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Décision

PE.2015.0068

CDAP - PE.2015.0068 - 2015-04-20 - X.________/Service de la population (SPOP)

20 avril 2015Français19 min

Source vd.ch

Faits

Vu les faits suivants:

A.

X.________, ressortissant camerounais né le ********

1980, est arrivé en Suisse le 9 juin 2007 au bénéfice d'une autorisation de

séjour en vue du "mariage", car il avait le projet de s'unir en

partenariat avec Y.________, un ressortissant suisse. Une autorisation de

séjour de type B lui a été délivrée le 6 novembre 2007, puis renouvelée

jusqu'au 4 octobre 2012.

Le 5 octobre 2007, X.________ s'est

enregistré au sens de la loi fédérale du 18 juin 2004 sur le partenariat

enregistré entre personnes du même sexe (LPart; RS 211.231) avec Y.________. A

cette fin, Y.________ a signé le 3 janvier 2007 une attestation de prise en

charge financière à hauteur d'un montant mensuel de 2'100 francs.

Le 1er juillet 2013, X.________

a annoncé sa séparation d'avec Y.________.

Sur requête de X.________, une

audience de mesures protectrices en matière de partenariat enregistré s'est

tenue le ******** 2013 devant le Président du Tribunal d'arrondissement de

Lausanne. Les parties ont alors convenu de vivre séparément pendant une durée

de deux ans, dès la séparation effective qui a eu lieu le 1er

juillet 2013. Le domicile conjugal a été attribué à Y.________. Le versement

d'une contribution d'entretien n'a pas été prévu, compte tenu des ressources

modestes des deux parties.

B.

Le 29 juillet 2013, X.________ a déposé une

demande d'autorisation d'établissement auprès de la Commune d'2********.

Par décision du 1er août

2013, le Centre social régional de l'Ouest lausannois (CSR) a octroyé à X.________

l'aide sociale dès et y compris le 1er juillet 2013.

Entendu le 9 décembre 2013 par la

police sur la demande du Service de la population (SPOP), Y.________ a affirmé

qu'il avait entamé une procédure de séparation "il y a deux ou trois

ans de cela", mais qu'il y avait renoncé à la suite d'une médiation.

Il a précisé en outre qu'il n'avait pas eu "de relation intime

" avec X.________ depuis le partenariat, soit depuis octobre 2007.

Le 17 décembre 2013, à la question

de la police de savoir s'il s'était uni à Y.________ par complaisance, il a

répondu que ça n'avait pas été le cas et qu'il avait "fait cela parce

nous nous entendions bien et que nous avions des affinités". Au terme

de sa déposition, il a précisé qu'il n'était "pas responsable de la

situation" et qu'elle était "temporaire", qu'ils

avaient eu "des hauts et des bas pires que ça" et qu'il ne "comptait

pas se séparer de Y.________". A toutes fins utiles, X.________ a

affirmé qu'il avait requis des mesures protectrices devant le juge civil afin

de pouvoir bénéficier d'un logement de la part des services sociaux, un dossier

ne pouvant être ouvert à son nom qu'une fois officiellement séparé.

Il ressort d'un rapport de police

établi le 14 janvier 2014 sur requête du SPOP que la situation financière de X.________

était précaire. En effet, au 15 novembre 2013, il faisait l'objet de poursuites

à hauteur d'un montant de 4'061 fr.65 et était sous le coup d'actes de défaut

de biens pour un montant total de 4'391 fr.30. Au 15 novembre 2013, X.________

avait bénéficié des prestations de l'aide sociale à hauteur de 8'032 fr.60.

Selon les déclarations de X.________, celui-ci n'a pas d'autre source de revenu

que l'aide sociale versée par le CSR. En Suisse depuis 2007, X.________ n'aurait

pas travaillé en 2008. Il aurait effectué quelques stages de 2009 à 2010 et une

formation en 2013. Quant à sa situation personnelle, il est relevé que X.________

parle bien français. Enfin, X.________ a expliqué avoir des amis en Suisse, mais

aucune famille, celle-ci étant au Cameroun.

C.

Par courrier du 14 mars 2014, le SPOP a fait

part à X.________ de son intention de refuser le renouvellement de son

autorisation de séjour, subsidiairement l'octroi d'une autorisation

d'établissement. X.________ a eu l'occasion de se déterminer à ce sujet.

