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Décision

GE.2020.0211

CDAP - GE.2020.0211 - 2021-03-26 - A.________ /Direction générale du territoire et du logement, Municipalité de L'Abbaye

26 mars 2021Français16 min

I.

Source vd.ch

TRIBUNAL CANTONAL

COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC

Arrêt du 26 mars 2021

Composition

M. François Kart, président; M. Serge Segura, juge; Mme

Dominique Von der Mühll, assesseure; Mme Liliane Subilia-Rouge, greffière.

Recourant

A.________,

à ********, représenté par Michel PESENTI,

au Brassus,

Autorité intimée

Direction générale du territoire et

du logement,

Autorité concernée

Municipalité de L'Abbaye.

Objet

Divers

Recours A.________ c/ décision du Service du développement

territorial du 16 janvier 2020 - Demande de révision de l'arrêt AC.2020.0040

du 29 septembre 2020

Vu les faits suivants:

A.

A.________ est propriétaire de la parcelle n° ******** de la

Commune de L'Abbaye qui supporte le bâtiment d'habitation ECA n° ********

et un "couvert à fontaine" ECA n° ********. La parcelle est

située en zone agricole.

Des travaux ont été autorisés en 1999 notamment la

création de nouvelles ouvertures en façade sud-ouest. En 2013, un projet de

pergola a fait l'objet d'un refus d'autorisation. Après 2013, A.________ a

effectué divers travaux sans demander d'autorisation de construire, à savoir:

la fermeture du couvert à fontaine, la création d'un couvert jouxtant ce

dernier ainsi que la création d'une lucarne et d'un châssis rampant.

Du 7 août au 5 septembre 2019, A.________ a soumis à

l'enquête publique un projet de transformation du bâtiment existant. Le projet

impliquait la mise en conformité des trois éléments réalisés sans autorisation

après 2013. Il n'a pas suscité d'oppositions.

Le dossier a été transmis à la Centrale des

autorisations CAMAC, qui a établi une synthèse le 5 septembre 2019 (ci-après:

la synthèse CAMAC du 5 septembre 2019). Celle-ci comprend une décision du

Service du développement territorial (SDT; depuis le 1er mai 2020,

la Direction générale du territoire et du logement [DGTL]) refusant d'accorder

l'autorisation spéciale requise en vertu des art. 113, 120 et 121 de la

loi du 4 décembre 1985 sur l'aménagement du territoire et les constructions

(LATC; BLV 700.11). Concernant les travaux projetés, le SDT a estimé qu'ils

dépassaient largement le cadre quantitatif autorisé par le droit dérogatoire.

Les conditions n'étaient pas non plus remplies sur le plan qualitatif. Une

remise en état s'avérait ainsi nécessaire. Le SDT a néanmoins évoqué la

possibilité de régulariser le châssis rampant et l'éventualité d'une dérogation

communale pour un velux. En conclusion de sa prise de position, le SDT

indiquait ce qui suit: "Nous invitons le propriétaire à se déterminer

sur la remise en état de ces objets dans un délai au 31 octobre 2019. Passée

cette échéance, notre service statuera sur leur sort, par le biais d'une

décision séparée".

Dans un courriel du 30 octobre 2019, le mandataire

de A.________ a formulé diverses remarques au sujet de la synthèse CAMAC; il a

en particulier indiqué que le propriétaire acceptait de rentrer en matière sur

certains éléments.

Aucun recours n'a été déposé contre la décision du SDT

contenue dans la synthèse CAMAC du 5 septembre 2019.

B.

Par acte du 16 janvier 2020, le SDT a décidé:

" • d'ordonner la

démolition du couvert dans un délai échéant au 31 mai 2020;

de tolérer la lucarne qui a été réalisée au milieu de la toiture;

d'inscrire une mention au Registre foncier (art. 44 OAT) indiquant que, lors

des prochains travaux de réfection de la toiture, la lucarne ne pourra pas être

reconstituée. Au plus, un seul châssis rampant conforme aux articles 28 et 29

RLATC pourra alors éclairer la chambre (ce qui équivaut à déplacer le châssis

rampant actuel afin de le conformer à l'article 29 RLATC)".

