CR.2008.0258
CDAP - CR.2008.0258 - 2008-11-14 - X.________ /Service des automobiles et de la navigation
14 novembre 2008Français6 min
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N° affaire:
CR.2008.0258
Autorité:, Date décision:
CDAP, 14.11.2008
Juge:
RZ
Greffier:
Publication (revue juridique):
Ref. TF:
Nom des parties contenant:
X.________ /Service des automobiles et de la navigation
PERIODE D'ESSAI
PERMIS DE CONDUIRE
RETRAIT DE PERMIS
RÉVISION{DÉCISION}
Résumé contenant:
Le SAN a retiré le permis de conduire accordé à titre probatoire au recourant, à raison d'une infraction constituant une récidive. Le recourant ne peut invoquer, contre la mesure de retrait, le fait que la première infraction n'était pas réalisée. En effet, la décision de retrait y relative est entrée en force, et l'on ne se trouve pas dans un cas de révision.
TRIBUNAL CANTONAL
COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC
Arrêt du 14 novembre 2008
Composition
M. Robert Zimmermann, président; MM.
Jean-Claude Favre et Guy Dutoit, assesseurs.
Recourant
X.________, à ********,
Autorité intimée
Service des
automobiles et de la navigation, à Lausanne
Objet
Recours X.________ c/ décision du Service
des automobiles et de la navigation du 11 septembre 2008
Faits
Vu les faits suivants
A.
X.________, né en 1976, est titulaire
d¿un permis de conduire délivré dans son pays d¿origine, la Syrie. Le Service
des automobiles et de la navigation (ci-après: le SAN) lui a délivré un permis
de conduire avec une période probatoire, pour la période allant du 10 août 2007
au 8 août 2010.
B.
Le 15 janvier 2008, X.________,
circulant au volant d¿un véhicule automobile, n¿a pas accordé la priorité au
trafic venant en sens inverse. A raison de ces faits, le SAN lui a, le 9 juin
2008, retiré son permis pour un mois et a prolongé d¿un an la durée de la
période probatoire. Cette décision est entrée en force.
C.
Le 16 juillet 2008, X.________ a été
impliqué dans un accident de la circulation. Effectuant une man¿uvre de marche
arrière avec le véhicule de son employeur, il a renversé un piéton. A raison de
ces faits, le SAN a, le 11 septembre 2008, annulé le permis de conduire délivré
à l¿essai à X.________.
D.
Celui-ci a recouru en demandant
l¿annulation de la décision du 11 septembre 2008. Il a fait valoir que les faits
retenus dans la décision du 9 juin 2008 ne seraient pas établis, de sorte que
l¿infraction commise le 16 juillet 2008 serait la première à mettre à sa
charge.
E.
Après avoir reçu le dossier du SAN,
mais sans autre mesure d¿instruction, le Tribunal a statué selon la procédure
simplifiée prévue par l¿art. 35a de la loi du 18 décembre 1989 sur la
juridiction et la procédure administratives (LJPA; RSV 173.36).
Considérants
1.
La décision du 9 juin 2008 est entrée
en force. Elle ne peut plus être remise en cause, sous la seule réserve de la
révision.
a) Celle-ci se
limite aux motifs évoqués à l¿art. 137 de l¿ancienne loi fédérale
d¿organisation judiciaire (cf. arrêts CP.2007.0010 du 30 novembre 2007;
CP.2007.0008 du 15 juin 2007). La demande de révision est
ainsi recevable lorsque le requérant a connaissance subséquemment de faits
nouveaux importants ou trouve des preuves concluantes qu'il n'avait pas pu
invoquer dans la procédure précédente (art. 137 let. b aOJ). Les faits nouveaux
ne sont pas ceux qui surviennent après la décision attaquée; il s'agit
uniquement de faits qui se sont produits auparavant, mais que le demandeur a
été empêché sans sa faute d'alléguer précédemment. Les preuves nouvelles
doivent aussi se rapporter à des faits antérieurs à la décision attaquée, mais
n¿avoir pu être administrées dans la procédure antérieure. Les faits nouveaux
et preuves nouvelles ne peuvent entraîner la révision que s'ils sont
importants, c'est-à-dire propres à influer sur l'issue de la contestation (ATF
121.
IV 317 consid. 2 p. 322/323; 108 IV 170 consid. 1 p. 171/172, et les arrêts
cités).
b) Le recourant conteste la faute que
le SAN lui a reproché d¿avoir commis le 15 janvier 2008. Il allègue que c¿est
un autre conducteur qui aurait violé les règles de priorité. Il explique avoir
renoncé à recourir contre la décision du 9 juin 2008, afin de ne pas surcharger
les autorités et parce qu¿il pensait que la mesure prise ne porterait pas à
conséquence. Ainsi, le recourant affirme lui-même qu¿il connaissait les motifs qui
l¿amènent à contester la décision du 9 juin 2008 déjà au moment où celle-ci a
été rendue. Il suit de là que s¿il fallait traiter le recours comme une demande
de révision de la décision du 9 juin 2008, il devrait être rejeté.
c) Pour le surplus, le recourant ne
fait valoir aucun autre motif permettant de discerner en quoi la décision du 11
septembre 2008 devrait être annulée. Appliquant le droit d¿office, le Tribunal
ne voit pas davantage de motif d¿intervenir, sur le vu des éléments figurant au
dossier, notamment le rapport établi le 28 juillet 2008 par la police
municipale de Lausanne et les déclarations des témoins qu¿il contient.
2.
Le recours doit ainsi être rejeté et
la décision attaquée confirmée. Les frais sont mis à la charge du recourant; il
n¿y a pas lieu d¿allouer des dépens (art. 55 LJPA).
Dispositif
Par ces motifs
la Cour de droit administratif et public
du Tribunal cantonal
arrête:
I.
Le recours est rejeté.
II.
La décision rendue le 11 septembre
2008 par le Service des automobiles et de la navigation est confirmée.
III.
Un émolument de 600 fr. est mis à la
charge du recourant.
IV.
Il n¿est pas alloué de dépens.
Lausanne, le 14 novembre 2008
Le
président:
Le présent arrêt est communiqué aux
destinataires de l'avis d'envoi ci-joint. Il peut faire l'objet, dans les
trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le
recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss
de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le
recours constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le
mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les
conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Les motifs
doivent exposer succinctement en quoi l¿acte attaqué viole le droit. Les pièces
invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant
qu¿elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision
attaquée.