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Décision

PE.2025.0104

CDAP - PE.2025.0104 - 2025-07-04 - A.________/Service de la population (SPOP)

4 juillet 2025Français4 min

I.

Source vd.ch

TRIBUNAL CANTONAL

COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC

Arrêt du 4 juillet 2025

Composition

M. Alex Dépraz, juge unique.

Recourant

A.________, représenté par Me Razi

ABDERRAHIM, avocat, à Genève,

Autorité intimée

Service de la population (SPOP),

à Lausanne.

Objet

Refus de délivrer

Recours A.________ c/ décision du Service de la population

(SPOP) du 21 mai 2025 refusant la prolongation de son autorisation de séjour

temporaire pour études et prononçant son renvoi de Suisse

Vu les faits suivants :

-

vu la décision du Service de la population (SPOP) du 21 mai 2025

refusant la prolongation de l'autorisation de séjour temporaire pour études de A.________,

ressortissant de Guinée, et prononçant son renvoi de Suisse,

-

vu le recours formé le 26 juin 2025 auprès de la Cour de droit

administratif et public du Tribunal cantonal par A.________ contre cette

décision concluant à titre provisoire à l'octroi de l'effet suspensif et à

celui de l'assistance judiciaire et au fond à son annulation,

-

vu l'avis du juge instructeur du 30 juin 2025 impartissant au

recourant un délai pour effectuer une avance de frais,

-

vu le courrier du Service de la population du 3 juillet 2025

exposant que les voies de droit figurant au pied de sa décision du 21 mai 2025

étaient erronées,

Considérant en droit :

-

que, selon l'art. 92 al. 1 de la loi du 28 octobre 2008 sur la

procédure administrative (LPA-VD; BLV 173.36), le Tribunal cantonal connaît des

recours contre les décisions et décisions sur recours rendues par les autorités

administratives, lorsque la loi ne prévoit aucune autre autorité pour en

connaître,

-

que, selon l'art. 34a de la loi du 18 décembre 2007 d'application

dans le Canton de Vaud de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration

(LVLEI; BLV 142.11), les décisions rendues conformément à l'art. 3

al. 1 ch. 2 peuvent faire l'objet d'une opposition auprès du service,

-

qu'en l'espèce, la décision attaquée refuse la prolongation d'une

autorisation de séjour temporaire pour études si bien qu'elle entre dans le

champ d'application de l'art. 34a LVLEI,

-

qu'elle est dès lors susceptible d'une opposition préalable

auprès du Service de la population contrairement à ce qu'indiquent les voies de

droit figurant au pied de la décision attaquée,

-

que, toutefois, selon la jurisprudence constante (ATF 117 Ia 297

consid. 2 in fine), l'indication d'une voie de droit erronée ne crée pas une

possibilité de recours qui n'existe pas,

-

que le Tribunal cantonal n'est dès lors manifestement pas

compétent pour connaître du recours,

-

qu'il y a lieu de transmettre la cause au Service de la

population comme objet de sa compétence, lequel statuera également sur la

demande d'assistance judiciaire du recourant, étant précisé par ailleurs que

l'effet suspensif de plein droit subsisite s'agissant du délai de départ

imparti au recourant,

-

que le présent arrêt d'irrecevabilité peut être rendu sans frais

ni dépens dès lors que l'acte du recourant est recevable comme opposition, ce

qui n'entraine aucun préjudice pour lui (art. 49, 52, 55, 56, 91 et 99 LPA-VD) ;

-

qu'un juge unique est compétent pour statuer sur les recours

manifestement irrecevables (art. 94 al. 1 let. d LPA-VD) ;

Par ces motifs

le juge unique de la Cour de droit administratif et public

du Tribunal cantonal

arrête :

Faits

I.

Le recours est irrecevable.

Considérants

II.

La cause est transmise au Service de la population comme objet de sa

compétence.

III.

Il n’est pas perçu d’émolument ni alloué de dépens.

Lausanne, le 4 juillet 2025

Le juge unique :

Le présent arrêt est communiqué aux participants à la

procédure.

Il peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa

notification, d'un recours au Tribunal fédéral (Tribunal fédéral suisse, 1000

Lausanne 14). Le recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des

articles 82 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS

173.110), le recours constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss

LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle,

indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé.

Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit.

Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire,

pour autant qu’elles soient en mains de la partie ; il en va de même de la

décision attaquée.