Il a en outre fixé la facture d'émoluments à 640 fr.

C.

Agissant le 12 février 2020, A.________ a déféré la décision du 16

janvier 2020 devant la Cour de droit administratif et public du Tribunal

cantonal (CDAP). Il s'étonnait en particulier de devoir payer une amende de 640

fr., il précisait qu'il déposait un recours afin de sauvegarder ses droits et

laissait entendre qu'il souhaitait privilégier le dialogue avec l’autorité.

A.________ s'est déterminé spontanément le 6 mai

2020. Retraçant l'historique du dossier, il évoquait en particulier une séance

qui s'était tenue le 11 février 2020 dans les locaux de la DGTL à Lausanne. Il

exposait que le point principal débattu avait été le souhait d'obtenir

l'autorisation de maintenir sans conditions la lucarne existante, vu qu'il

désirait effectuer la réfection de la toiture dans les meilleurs délais. Il précisait

que la DGTL s'était montrée ouverte à une négociation et prête à tolérer la

lucarne sans condition liée à la prochaine rénovation du bâtiment, moyennant

une mesure de compensation. Un projet modifié avait été adressé à la DGTL le 23

avril 2020. Toutefois, la DGTL avait fait valoir de nouvelles demandes en date

du 27 avril 2020. Déplorant que chaque modification du projet se heurte à une

nouvelle proposition d'amélioration par l’autorité, A.________ indiquait qu’il

avait par conséquent décidé de recourir contre la totalité des demandes effectuées

par la DGTL.

La DGTL s'est déterminée le 11 mai 2020; elle a

conclu au rejet du recours et au maintien de sa décision. Elle soulignait que

le statut légal des travaux entrepris sans autorisation avait été tranché par la

décision du SDT figurant dans la synthèse CAMAC du 5 septembre 2019, qui n'avait

pas fait l'objet d'un recours. Par ailleurs, sans réponse du propriétaire dans

le délai octroyé au 31 octobre 2019, elle avait procédé d'office à l'examen de

la proportionnalité de l'ordre de remise en état et avait rendu la décision du

16 janvier 2020. Concernant l'émolument de 640 fr., il correspondait à quatre

heures de travail, calcul qui avait été arrondi vers le bas en faveur du

propriétaire.

Le 31 mai 2020, A.________ a précisé son recours. Il

a ajouté que l’émolument de 640 fr. ne faisait en aucun cas l’objet du recours.

La Municipalité de l'Abbaye s'est déterminée le 22

juin 2020. Elle s'étonnait de la position de la DGTL, qu'elle estimait peu

adaptée aux circonstances locales.

La DGTL a déposé des observations

complémentaires le 23 juin 2020 et a maintenu sa conclusion tendant au rejet du

recours et à la confirmation de la décision attaquée.

Par courrier du 3 août 2020, A.________ a demandé au

juge instructeur de convoquer une séance sur place avec toutes les parties "afin

de prendre les décisions qui s’imposent dans le respect de l’intérêt de tous".

Invité par le juge instructeur à fournir divers

renseignements, A.________ a répondu le 21 août 2020.

D.

Le 29 septembre 2020, la CDAP a rendu un arrêt par lequel elle rejetait

le recours dans la mesure de sa recevabilité (arrêt AC.2020.0040). Elle

considérait notamment ce qui suit:

"3a) En l’espèce, la décision

du 5 septembre 2019 dispose expressément que la lucarne éclairant la chambre

des combles, au centre de la toiture, et le couvert jouxtant le bâtiment ECA

n° ********, réalisés illicitement, ne peuvent pas être régularisés. Ce

prononcé a été rendu par la DGTL, autorité compétente en matière de

constructions en zone agricole. Il a été notifié régulièrement au recourant et

comportait à son pied les voies et délai de recours. Il était ainsi loisible au

recourant de contester cette décision en temps utile et de faire valoir

l'ensemble de ses arguments à cette occasion. Faute de recours, la décision du 5

septembre 2019 est entrée en force et ne peut plus être remise en cause.

