun
travail de construction ou de démolition, en surface ou en sous-sol, modifiant
de façon sensible la configuration, l'apparence ou l'affectation d'un terrain
ou d'un bâtiment, ne peut être exécuté avant d'avoir été autorisé (art. 103 al. 1 1ère ph. LATC). Le deuxième alinéa de cette disposition prévoit les types d'objet qui
ne sont pas soumis à autorisation. Il s'agit en particulier de ceux de minime
importance ou ceux mis en place pour une durée limitée. Selon le troisième
alinéa, ces travaux doivent toutefois respecter les conditions cumulatives de
ne pas porter atteinte à un intérêt public prépondérant ou à des intérêts
privés dignes de protection tels ceux des voisins (let. a), et de ne pas avoir
d'influence sur l'équipement et l'environnement (let. b). L'art. 68a al. 2 du
règlement du 19 septembre 1986 d'application de la LATC (RLATC; RSV 700.11.1)
vient compléter cette disposition en dressant une liste non exhaustive des
objets non assujettis à autorisation, à l'instar notamment des clôtures ne
dépassant pas 1 m20 de hauteur (let. b, 1er tiret). La hauteur des
clôtures est ainsi limitée à 1 m20 car une telle installation n'est pas gênante
pour la vue sur le paysage naturel ou construit (cf. Rapport explicatif de la
modification du RLATC du 6 février 2008, p. 10 s, in Bovay/Didisheim/Sulliger/Thonney,
Droit fédéral et vaudois de la construction, 4e éd., Bâle 2010, ad
art. 68a RLATC).
c) En l'espèce, les époux De Vitis ont installé en juillet 2010 une natte de protection
de type palissade de bambous sur leur palissade en bois ("séparations
parvue") délimitant leur terrasse de celle des recourants sur une
longueur approximative de 3 m60, afin d'améliorer la protection contre le
regard des voisins. Celle-ci n'a pas vocation de clôture et ne peut pas être
considérée comme telle au sens de l'art. 68a al. 2 let. b
RLATC. Les époux De Vitis ont également exposé avoir
installé la palissade litigieuse pour rhabiller la palissade en bois qui aurait
été en partie cassée. Celle-là ne peut au demeurant pas être considérée comme
un seul travail entretien de celle-ci, dès lors qu'elle s'élève à 2 m10, et la
dépasse ainsi de trente centimètres. Il n'en demeure pas moins qu'elle est légère,
amovible, et ne modifie pas sensiblement la configuration ou l'apparence des
lieux (cf. art. 103 al. 1 LATC), de sorte qu'elle peut être considérée comme de
minime importance au sens de l'art. 103 al. 2 LATC.
Les recourants
ont de leur côté fait construire au printemps 2011 une palissade en PVC profilé
blanc d'une hauteur d'environ 2 m et de plus de 8 m de long sur toute la limite
entre leur jardin et leur terrasse d'une part, et le jardin et la terrasse des
époux De Vitis d'autre part. Sur ordre de la municipalité, ces derniers ont
d'ailleurs taillé leur palissade de bambous de manière à ce qu'elle ne dépasse
pas la palissade en PVC des recourants. Celle-ci cache dès lors entièrement la
palissade litigieuse, laquelle n'a plus aucun impact sur le lot des recourants.
On ne voit ainsi pas à quel intérêt digne de protection des recourants la
palissade en bambous porterait atteinte. Ceux-ci n'en ont d'ailleurs fait
valoir aucun si ce n'est de "sauvegarder un état de droit au sein de leur
PPE afin d'éviter que de telles situations se reproduisent à l'avenir". Or
il ne s'agit pas là d'un intérêt actuel. La palissade n'ayant du reste aucune
influence sur l'équipement et l'environnement au sens de l'art. 103 al. 3 RLATC,
les conditions cumulatives de cette disposition sont dès lors respectées.
Il ressort de ce
qui précède que la palissade litigieuse n'est pas soumise à autorisation. L'autorité
intimée n'a donc pas violé le droit en constatant qu'elle était conforme au
droit.
3.
Les considérants qui précèdent conduisent au
rejet du recours, dans la mesure de sa recevabilité, et à la confirmation de la
décision attaquée. Vu le sort du recours, les époux Resende supporteront les
frais de justice ainsi que des dépens en faveur de l'autorité intimée qui a
procédé par l'intermédiaire d'un mandataire professionnel (art. 49, 55, 91 et
99.
LPA-VD).
Dispositif
Par ces motifs
la Cour de droit administratif et public
du Tribunal cantonal
arrête:
I.
Le recours est rejeté dans la mesure de sa
recevabilité.
II.
La décision du 11 mai 2012 de la Municipalité de
Penthalaz est confirmée.
III.
Un émolument de justice de 1'500 (mille cinq
cents) francs est mis à la charge de Mario et Anna Resende.
IV.
Mario et Anna Resende verseront à la
Municipalité de Penthalaz une indemnité de 1'000 (mille) francs à titre de
dépens.
Lausanne, le 14 mars 2013
La présidente: Le
greffier:
Le présent arrêt est communiqué aux
destinataires de l'avis d'envoi ci-joint.
Il peut faire l'objet, dans les trente
jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en
matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours
constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle,
indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé.
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit.
Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire,
pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la
décision attaquée.