Par décision du 13 janvier 2015, le

SPOP a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de X.________ et a

prononcé son renvoi de Suisse. En substance, le SPOP a estimé que le motif du

séjour initial de X.________ n'était plus réalisé et que percevant des

prestations de l'aide sociale, il ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 50 de

la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RS 142.20).

D.

Par acte du 16 février 2015, X.________ a

interjeté recours contre la décision du SPOP du 13 janvier 2015 auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP), concluant à son

annulation, et à l'octroi d'une autorisation d'établissement, subsidiairement

d'une autorisation de séjour. Encore plus subsidiairement, X.________ a conclu

à l'admission de l'existence d'un cas de rigueur.

A l'appui de son recours, le recourant a produit

différents documents concernant sa situation patrimoniale. Il en ressort que du

25 avril 2012 au 27 février 2013, le recourant a suivi une formation de

conseiller de vente à 1********. En 2008, il a obtenu une attestation

certifiant qu'il avait suivi le cours Perfecto de service en hôtellerie et

restauration. En août 2013, le recourant s'est inscrit auprès de l'Office

régional de placement (ORP) de 3******** pour un emploi à 100%. Le 27 novembre

2013, il a été assigné à un entretien préalable dans le cadre du programme

d'insertion de l'ORP.

Le SPOP a produit son dossier.

Il n'a pas été ordonné d'échanges

d'écritures.

Considérants

1.

Déposé dans le délai de trente jours fixé par

l’art. 95 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure

administrative (LPA-VD; RSV 173.36), le recours est intervenu en temps utile.

Il respecte au surplus les conditions formelles énoncées à l’art. 79 LPA-VD

(par renvoi de l’art. 99 LPA-VD), de sorte qu'il y a lieu d'entrer en matière

sur le fond.

2.

Le recourant se plaint de la violation des

dispositions légales relatives à l'octroi et à la prolongation des

autorisations d'établissement et de séjour. Selon lui, les prestations de

l'aide sociale reçues ne peuvent pas être qualifiées de significatives et

durables et dès lors le critère de la dépendance à l'aide sociale ne peut pas

être retenu à son encontre. En outre, le recourant a allégué qu'il risquait des

persécutions de la part de son entourage en cas de retour au Cameroun, du fait

de son homosexualité et que son cas devait être qualifié d'extrême gravité.

a) Aux termes de l'art. 42 al.1 LEtr, le conjoint

d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi d'une autorisation

de séjour et à la prolongation de sa durée de validité à condition de vivre en

ménage commun avec lui. L'alinéa 3 de l'art. 42 LEtr dispose quant à lui

qu'après un séjour légal ininterrompu de cinq ans, le conjoint a droit à

l’octroi d’une autorisation d’établissement.

L'art. 51 LEtr précise que les droits prévus par

l'art. 42 LEtr s'éteignent lorsqu'ils sont invoqués abusivement (let. a) ou s'il

existe des motifs de révocation au sens de l'art. 63 LEtr (let. b).

Selon l'art. 63 al. 1 let. c LEtr, l'autorisation

d'établissement peut notamment être révoquée lorsque l'étranger ou une personne

dont il a la charge dépend durablement et dans une large mesure de l'aide

sociale. Ce motif de révocation découlant de la dépendance à l'aide sociale ne

s'applique toutefois pas à l'étranger qui séjourne en Suisse légalement et sans

interruption depuis plus de quinze ans (art. 63 al. 2 LEtr).

La notion d'aide sociale doit être interprétée dans

un sens technique. Elle comprend l'aide sociale traditionnelle et les revenus

minima d'aide sociale, à l'exclusion des prestations d'assurances sociales,

comme les indemnités de chômage ou les prestations complémentaires à l'AVS et à

l'AI (TF 2C_268/2011 du 22 juillet 2011 consid. 6.2.1;2C_448/2007 du 20

février 2008 consid. 3.4, in: ZBl 110/2009 p. 515;2C_210/2007 du 5 septembre

2007.

consid. 3.1).