En conséquence, le recourant n'est

pas habilité à utiliser son recours dirigé contre la décision de la DGTL du 16

janvier 2020 pour contester les refus de régularisation signifiés le 5

septembre 2019. Les griefs y relatifs sont ainsi irrecevables et ne seront pas

examinés par le Tribunal de céans. Celui-ci se limitera à examiner la décision

du 16 janvier 2020. Cet acte précise les modalités de la remise en état liée à

la décision du 5 septembre 2019, à savoir:

- l'obligation de remettre en état

le couvert, dans un délai fixé au 31 mai 2020;

- la tolérance de la lucarne qui a

été réalisée au milieu de la toiture, avec obligation d’inscrire "une

mention au Registre foncier (art. 44 OAT) indiquant que, lors des prochains

travaux de réfection de la toiture, la lucarne ne pourra pas être reconstituée.

Au plus, un seul châssis rampant conforme aux articles 28 et 29 RLATC pourra

alors éclairer la chambre (ce qui équivaut à déplacer le châssis rampant actuel

afin de le conformer à l'article 29 RLATC)".

Il conviendra d'apprécier la conformité de ces mesures au

principe de proportionnalité.

b) Concernant l’émolument de 640

fr., fixé par la décision attaquée, le recourant a indiqué le 31 mai 2020 que

ce montant ne faisait en aucun cas l’objet du recours. Cette question ne sera

dès lors pas examinée.

4. [Le tribunal parvient à la conclusion que les mesures

ordonnées sont conformes au principe de proportionnalité].

5. Par courrier du 3 août 2020, le

recourant a demandé au juge instructeur de convoquer

une séance sur place avec toutes les parties "afin de prendre les

décisions qui s’imposent dans le respect de l’intérêt de tous".

a) (...) En l'espèce, les parties

ayant pu exposer leur point de vue par écrit, le tribunal considère qu'une

séance sur place n'est pas nécessaire, respectivement que la mise en œuvre

d'une telle mesure d'instruction complémentaire ne serait pas de nature à

modifier la conviction qu'il s'est forgée à ce propos sur la base des pièces

figurant au dossier.

b) L’art. 84 al. 1 LPA-VD

(applicable par renvoi de l’art. 99 LPA-VD) prévoit que l'autorité tente

la conciliation entre parties, si l'affaire s'y prête. En l’occurrence,

l’affaire ne semble pas se prêter à une conciliation. On relèvera tout d’abord

qu’une discussion a eu lieu entre les parties le 11 février 2020 qui n’a pas

abouti. En outre, l’autorité intimée s’est déjà montrée conciliante dans la

décision d’exécution alors que la décision de base lui aurait permis d’être

plus stricte. Enfin, vu l’importance du principe de la séparation du bâti et du

non-bâti (cf. entre autres ATF 132 II 21 consid. 6.4 p. 40; arrêt TF

1C_61/2018 du 13 août 2018 consid. 3.1), maintes fois confirmé par la

jurisprudence, il n’apparaît pas que le contexte donne de réelles marge de

négociation. Il n'y a ainsi pas lieu d'organiser une séance de conciliation sur

place.

Au vu de ce qui précède, le

recours, mal fondé, doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité. La

décision du 16 janvier 2020 est confirmée, à charge pour l’autorité intimée de

fixer un nouveau délai d’exécution. Les frais de justice doivent être mis à la

charge du recourant, qui succombe (art. 49 LPA-VD). Il n'y a pas lieu d'allouer

de dépens (art. 55 al. 1 a contrario LPA-VD)".

E.

Par courrier du 30 octobre 2020, A.________, par son mandataire, s'est

étonné de ce que l'arrêt du Tribunal cantonal considère la décision du 5

septembre 2019 comme entrée en force. Il regrette que le fait d'avoir voulu

privilégier "une saine discussion" plutôt qu'un recours rende

la procédure inutile. Il demande au tribunal de l'informer des modifications

qui pourraient être amenées à l'arrêt.

