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Décision

GE.2008.0188

CDAP - GE.2008.0188 - 2009-02-11 - X. c/Département de la formation, de la jeunesse et de la culture

11 février 2009Français19 min

Source vd.ch

Faits

Vu les faits suivants

A.

Ressortissante suisse née le ********, X.________

est au bénéfice d’un diplôme de danseuse et de pédagogue de ballet délivré par

l’Ecole 1.________, de B.________ (AA.________) (1978), d’un certificat d’étude

et de stage de l’Institut 2.________ de C.________ (BB.________) (1969) et d’un

certificat d’examen final de piano et de solfège de l’Ecole 3.________ de D.________

(AA.________) (1961). X.________ a également suivi des cours à l’Institut 4.________,

à E.________ (1981).

Durant les années 1981-1983,

1990-1991 puis dès 2001, X.________ a fait de nombreux remplacements en tant

que maîtresse de rythmique auprès de différents cercles scolaires vaudois, soit

F.________, G.________, H.________, I.________, J.________, K.________, L.________

et M.________. Il ressort des documents attestant de ces activités qu’elle

donnait entière satisfaction dans l’exercice de son enseignement. Elle a

également travaillé comme maîtresse de ballet pour 5.________ à K.________

(1981) et a donné des cours de rythmique au sein de l’Ecole 6.________

(1989-1992).

X.________ a en outre crée une

Ecole de danse classique et rythmique, à A.________. Selon un document établi le

22 mars 1998, il s’agissait alors de la seule école reconnue par

l’Association 7.________, organisme qui a également délivré à X.________ des

attestations de formation continue suivie de 1999 à 2002.

B.

Le 15 juin 2004, par l’intermédiaire de son

assurance-protection juridique, X.________ a présenté une demande d’équivalence

au moyen du formulaire idoine, daté du 16 juin 2004 et requis la reconnaissance

de sa capacité à enseigner la rythmique « au même titre que le titulaire

d’un diplôme 4.________, et ce aux mêmes conditions ».

C.

Le 11 octobre 2004, le Département de la

formation et de la jeunesse (ci-après : le département), agissant par son

directeur RH et président de la Commission des équivalences à des titres

professionnels reconnus pour l’enseignement (CETE), a rejeté la demande au

motif qu’aucune équivalence ne pouvait être délivrée à un titre que la

requérante ne possédait pas. Faute de recours, cette décision est entrée en

force. X.________ a déposé une nouvelle demande d'équivalence le 7 février 2005.

Le 8 mars 2005, après l'avoir

entendue et réexaminé son dossier, le département a rendu une nouvelle décision

confirmant la validité des motifs invoqués dans sa précédente décision ;

il a constaté que la licence 4.________ était nécessaire pour enseigner la

rythmique et a proposé à l’administrée de suivre un complément de formation

auprès de cet institut.

D.

Le 29 mars 2005, X.________ a recouru

contre cette décision devant le Tribunal administratif du Canton de Vaud

(depuis le 1er janvier 2008: la Cour de droit administratif et

public du Tribunal cantonal - ci-après: CDAP). Invoquant, en substance, ses

nombreuses années d’enseignement, ses divers diplômes et son expérience

professionnelle reconnue, elle conclut, avec suite de frais, à l’annulation de

la décision attaquée et à ce qu’un plein droit à son salaire lui soit reconnu.

L’autorité intimée s’est déterminée

le 20 mai 2005 et a conclu au rejet du recours. X.________ a complété son

mémoire par courriers des 16 et 24 juin 2005.

E.

Par arrêt du 30 mai 2006, le Tribunal

administratif a admis le recours de X.________, annulé la décision du

Département de la formation de la jeunesse du 8 mars 2005 et renvoyé le

dossier pour nouvelle décision. Le Tribunal retenait en substance que la

licence 4.________ n'était pas le seul titre qu'il soit envisageable de

reconnaître pour l'enseignement de la rythmique et que l'examen effectué par

l'Autorité de première instance à ce sujet n'avait pas été entrepris de façon

satisfaisante et compréhensible. Il constatait en outre qu'il n'appartenait pas

au Tribunal d'examiner si la formation de X.________ pouvait être reconnue

suffisante pour l'enseignement de la rythmique et renvoyait ainsi le dossier à

l'autorité intimée pour nouvel examen et nouvelle décision.