Pour apprécier cette condition, il faut tenir

compte du montant total des prestations déjà versées à ce titre et examiner la

situation financière de l'intéressé à long terme. Il convient en particulier

d'estimer, en se fondant entre autres sur la situation financière actuelle de

l'intéressé et sur son évolution probable, s'il existe des risques que, par la

suite, il se trouve à la charge de l'assistance publique (TF 2C_268/2011 du 22

juillet 2011 consid. 6.2.3). A cet égard, il est précisé que l'autorité

cantonale dispose sur cette question d'un pouvoir d'appréciation. Selon le

Tribunal fédéral, les juges cantonaux peuvent poser un pronostic défavorable

quant à l'évolution financière probable de l'intéressé et à la nécessité de

faire appel à l'assistance sociale à l'avenir, pour considérer comme durable la

dépendance à l'aide sociale (TF 2C_268/2011 du 22 juillet 2011 consid. 6.2.4).

c) En l'occurrence, le recourant a cohabité avec

son partenaire du 9 juin 2007 au 1er juillet 2013. Le recourant

ayant vécu en Suisse depuis plus de cinq ans mais moins de quinze ans, la

condition de l'art. 42 al. 3 LEtr est réalisée en l'espèce. Il convient encore

d'examiner si le recourant a bénéficié dans une large mesure et de façon

durable de l'aide sociale.

Lors de son arrivée en Suisse, le recourant a été

financièrement soutenu par son partenaire. Depuis leur séparation en 2013, il a

bénéficié de l'aide sociale. Au 14 janvier 2014, le recourant avait perçu des

prestations à hauteur de 8'032 fr.60. Si ce montant – datant déjà de plus d'une

année - ne peut être qualifié de significatif, il convient de déterminer si la

situation professionnelle et financière du recourant est vouée à s'améliorer.

Depuis son arrivée en Suisse, le recourant n'a

jamais travaillé. Il a certes suivi des cours de formation de conseiller de

vente et a été convoqué à des mesures dans le cadre du programme d'insertion de

l'ORP. Il aurait également travaillé dans les boutiques Z.________ et A.________,

selon ses déclarations. Rien toutefois ne permet de conclure qu'il ait obtenu

un diplôme de conseiller de vente, ni qu'il ait effectivement participé aux

mesures d'insertion. En outre, le recourant n'a produit aucune preuve destinée

à démontrer qu'il cherchait du travail, afin de stabiliser sa situation et de

s'affranchir de l'aide sociale. Au contraire, il s'est borné à montrer qu'il

exécutait les incombances liées à l'aide sociale. En effet, toutes les

activités auxquelles le recourant s'est livré ont été organisées dans le cadre

des prestations sociales.

Ainsi, compte tenu de la durée de son séjour et des

considérants ci-dessus, un pronostic défavorable quant à une éventuelle évolution

de la situation financière du recourant doit être posé. Le motif de révocation

de l'art. 63 al. 1 let. c LEtr étant réalisé, le droit à une autorisation

d'établissement de l'art. 42 al. 3 LEtr est éteint.

d) Il convient dès lors d'examiner si le recourant

peut se prévaloir d'un droit au renouvellement de son autorisation de séjour en

vertu de l'art. 50 LEtr.

Selon l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, après

dissolution de la famille, le droit du conjoint à une autorisation de séjour et

à la prolongation de sa durée de validité en vertu de l'art. 42 LEtr subsiste

si l'union conjugale a duré au moins trois ans et que l'intégration est réussie.

Ces deux conditions sont cumulatives (ATF 136 II 113 consid. 3.3.3). Le même

droit perdure si la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons

personnelles majeures (art. 50 al. 1 let. b LEtr). Les raisons personnelles

majeures sont notamment données lorsque le conjoint est victime de violence

conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté de l'un

des époux ou que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble

fortement compromise (art. 50 al. 2 LEtr).

