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Décision

PE.2006.0387

TA - PE.2006.0387 - 2007-02-14 - c/Service de la population (SPOP)

14 février 2007Français17 min

Source vd.ch

Faits

Vu les faits suivants

A.

X._________________ (ci-après : X._________________),

originaire de République démocratique du Congo (RDC), est entré en Suisse le 29

novembre 1997 ; il a déposé une demande d’asile qui a été rejetée. En date

du 11 mars 2003, il a épousé Y._________________, titulaire d’un permis C

depuis le 27 juillet 2003. Il a dès lors été mis au bénéfice d’un permis B au

titre du regroupement familial.

B.

Le 28 décembre 2003, X._________________ et son épouse ont

demandé au SPOP la régularisation des enfants du mari, à savoir Z._________________,

née le 4 juillet 1990, et A._________________, né le 16 avril 1997. Ils

exposaient que la garde de ces enfants lui avait été attribuée par jugement de

divorce, prononcé en 1998, que ceux-ci n’avaient plus de contact avec leur mère

et qu'ils étaient arrivés en Suisse au début du mois de novembre 2003. X._________________

déclarait avoir un troisième enfant, B._________________, qui vivait toujours

en RDC, chez ses grands-parents paternels, et qu’il envisageait de le faire

venir dans un deuxième temps.

C.

Le 28 janvier 2004, puis par rappel du 7 mai 2004 et du 22

juillet 2004, le SPOP a invité les requérants à lui communiquer divers

renseignements et documents supplémentaires.

D.

Le 23 août 2004, X._________________ a fourni plusieurs

documents. Il expliquait aussi que, jusqu’à leur venue en Suisse, les enfants avaient

été confiés à leur grands-parents paternels, qui pour des raisons de santé et

financières n’étaient à présent plus en mesure d’assumer la garde de leurs

petits-enfants, B._________________ étant actuellement confié à son oncle

paternel. Le recourant indiquait en outre avoir entretenu des contacts

réguliers avec ses enfants et les avoir soutenus financièrement.

E.

En date du 11 novembre 2004, le SPOP a réclamé au

requérant des précisions quant à l’entrée illégale des enfants en Suisse. Il

lui indiquait également que tous les enfants devaient être compris dans la

demande de regroupement familial et l’invitait à faire déposer une demande

d’entrée en Suisse pour B._________________.

F.

Par communication du 26 novembre 2004, l’Ambassade de

Suisse à Kinshasa a fait part au SPOP de ses doutes quant à la valeur probante

des documents fournis par l'intéressé au sujet de l’indigence des

grands-parents et du lien de filiation. Par ailleurs, aucune preuve de la

disparition de la mère des enfants n’avait été fournie. L’Ambassade se référait

également à une vérification qu’elle avait effectuée en 2002 (à l’occasion du

mariage de l’intéressé), dont il ressortait que l’identité de X._________________

n’était pas établie. Au vu de l’état de déliquescence dans lequel se trouvait

la RDC, aucun document, même authentique, ne pouvait se prétendre garant de la

réalité. Enfin, les enfants étaient parvenus en Suisse par des moyens qui

relevaient du trafic d’enfants et il convenait de ne pas encourager ces

filières.

G.

Par lettre du 15 décembre 2004, le recourant a expliqué

que la venue de ses enfants s’était faite dans l’urgence. Son frère s’était vu

proposer une possibilité de faire venir les enfants en Suisse et avait décidé

d’en faire usage, sans même prendre le temps, vu l’urgence, de prévenir l’intéressé

et de recueillir son accord. Etant donné le coût élevé du transport (4'500 US$

par enfant), la venue de B._________________ avait été reportée à une seconde

étape. Pour le reste, aussi bien le requérant que son frère ignoraient tout de

la manière dont le voyage s’était déroulé.

H.

Le 18 mars 2005, le SPOP a informé le requérant du fait

qu’il avait la possibilité de recourir à un test ADN, s’il ne pouvait pas

fournir d’autres documents valables pour établir sa paternité sur ses enfants.

I.

Par lettre du 2 mai 2005, le requérant a répondu qu’il

avait quelque peine à comprendre pourquoi il serait nécessaire de recourir une

analyse génétique, une partie des documents fournis ayant été validée par les

autorités.

J.

Le 7 juin 2005, le SPOP a déclaré maintenir sa demande de

test ADN.

K.

Interpellé par le SPOP, le Service du contrôle des

habitants de la ville de Lausanne a confirmé que l’intéressée et son frère n'acceptaient

pas de se soumettre à un test ADN.

L.