F.

Par décision du 1er février 2007

et après nouvel examen des titres académiques et artistiques dont se prévalait X.________,

le Département de la formation et de la jeunesse a stipulé ce qui suit:

"au vu de ce qui précède, et

considérant la qualité de la formation attestée par les divers diplômes,

figurant au dossier, dont vous pouvez vous prévaloir, le Département décide

que votre formation peut être reconnue comme suffisante pour l'enseignement de

la rythmique au sens de l'article 100 al. 3 RLS".

L'autorité intimée rajoutait encore:

"au vu de ce qui précède, vous pouvez

prétendre un salaire identique à celui d'une maîtresse de rythmique titulaire

de la licence 4.________ à compter de la date de la décision de reconnaissance,

soit le 1er février 2007, dans la mesure où vous êtes liée à l'Etat

de Vaud par un contrat de travail à cette date ou postérieurement à

celle-ci".

G.

Par lettre du 5 mars 2007, X.________ s'est

pourvue contre cette décision devant le Tribunal administratif en demandant

"que la décision entreprise soit réformée en ce sens que la reconnaissance

de ma formation et de mes titres soit effective rétroactivement dès septembre

2003, et que la différence de salaire, au total CHF 10.225,80 brut, me

soit dès lors versée".

H.

Par arrêt du 14 avril 2008, la CDAP a

déclaré le recours irrecevable aux motifs d'une part que la clause contestée

n'était pas une décision susceptible de recours au sens de la LJPA, d'autre

part qu'en raison de leur caractère essentiellement pécuniaire, les conclusions

de la recourante relevaient de la compétence du juge civil, en particulier du

Tribunal de Prud'hommes de l'Administration cantonale (ci-après: TRIPAC).

I.

X.________ a recouru contre cet arrêt devant le

Tribunal fédéral en concluant à la réformation de la décision rendue par le

département le 1er février 2007 en ce sens que la reconnaissance

de sa formation et de ses titres prenne effet dès le mois de septembre 2003,

subsidiairement dès le 12 juin 2004. Subsidiairement, X.________ a conclu

à l'annulation de l'arrêt attaqué.

J.

Par arrêt du 9 septembre 2008, le Tribunal

fédéral a admis le recours et annulé l'arrêt attaqué. Il a jugé en substance

que la décision attaquée était susceptible de recours devant la CDAP et que

l'action d'X.________ du 5 mars 2007 ne pouvait être qualifié d'action

pécuniaire. Pour le surplus, le Tribunal fédéral a renvoyé la cause à la CDAP

pour qu'elle entre en matière sur le fond de la contestation et tranche le

point de savoir si l'attestation d'équivalence litigieuse a un effet ex tunc

ou ex nunc.

Le département a confirmé que la

décision du 1er février 2007 a été rendue avec effet ex nunc.

Il a en outre produit un jugement rendu le 20 février 2006 dans lequel le

TRIPAC affirme que la décision de reconnaissance a un effet formateur.

X.________ a produit des

déterminations.

K.

La CDAP, dont la composition a été communiquée

aux parties par lettre du 19 janvier 2009, a statué par voie de circulation.

Considérants

1.

L'objet du litige consiste à déterminer la date

à partir de laquelle la décision rendue par l'autorité intimée le 1er février

2007.

déploie ses effets. L'autorité intimée estime que cette décision a été

rendue ex nunc, car une décision de reconnaissance a un effet formateur.

La recourante soutient pour sa part que l'effet formateur d'une décision

n'empêche pas qu'elle puisse avoir un effet rétroactif.

a) Il convient dans un premier

temps de déterminer si la décision attaquée constitue une décision formatrice

ou constatatoire.

aa) La loi scolaire du 12 juin

1984.