Le principe de l'intégration doit

permettre aux étrangers dont le séjour est légal et durable de participer à la

vie économique, sociale et culturelle de la Suisse (art. 4 al. 2 LEtr). D'après l'art. 77 al. 4 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au

séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA; RS 142.201), un étranger

s'est bien intégré, au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, notamment lorsqu'il

respecte l'ordre juridique suisse et les valeurs de la Constitution fédérale (let. a) et qu'il manifeste sa volonté de participer à la vie

économique et d'apprendre la langue nationale parlée au lieu de domicile (let.

b). Selon l'art. 4 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 sur l'intégration des

étrangers (OIE; RS 142.205), la contribution des étrangers à l'intégration se

manifeste notamment par le respect de l'ordre juridique et des valeurs de la Constitution fédérale (let. a), par l'apprentissage de la langue nationale parlée sur le lieu

de domicile (let. b), par la connaissance du mode de vie suisse (let. c) et par

la volonté de participer à la vie économique et d'acquérir une formation (let.

d). Le Tribunal fédéral a précisé que l'adverbe "notamment", qui est

employé tant à l'art. 77 al. 4 OASA qu'à l'art. 4 OIE, illustre le caractère

non exhaustif des critères d'intégration qui sont énumérés par ces dispositions

et met aussi en exergue le fait que la notion "d'intégration réussie"

doit s'examiner à l'aune d'une appréciation globale des circonstances (TF

2C_777/2013 du 17 février 2014 consid. 3.2). Selon la jurisprudence, en

présence d'un étranger disposant d'un emploi stable, qui n'a jamais recouru aux

prestations de l'aide sociale, qui n'a pas contrevenu à l'ordre public et qui

maîtrise la langue parlée de son lieu de domicile, il faut des éléments sérieux

pour nier l'intégration réussie au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr (TF

2C_286/2013 du 21 mai 2013 consid. 2.4).

La jurisprudence a souligné que l'art. 50 al.1 let.

b et al. 2 LEtr avait pour vocation d'éviter les cas de rigueur ou d'extrême

gravité qui peuvent être provoqués notamment par la violence conjugale, qui

doit revêtir une certaine intensité (cf. notamment ATF 136 II 1 consid. 3.2.1),

des difficultés de réintégration dans le pays d'origine ou le décès du conjoint

duquel dépend le droit de séjour de l'étranger. L'énumération de ces cas n'est

pas exhaustive et laisse aux autorités une certaine liberté d'appréciation

fondée sur des motifs humanitaires (cf. notamment ATF 136 II 1 consid. 5.3).

S'agissant de la réintégration sociale dans le pays de provenance, il ne suffit

pas qu'elle soit difficile. Encore faut-il, ainsi que l'exige art. 50 al. 2

LEtr, qu'elle paraisse fortement compromise ("stark gefährdet"; cf.

notamment arrêts du Tribunal fédéral 2C_556/2010 du 6 septembre 2010, consid.

4.

, et 2C_544/2009 du 25 mars 2010 consid. 4.1). La question n'est donc pas de

savoir s'il est plus facile pour la personne concernée de vivre en Suisse, mais

uniquement d'examiner si, en cas de retour dans le pays d'origine, les

conditions de sa réintégration sociale, au regard de sa situation personnelle,

professionnelle et familiale, seraient gravement compromises (ATF 137 II 1

consid. 4.1; TF 2C_418/2013 du 15 août 2013, consid. 4.2;2C_467/2012 du 25

janvier 2013 consid. 2.3). La jurisprudence a encore précisé que la violence

conjugale et la réintégration sociale fortement compromise dans le pays de

provenance ne devaient pas forcément être réalisées cumulativement pour

justifier l'application de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr (ATF 136 II 1

consid. 5.3). Un cas de rigueur survenant après la rupture de la communauté

conjugale doit s'apprécier au vu de l'ensemble des circonstances particulières

et présenter une intensité significative dans les conséquences qu'un renvoi

pourrait engendrer sur la vie privée et familiale de l'étranger (ATF 137 II 345

consid. 3.2; TF 2C_560/2011 du 20 février 2012 consid. 4.1).

e) Si la première condition de l'art. 50 al. 1 let.

a LEtr est réalisée (c'est-à-dire la durée de la vie conjugale), il n'en va pas

de même de la seconde. En effet, le recourant ne peut pas se prévaloir d'une

intégration réussie. Il n'a pas démontré sa volonté de participer à la vie

économique suisse (cf. consid. 2c), ni de s'intégrer en Suisse. Le recourant ne

fait partie d'aucune association et il n'a pas établi avoir tissé des relations

particulières avec les proches de Y.________. Le recourant n'a par ailleurs pas

établi s'être constitué un réseau social qui justifierait sa présence ici.