Par décision du 8 juin 2006, notifiée à une date ne

ressortant pas du dossier, le SPOP a refusé la délivrance des autorisations de

séjour en faveur de Z._________________ et A._________________, au motif que

ces derniers étaient entrés en Suisse de manière illégale, que le lien de

filiation entre le père et ses enfants n’avait pas été prouvé, que l’unité

familiale n’était pas respectée (B._________________ étant resté en RDC) et que

l’intéressé n’avait jamais demandé le regroupement familial alors qu’il était

en Suisse depuis 1997. Un délai d'un mois dès notification a été imparti aux

enfants Z._________________ et A._________________ pour quitter le territoire vaudois.

M.

Le 3 juillet 2006, X._________________ a déposé un recours

contre la décision précitée auprès du Tribunal administratif. Concernant le

test ADN, il explique que sa fille Z._________________, craignant les

conséquences désastreuses sur l’unité de la famille que pourrait avoir un

résultat négatif, refuse de se soumettre à ce test. Il regrette que l’autorité

ne tienne pas compte de cet élément, ainsi que du fait que la paternité ne se

limite pas uniquement selon lui à un test ADN ; il serait d’ailleurs en train

de préparer une action en constatation de paternité. Il signale que son père,

malade depuis 2002, est décédé en 2006. Il expose avoir ainsi dû faire venir

ses enfants dans l’urgence, A._________________ en 2002 et Z._________________

en 2003. Il se déclare très étonné de l’incapacité de l’Ambassade de Suisse à

vérifier ses documents et estime que cette impossibilité ne devrait pas lui

être imputée. Concernant son fils B._________________, il affirme son intention

de le faire venir en Suisse dès que possible. Il conclut dès lors à ce que le

Tribunal administratif attende le jugement du Tribunal compétent en action en

constatation de l’état civil, stoppe les mesures de renvoi concernant ses deux

enfants, annule la décision attaquée et accorde une autorisation de séjour à

ses enfants.

N.

Le 5 et le 10 juillet 2006, le recourant a complété son

recours, en transmettant notamment des souvenirs d’enfance de sa fille.

O.

Le 11 juillet 2006, le juge instructeur du Tribunal

administratif a accordé l’effet suspensif au recours.

P.

Le 17 août 2006, le recourant a transmis au tribunal les

procès-verbaux de la procédure d’asile, indiquant que les données inscrites sur

ces procès-verbaux concernant ses enfants étaient entachées d’erreurs.

Q.

Le SPOP s’est déterminé en date du 25 août 2006 en

concluant au rejet du recours.

R.

Le tribunal a statué par voie de circulation.

S.

Les arguments respectifs des parties seront repris

ci-dessous dans la mesure utile.

Considérants

1.

Aux termes de l'art. 4 al. 1 de la loi vaudoise du 18 décembre

1989.

sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA; RSV 173.36), le

Tribunal administratif connaît en dernière instance cantonale de tous les

recours contre les décisions administratives cantonales ou communales lorsque

aucune autre autorité n'est expressément désignée par la loi pour en connaître.

Il est ainsi compétent pour statuer sur les recours interjetés contre les

décisions du Service de la population et de l'Office cantonal de la

main-d'oeuvre et du placement rendues en matière de police des étrangers.

2.

Selon l'art. 31 LJPA, le recours s'exerce dans les 20

jours à compter de la communication de la décision attaquée. En l'espèce, le

recours a été déposé en temps utile de sorte qu'il y a lieu d'entrer en matière

sur le fond.

3.

En dehors des cas où une disposition légale prévoit

expressément le contrôle de l'opportunité d'une décision, le Tribunal

administratif n'exerce qu'un contrôle en légalité, c'est-à-dire examine si la

décision entreprise est contraire à une disposition légale ou réglementaire

expresse, ou relève d'un excès ou d'un abus du pouvoir d'appréciation (art. 36

litt. a et c LJPA). La loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers

du 26 mars 1931 (LSEE; RS 142.20) ne prévoyant aucune disposition étendant le

pouvoir de contrôle de l'autorité de recours à l'inopportunité, ce grief ne

saurait donc être examiné par le tribunal de céans.

Conformément à la jurisprudence, il y a abus du

pouvoir d'appréciation lorsqu'une autorité, usant des compétences qui lui sont

dévolues par la loi, se laisse guider par des considérations non pertinentes ou

étrangères au but des dispositions applicables, ou encore lorsqu'elle statue en

violation des principes généraux du droit administratif que sont l'interdiction

de l'arbitraire, l'égalité de traitement, la bonne foi et la proportionnalité

(cf. sur tous ces points, ATF 110 V 365 consid. 3b in fine; ATF 108 Ib 205

consid. 4a). Commet un excès de son pouvoir d'appréciation l'autorité qui sort

du cadre de sa liberté d'appréciation en usant d'une faculté qui ne lui

appartient pas (par exemple en optant pour une solution différente de celles

qui s'offrent à elle). On peut également ajouter l'hypothèse d'un excès de

pouvoir négatif visant le cas de l'autorité qui, au lieu d'utiliser sa liberté d'appréciation,

se considère comme liée (voir notamment arrêt TA PE.1997.0615 du 10 février

1998).