Le 4 novembre 2020, le juge en charge de l'affaire AC.2020.0040

a indiqué à A.________ que l'arrêt cantonal pouvait faire l'objet d'un recours

auprès du Tribunal fédéral. Au surplus, il l'informait qu'il partait de l'idée

qu'il n'entendait pas déposer une demande de révision. Si telle était malgré

tout son intention, il l'invitait à l'en avertir.

Le 16 novembre 2020, A.________ (ci-après: le

requérant) a déposé une demande de révision. Il indique être prêt à démolir son

couvert si une solution est trouvée pour le maintien de la lucarne sans

inscription d'une mention au registre foncier.

Invitée à se déterminer, la DGTL a conclu à

l'irrecevabilité de la demande, subsidiairement à son rejet. Elle relève que

les conditions qui justifieraient une entrée en matière sur la demande de révision

de l'arrêt rendu ne sont manifestement pas remplies et que le requérant semble

plutôt souhaiter un réexamen de sa décision. Toutefois les conditions d'un tel

réexamen ont déjà été communiquées au requérant et celui-ci n'est, selon les

constatations de la DGTL, pas prêt à entrer en matière, ce qui ne permet pas un

réexamen du cas.

La Municipalité de l'Abbaye s'est déterminée le 21

décembre 2020. Elle a relevé que le bâtiment concerné n'avait plus de vocation

agricole. Elle a ajouté que, dans le cadre de la révision du plan général

d'affectation, elle cherchait un moyen de mettre en valeur le patrimoine bâti

situé hors de la zone à bâtir, soucieuse d'éviter son délabrement.

Le requérant n'a pas déposé d'observations

complémentaires dans le délai qui lui a été octroyé à cet effet.

Considérant en droit:

1.

Selon l'art. 100 al. 1 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008

sur la procédure administrative (LPA-VD; BLV 173.36), seule une décision entrée

en force peut faire l'objet d'une demande de révision. L'arrêt de la CDAP du 29

septembre 2020 (AC.2020.0040) est entré en force. Déposée auprès de l'autorité

ayant rendu cet arrêt et dans le délai de 90 jours (cf. art. 10 et 102

LPA-VD), la demande de révision est recevable.

2.

La procédure de révision est réglée aux art. 100 ss LPA-VD.

a) L'art. 100 LPA-VD décrit les motifs auxquels la

révision d'un jugement est subordonnée en ces termes:

"1 Une décision

sur recours ou un jugement rendus en application de la présente loi et entrés

en force peuvent être annulés ou modifiés, sur requête:

a) s'ils ont été influencés par un crime ou un délit, ou

b) si le requérant invoque des faits ou des moyens de preuve

importants qu'il ne pouvait pas connaître lors de la première décision ou dont

il ne pouvait pas ou n'avait pas de raison de se prévaloir à cette époque.

2 Les faits nouveaux

survenus après le prononcé de la décision ou du jugement ne peuvent donner lieu

à une demande de révision".

Ces motifs correspondent à ceux énoncés à l'art. 123

al. 1 et 123 al. 2 let. a de la loi du 17 juin 2005 sur le

Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110) et à l'art. 137 de l'ancienne loi fédérale

d'organisation judiciaire en vigueur jusqu'au 31 décembre 2006 (aOJ). Ils

peuvent par conséquent être interprétés à la lumière de la jurisprudence du

Tribunal fédéral concernant ces dispositions (RE.2010.0009 du 6 juin 2011, RE.2010.0002

du 17 septembre 2010, RE.2010.0001 du 12 août 2010).