Enfin, le recourant a passé la majeure partie de son existence au Cameroun, où

résident sa famille et ses amis. Au vu des circonstances, force est d'admettre

que le recourant ne peut pas se prévaloir d'une intégration réussie en Suisse.

Enfin, selon le recourant, un renvoi au Cameroun

l'exposerait à un danger grave puisque le code pénal camerounais punirait

l'homosexualité et que la société camerounaise la considérerait comme étant

immorale. Cet argument que le recourant soulève au regard de l'art. 31 OASA

doit être examiné sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr.

A cet égard, il ressort du rapport d'Amnesty

International 2014/2015, p.125, qu'au Cameroun, plusieurs personnes ont été

arrêtées parce qu'elles étaient accusées d'avoir eu des relations sexuelles

avec des personnes du même sexe. Il est précisé que certains ont même été

condamnés à des peines privatives de liberté allant jusqu'à cinq ans. Cela

étant, il convient de préciser que le rapport n'affirme pas qu'il s'agirait

d'une pratique généralisée, applicable à tout homosexuel. Le recourant a vécu

dans ce pays jusqu'à l'âge de 24 ans sans qu'il prétende que son homosexualité

lui aurait alors porté préjudice, ni même qu'il aurait quitté son pays pour

cette raison. S'il est probable que celui-ci ne pourra pas afficher

publiquement ou ostensiblement son orientation sexuelle, aucun élément ne

démontre qu'il sera dans l'impossibilité de reprendre une vie telle qu'il la

menait comme jeune adulte avant son départ pour la Suisse. L'avocat de l'intéressé se contente d'ailleurs d'avancer que le recourant, selon ses

propres déclaration, aurait eu "au Cameroun plusieurs relations clandestines,

suite à son partenariat avec son conjoint. Il a ouvertement assumé son

homosexualité auprès de ses proches ce qui lui a valu l'hostilité d'une partie

de ses proches et des menaces, du fait de son style de vie 'sodomite'".

Cette crainte et son statut d'homosexuel ne l'ont, apparemment, nullement privé

de se rendre dans son pays après l'enregistrement de son partenariat. Cet

élément permet également de nier le risque concret de persécution au sens de

l'art. 3 CEDH, le recourant ne démontrant pas qu'il courrait un risque concret

de torture ou de traitement inhumain en cas de retour au Cameroun et se

contentant, comme susmentionné, d'allégations générales, ce qui est insuffisant

(ATF 139 II 65 consid. 5.4 i.f. et 6.4; cf. aussi TF 2C_884/2012 du 13

septembre 2012 consid. 5 à propos des risques allégués pour les homosexuels au

Cameroun). Enfin, le recourant dit craindre des réactions de la part de son

entourage et non pas des forces de l'ordre. Au regard de ce qui précède,

l'homosexualité du recourant ne suffit pas à compromettre gravement sa

réintégration sociale au Cameroun.

Partant, les conditions de l'art. 50 LEtr ne sont manifestement

pas remplies.

3.

Le recours doit en conséquence être rejeté, ce

qui entraîne la confirmation de la décision attaquée. Le présent arrêt doit

être rendu selon la procédure simplifiée

de l'art. 82 LPA-VD, sans qu'il y ait lieu de compléter l'instruction. Les

frais de justice sont mis à la charge du recourant, qui succombe (cf. art. 49

al. 1 LPA-VD). Il n'y a pas lieu d'allouer de dépens (cf. art. 55 al. 1 a contrario LPA-VD).

Dispositif

Par ces motifs

la Cour de droit administratif et public

du Tribunal cantonal

arrête:

I.

Le recours est rejeté.

II.

La décision du Service de la population du 13

janvier 2015 est confirmée.

III.

Un émolument de justice de 500 (cinq cents)

francs est mis à la charge de X.________.

IV.

Il n'est pas alloué de dépens.

Lausanne, le 20 avril 2015

Le président: La

greffière:

Le présent arrêt est communiqué aux

destinataires de l'avis d'envoi ci-joint ainsi qu’au Secrétariat d’Etat aux

migrations.

Il peut faire l'objet, dans les trente

jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en

matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du

17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours

constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle,

indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé.

Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit.

Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire,

pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la

décision attaquée.