(LS; RSV 400.01) définit les buts généraux de l'école et règle

notamment le statut des maîtres (art. 1 al. 2 LS). Elle constitue la

loi de référence des lois cantonales sur l'instruction publique, à l'exception

de la loi sur l'Université (art. 2 LS). Selon l'art. 74 LS, le

règlement détermine les titres qui permettent d'enseigner dans les écoles

publiques vaudoises. Le département décide des équivalences de titres. A teneur de l'art. 100 du règlement d'application de la loi scolaire du 12 juin 1984 adopté le

25.

juin 1997 (RLS ; 400.01.1), les titres requis pour enseigner dans les classes régies par la loi

sont ceux délivrés par la 8.________ (ci-après: 8.________) et ceux mentionnés

à l'art. 103a du règlement (al. 1). Une attestation d'équivalence

peut être délivrée par le département pour remplacer un titre requis, sur la

base d'une détermination de sa commission d'équivalence aux titres

professionnels pour l'enseignement (al. 2). Le

département peut reconnaître d'autres titres pour certains enseignements spécifiques, en particulier pour certaines activités sportives,

corporelles ou manuelles (al. 3). Il définit les

droits conférés aux porteurs de titres qui ne sont plus délivrés autres que ceux mentionnés à l'art. 103a et en tient une liste

à jour (al. 4). L'art. 101 RLS permet au

département d'accorder une attestation d'équivalence à des porteurs de titres

suisses ou étrangers analogues à ceux mentionnés à l'art. 100 (al. 1)

et d’accorder une attestation d'équivalence aux

porteurs de titres reconnus dans le cadre des accords auxquels le Canton de

Vaud adhère (al. 2).

Dans sa décision du 1er février

2007, l'autorité intimée a reconnu la formation et les titres de la recourante

pour l'enseignement de la rythmique. Il s'agit donc de déterminer la date à

partir de laquelle cette décision a déployé ses effets.

bb) Selon l'art. 5 de la loi

fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA;

RS 172.021) et art. 29 al. 2 de la loi du 18 décembre 1989 sur

la juridiction et la procédure administratives en vigueur jusqu'au

31.

décembre 2008 (LJPA), sont considérées comme

décisions les mesures prises par les autorités dans des cas d’espèce, fondées

sur le droit public et ayant pour objet de créer, de modifier ou d’annuler des

droits ou des obligations (let. a), de constater l’existence,

l’inexistence ou l’étendue de droits ou d’obligations (let. b) ou de rejeter

ou déclarer irrecevables des demandes tendant à créer, modifier, annuler ou

constater des droits ou obligations (let. c). Le législateur distingue

ainsi les décisions formatrices (art. 5 let. a PA et 29 al. 2

let. a LJPA) et les décisions déclaratives (art. 5 let. b PA et

art. 29 al. 2 let. 2 LJPA). Une décision formatrice porte sur la

formation de droits et d'obligations. Elle accorde un droit ou impose un devoir

qui affecte les relations juridiques entre un administré et l'Etat. En

revanche, une décision déclarative constate l'existence, l'inexistence ou

l'étendue de droits ou d'obligations. Elle a pour but de renseigner

l'administré de façon obligatoire pour l'autorité sur sa situation de fait ou

de droit ou sur une interprétation ou une application éventuelle du droit. Elle

ne change cependant par les droits et obligations des particuliers (Pierre

Moor, Droit administratif, 2ème éd. mise à jour et augmentée, Berne

2002, vol. II, pp. 158 ss; André Grisel, Traité de droit

administratif, Neuchâtel 1984, vol. II, pp. 866 ss; Blaise

Knapp, Précis de droit administratif, 4ème édition, Bâle 1991,

n° 958 ss). Cette distinction a été reprise par la nouvelle loi

vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative entrée en

vigueur le 1er janvier 2009 (LPA; RSV 173.36).