Ainsi, un fait doit être qualifié de

"nouveau" au sens de l'art. 100 al. 1 let. b LPA-VD s'il existait

déjà lorsque l'arrêt a été rendu, mais qu'il n'avait pas pu être porté à la

connaissance du tribunal malgré la diligence du requérant (arrêt RE.2011.0007

du 29 juillet 2011 consid. 2; cf. ég. TF 1C_577/2020 du 3 février 2021

consid. 3, 1F_4/2007 du 9 mars 2007 consid. 4, concernant l'interprétation

de l'art. 123 LTF).

Ne peuvent justifier une révision

que les moyens de preuve qui portent sur des faits antérieurs à l'arrêt en

question et qui existaient au moment où ils auraient pu être invoqués, mais

qui, sans faute, ne l'ont pas été (TF 5F_20/2014 du 3 novembre 2014 consid. 2.1

et les références); en outre, ces moyens de preuve doivent être pertinents,

respectivement décisifs, c'est-à-dire de nature à modifier l'état de fait qui

est à la base de la décision entreprise et à conduire à une solution différente

en fonction d'une appréciation juridique correcte (TF 5F_20/2014 précité

consid. 2.1, 2F_2/2008 du 31 mars 2008 consid. 2).

Le requérant doit avoir été empêché sans sa faute de

se prévaloir de faits ou preuves pertinents dans la procédure précédente, en

particulier parce qu'il ne les connaissait pas, nonobstant la diligence

exercée. Son ignorance doit être excusable. L'ignorance d'un fait doit être

jugée moins sévèrement que l'insuffisance de preuves au sujet d'un fait connu,

la partie ayant le devoir de tout mettre en œuvre pour établir celui-ci (TF

4F_22/2011 du 21 février 2012 consid. 2.1 et les références citées, notamment

l'ATF 134 IV 48 consid. 1.2 p. 50). Il y a ainsi lieu de conclure à un manque

de diligence lorsque la découverte de faits ou de moyens de preuve nouveaux

résulte de recherches qui auraient pu et dû être effectuées dans la procédure

précédente (TF 5F_20/2014 du 3 novembre 2014 consid. 2.1, 4A_247/2014 du 23

septembre 2014 consid. 2.3). Il n'y a pas non plus motif à révision du seul

fait que le tribunal paraît avoir mal interprété des faits déjà connus lors de

la procédure principale (ATF 127 V 353 consid. 5b; arrêt RE.2011.0007 du 29

juillet 2011 consid. 2).

b) Dans le cas d'espèce, le requérant ne soutient

pas que l'arrêt attaqué a été influencé par un crime ou un délit, pas plus

qu'il n'invoque des faits ou des moyens de preuve importants qu'il ne pouvait

pas connaître lors de la première décision ou dont il ne pouvait pas ou n'avait

pas de raison de se prévaloir.

Dans sa demande de révision, le requérant se limite

à proposer un arrangement à l'autorité de première instance.

Force est ainsi de constater que les conditions

posées à la révision par l'art. 100 LPA-VD ne sont manifestement pas

réunies.

3.

Le requérant, qui succombe, supportera les frais du

présent arrêt (cf. art. 49 al. 1, 91 et 99 LPA-VD et art. 4 al. 1 du tarif

du 28 avril 2015 des frais judiciaires et des dépens en matière administrative

[TFJDA; BLV 173.36.5.1]). L’allocation de dépens n’entre pas en ligne de compte

(cf. art. 55 al. 1, 91 et 99 LPA-VD).

Par

ces motifs

la Cour de droit administratif et public

du Tribunal cantonal

arrête:

Faits

I.

La demande de révision est rejetée.

Considérants

II.

Un émolument judiciaire de 1'500 (mille cinq cents)

francs est mis à la charge du requérant.

III.

Il n'est pas alloué de dépens.

Lausanne, le 26 mars 2021

Le

président: La

greffière:

Le présent arrêt est communiqué aux destinataires de

l'avis d'envoi ci-joint.

Il peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa

notification, d'un recours au Tribunal fédéral (Tribunal fédéral suisse, 1000

Lausanne 14). Le recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des

articles 82 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS

173.110), le recours constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss

LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle,

indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé.

Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit.

Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire, pour

autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision

attaquée.