4.

Les dispositions relatives au regroupement familial, soit

respectivement l'art. 17 al. 2, 3ème phrase, LSEE (selon lequel les enfants

célibataires âgés de moins de dix-huit ans issus de parents dont l'un est

titulaire d'un permis d'établissement et l'autre d'un permis B ont le droit

d'être inclus dans l'autorisation d'établissement aussi longtemps que les

parents vivent ensemble) et l'art. 38 al. 1 OLE (d'après lequel la police

cantonale des étrangers peut autoriser l'étranger titulaire d'un permis B -

délivré sur le contingent cantonal des autorisations annuelles - à faire venir

en Suisse son conjoint et ses enfants célibataires dont il a la charge) ne sont

pas applicables dans le cas présent. Aucune de ces dispositions ne vise en

effet la situation dans laquelle se trouvent les recourants, dont le père a

obtenu un permis B à la suite de son mariage avec une titulaire d'un permis

d'établissement (art. 17 LSEE) et non pas par la délivrance d'une unité du

contingent annuel (cf. arrêts TA PE 2002.0181 du 5 juillet 2002 et PE 2003.0039

du 2 septembre 2003).

Seul pourrait donc entrer en ligne de compte l'art.

8.

de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés

fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH), qui garantit à toute personne le

respect de sa vie familiale, de son domicile et de sa correspondance (Alain

Wurzburger, La jurisprudence récente du Tribunal fédéral en matière de police

des étrangers, RDAF 1997 I 267, spéc. p. 280 et 285; ATF 122 II 385 cons. 4). Pour

invoquer cette garantie, il faut néanmoins que la personne qui réside en Suisse

ait un droit de présence assuré. C'est le cas pour les ressortissants suisses,

les établis et les étrangers ayant un droit à l'autorisation de séjour (Karin

Sidi-Ali, Intégration et regroupement familial, RDAF 2006 I 9 ss ; ATF

130.

II 281 = RDAF 2005 I 646 ; ATF 126 II 335, c. 2a = RDAF 2001 I 686). Un étranger peut

ainsi, selon les circonstances, se prévaloir du droit au respect de sa vie

privée et familiale garanti par cette disposition pour s'opposer à l'éventuelle

séparation de sa famille et obtenir une autorisation de séjour pour ses enfants.

Encore faut-il cependant que la relation entre l'étranger ayant le droit de

s'établir en Suisse et son enfant soit étroite et effective (voir ATF 124 II

361.

cons. 3a p. 366). Si les deux parents sont séparés ou divorcés, ou encore

si l'un d'eux se trouve en Suisse et l'autre à l'étranger, il ne s'agit alors

pas de regrouper la famille dans son ensemble. Dans de telles situations, on ne

saurait admettre un droit inconditionnel à faire venir les enfants en Suisse

(ATF 125 II 633, JdT 2001 I 331, consid. 3a et références citées), de sorte que

cette disposition doit alors être appliquée de manière plus restrictive dans

une telle situation familiale (ATF non publié du 12 janvier 2005 en la cause

2A.383/2004, consid. 3).

5.

En l’espèce, l'autorité intimée relève principalement que

le lien de filiation entre X._________________, d’une part, et Z._________________

et A._________________, d’autre part, n’est pas établi à satisfaction de droit.

Elle se réfère avant tout au préavis de l’Ambassade suisse du pays d’origine

des recourants, selon lequel la pratique des autorités congolaises en matière

d’acte d’état civil et de documents d’identité exclut une détermination fiable

de l’identité et de la filiation des enfants par des moyens conventionnels.

A cet égard, il est vrai que plusieurs documents

produits apparaissent suspects :

- les actes de naissance de Z._________________ et A._________________,

établis en RDC portent la date du 18 mars 2003, alors que les recourants seraient

nés respectivement en 1990 et 1997 ; il faut en outre relever qu’il s’agit

de simples témoignages protocolés (de la mère et de tiers) et non

d’attestations émanant d’une autorité ou de l’hôpital où seraient nés les

enfants ;

- le jugement de divorce de X._________________, mentionnant

trois enfants légitimes, indique avoir été rendu le 15 juin 1998 en présence du

recourant, alors que celui-ci était à ce moment en Suisse en tant que requérant

d’asile, statut qui ne lui permettait pas de quitter la Suisse ;