En l'espèce, l'autorité intimée s'est

prononcée, à la demande de la recourante, sur la reconnaissance de ses diplômes

afin qu'elle puisse, le cas échéant, bénéficier du même statut salarial que les

professeurs de rythmique. S'il est vrai que la recourante disposait déjà des

qualifications requises au moment où elle a déposé sa demande le 12 juin

2004, l'autorité intimée n'était à cette époque pas en mesure de connaître le

niveau de sa formation sanctionnée par des diplômes inconnus d'elle. C'est

pourquoi l'autorité intimée devait procéder à l'examen des titres en possession

de la recourante afin de vérifier si elle possédait les compétences requises

pour le poste visé. La décision de reconnaissance a dès lors un effet

formateur, dans le mesure où un administré ne peut exercer une activité qui

requiert des compétences spécifiques avant que l'autorité ne se soit assurée

qu'il est effectivement en possession de ces compétences, ceci dans l'intérêt bien

compris des élèves qui suivront l'enseignement dispensé par cette personne.

L'on peut en effet difficilement imaginer qu'un enseignant commence son

activité pour le compte d'un établissement scolaire avant que celui-ci ne se

soit assuré qu'il dispose des compétences nécessaires à cet effet. Le même

raisonnement s'applique à la recourante, quand bien même elle travaillait déjà

pour le compte du département lorsqu'elle a déposé sa demande de

reconnaissance. Elle ne pouvait prétendre à un nouveau statut avant que

l'autorité ne se soit prononcée sur sa demande. Contrairement à ce que soutient

la recourante, les effets de la décision de reconnaissance ne peuvent prendre

naissance rétroactivement à partir du moment de son engagement, ni au moment du

dépôt de la demande, dès lors que l'autorité intimée n'avait à cette époque pas

encore eu l'occasion de se déterminer sur son bien-fondé. Ces éléments

confirment l'aspect formateur de la décision de reconnaissance. Ce point de vue

est d'ailleurs partagé par le TRIPAC (cf. Jugement du

TRIPAC du 20 février 2006, consid. II e p. 13).

2.

La recourante estime qu'il est inéquitable et

arbitraire de lui faire supporter les conséquences du report de la date à

compter de laquelle la reconnaissance a pris effet dès lors que la première

décision de refus rendue par l'autorité intimée le 8 mars 2005 était mal

fondée.

a) aa) Selon la jurisprudence,

l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 de la Constitution fédérale de la

Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst.; RS 101), ne résulte pas du

seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même

qu'elle serait préférable. La décision attaquée n'est annulable que lorsqu'elle

est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec

la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe

juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le

sentiment de la justice et de l'équité. Pour qu'une décision soit annulée pour

cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit

insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son

résultat (ATF 127 I 54 consid. 2b,

60.

consid. 5a p. 70; ATF 126 I 168

consid. 3a; ATF 125 I 166

consid. 2a). Lorsque la partie recourante s'en prend à

l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la décision n'est

arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée

d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un

moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la

base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables. (ATF 129

I 8 consid. 2.1 p. 9).

bb) Par ailleurs, le droit d'être

entendu est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. et comprend le droit

pour l'intéressé de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son

détriment, celui d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des

preuves essentielles et de se déterminer sur son résultat lorsque cela est de

nature à influer sur la décision à rendre (ATF 129 II 397 consid. 2.2.

p. 504; 126 I 15 consid. 2a p. 16; 124 I 39 consid. 3a

p. 51 et les réf. cit.). En particulier, le droit de faire administrer des

preuves suppose notamment que le fait à prouver soit pertinent et que le moyen

de preuve proposé soit apte et nécessaire à prouver ce fait.

b) En l'espèce, la recourante a, le

12.

juin 2004, déposé une demande d'équivalence pour pouvoir enseigner la

rythmique au même titre et aux mêmes conditions que les personnes titulaires

d'un diplôme 4.________. L'autorité intimée a refusé sa requête au motif

qu'aucune équivalence ne pouvait être délivrée à un titre que la recourante ne

possédait pas. Cela étant, elle n'a pas examiné si les diplômes et la formation

dont la recourante bénéficiait pouvaient donner lieu à une reconnaissance au

sens de l'art. 100 al. 3 RLS. Ce n'est que suite à l'arrêt du Tribunal

administratif du 30 mai 2006 que l'autorité intimée a examiné avec

attention le dossier de la recourante et l'opportunité de lui accorder une

attestation d'équivalence. C'est ainsi qu'elle a, le 1er février

2007, adressé à la recourante une décision reconnaissant sa formation comme

suffisante pour enseigner la rythmique au sens de l'art. 100 al. 3

RLS. Elle a cependant précisé que les effets de cette décision de

reconnaissance commenceraient à se déployer le 1er février 2007

seulement. Cette décision, rendue près de deux ans après la décision mal fondée

de refus, et qui limite expressément ses effets à compter de cette date,

apparaît choquante dans son résultat. En effet, la recourante avait soumis un

dossier complet en 2004 demandant expressément à ce que son droit à enseigner

la rythmique soit reconnu. Or, l'autorité intimée se bornant à constater que

cette dernière n'était pas en possession d'un titre pour lequel une équivalence

pouvait être délivrée au sens de l'art. 100 al. 2 RLS, s'est

contentée de rejeter la demande, alors qu'elle était en possession de toutes

les pièces utiles pour se prononcer sur une reconnaissance au sens de

l'art. 100 al. 3 RLS. Elle a limité de manière arbitraire son examen

au cadre de l'art. 100 al. 2 RLS, faisant perdre à la recourante son

droit à un traitement supérieur pendant presque deux ans. La fixation des

effets de la décision de reconnaissance à compter du 1er février

2007.

heurte le sentiment de justice et d'équité. Car l'autorité intimée aurait

été à même de délivrer une attestation de reconnaissance le 8 mars 2005

déjà, avec les conséquences salariales qu'elle emportait. L'on peut d'ailleurs

se demander à titre superfétatoire si, en omettant d'examiner son dossier à

l'aune de l'art. 100 al. 3 RLS, l'autorité intimée n'a pas pour le

surplus violé le droit d'être entendu de la recourante (cf. arrêt GE.2005.0051

du 10 mai 2006 consid. 3c p. 5). La décision limitant les effets

de la reconnaissance à compter du 1er février 2007 dans le cas

d'espèce est dès lors arbitraire et doit être réformée. Il convient en effet et

à titre exceptionnel de reconnaître que cette reconnaissance a été effective à

compter du 8 mars 2005, date de la nouvelle décision après réexamen, la

précédente datée du 11 octobre 2004 étant entrée en force faute de recours.

3.

Il découle des considérations qui précèdent que le

recours doit être partiellement admis. Un émolument réduit sera mis à la charge

de la recourante, le solde des frais étant laissé à la charge de l'Etat. La

recourante a droit à des dépens dont le montant sera également réduit

(art. 49 et 55 LPA).

Dispositif

Par ces motifs

la Cour de droit administratif et public

du Tribunal cantonal

arrête:

I.

Le recours est partiellement admis.

II.

La décision du Département de la formation et de

la jeunesse du 1er février 2007 est réformée en ce sens que la

formation d'X.________ peut être reconnue comme suffisante pour l'enseignement

de la rythmique au sens de l'art. 100 al. 3 RLS avec effet à compter

du 8 mars 2005.

III.

Un émolument réduit de 500 (cinq cents) est mis

à la charge d'X.________.

IV.

Le solde des frais est laissé à la charge de l'Etat.

V.

Le Département de la formation et de la jeunesse

allouera à X.________ un montant de 1'000 (mille) francs à titre de dépens.

Lausanne, le 11 février 2009

Le président: La

greffière:

Le présent arrêt est communiqué aux

destinataires de l'avis d'envoi ci-joint.

Il peut faire l'objet, dans les trente

jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en

matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du

17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours

constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle,

indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé.

Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit.

Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire,

pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la

décision attaquée.