- la carte d’indenté de X._________________, établie

à Kinshasa le 8 juillet 1985 indique que celui-ci aurait 3 enfants : ****************,

né le 4 juillet 1990, **************** (suite illisible), né le 20 janvier

1992, et **************** (suite illisible), né le 16 avril 1994 ou 1997 (peu

lisible) ; selon les procès-verbaux d’audition du recourant rédigés dans le

cadre de la procédure d’asile en 1997 et signés par ce dernier, ces 3 enfants

seraient : ****************, né le 4 avril 1990, ****************, né(née ?)

le 29 janvier 1992, et **************** née le 16 avril 1994. Par courrier du

17.

août 2006, le recourant a expliqué que le collaborateur de l’ODM qui l’avait

auditionné avait mal lu sa carte d’identité ; il n’en reste pas moins que

le recourant avait à l’époque signé le procès-verbal en cause sans y apporter

de correction.

En revanche, le passeport présenté par le recourant,

établi par l’Ambassade de RDC à Genève et daté du 5 juin 2003, comporte des indications

corroborant les dires de l'intéressé. Il ne peut être toutefois considéré comme

une preuve suffisante à lui seul. Le recourant n’indique par ailleurs pas dans

quelles circonstances ce nouveau passeport a été établi.

L’étude du dossier révèle encore d’autres

incohérences en matière d’état civil. Selon le jugement de divorce et le

rapport d’arrivée de Z._________________, la mère des enfants s’appelle ****************,

alors que selon le rapport d’arrivée de A._________________, elle s’appelle ****************

(on précisera que ces deux rapports ont été remplis par le recourant le même

jour). Enfin, selon l’acte de naissance des enfants, la mère s’appelle ****************.

Lorsque l'expérience démontre que l'authenticité des documents d'état civil

issus par certains pays est douteuse, la jurisprudence tend à exiger de plus en

plus systématiquement des ressortissants de ces pays qu'ils établissent leurs

liens de filiation allégués par un test ADN, avec l'aide de la représentation

suisse sur place. En effet, il s’agit d’un élément essentiel, qui ne devrait

pas être laissé incertain par l’autorité dans le cadre de la maxime d’office

(dans ce sens, ATF 2A.383/2004 du 12 janvier 2005 consid. 5.2 et arrêts TA PE

2006.220

du 12 octobre 2006 consid. 1, PE.2005.0230 du 28 mars 2006, tous

deux concernant un ressortissant de la RDC).

En l’occurrence, au vu de la situation confuse

exposée ci-dessus, le SPOP était parfaitement fondé à exiger un test ADN à

titre de preuve. Or, le recourant a refusé de se soumettre avec ses enfants

prétendus à un tel test. Peu importe la nature des raisons ayant motivé ce

refus. La conséquence en est que le lien de filiation unissant le recourant à Z._________________

et A._________________ n’a pas été prouvé, pas plus sur le plan de l’état civil

que sur le plan biologique. Un regroupement familial n’entre dès lors pas en

ligne de compte si la filiation n’a pas été établie.

6.

Enfin, bien que cela ne soit pas toujours déterminant en

tant que tel (cf. ATF 2A.383/2004 déjà cité), les recourants Z._________________

et A._________________ ont enfreint plusieurs dispositions de la LSEE en

entrant illégalement en Suisse, sans passeport, ni visa. Il faut relever au

demeurant que les circonstances de leur arrivée en Suisse sont obscures, en

particulier pour ce qui concerne A._________________ : selon le rapport

d’arrivée, il séjournerait en Suisse depuis le mois de mars 2003. D’après le

recours, il aurait rejoint son père en 2002 déjà, et selon la demande du 28

décembre 2003, à fin novembre 2003 seulement (avec sa sœur).

7.

Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du

recours aux frais des recourants qui succombent et qui, vu l’issue de leur pourvoi,

n’ont pas droit à l’allocation de dépens (art. 55 al. 1 LJPA). Le SPOP est

chargé de veiller à l’exécution de sa décision et un nouveau délai sera imparti

à A._________________ et Z._________________ pour quitter le territoire vaudois

(art. 12 al. 3 LSEE) .

Dispositif

Par ces motifs

le Tribunal administratif

arrête:

I.

Le recours est rejeté.

II.

La décision du SPOP du 8 juin 2006 est confirmée.

III.

Les frais du présent arrêt, par 500 (cinq cents) francs,

sont mis à la charge des recourants.

IV.

Il n'est pas alloué de dépens.

Lausanne, le 14 février 2007

La présidente: La

greffière:

Le présent arrêt est communiqué aux destinataires de

l'avis d'envoi ci-joint

Le présent arrêt peut faire l'objet, dans les trente

jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en

matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du

17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours

constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF.