Au moment de procéder à la signature de la convention portant la date de ce jour, les plénipotentiaires soussignés déclarent accepter, en ce qui concerne les diverses dispositions de la convention, l’interprétation spécifiée à la première partie du présent protocole, et accepter également les réserves formulées en vertu de l’art. 17 de ladite convention et figurant à la seconde partie du présent protocole.
1. Art. 2 – III B
Les relevés prévus à ce paragraphe seront établis et publiés par la Turquie à des intervalles aussi rapprochés que possible sans qu’il y ait obligation que ces relevés soient annuels.
Les relevés ne contiendront pas d’informations concernant la superficie cultivée dans les exploitations indigènes, et dans les réserves indigènes, les domaines des nègres et les centres de missions.
2. Art. 2 – III E
Ces dispositions ne s’appliquent pas au Brésil.
3. Art. 2 – IV, par. 2, a
Le choix des minerais sera laissé à la discrétion du gouvernement japonais.
4. Art. 2 – V B, C
Les relevés prévus à ces paragraphes ne seront pas obligatoires.
5. Art. 2 – VI
La publication mensuelle de nombres‑indices dans un avenir rapproché ne sera pas obligatoire.
6. Art. 3 – al. 2
Cet alinéa sera considéré, non comme une obligation, mais comme une recommandation.
Fait à Genève, le quatorze décembre mil neuf cent vingt‑huit, en simple expédition, qui sera déposée dans les archives du secrétariat de la Société des Nations; copie conforme en sera transmise à tous les membres de la Société des Nations et à tous les Etats non membres représentés à la conférence.
Acte final
Les Gouvernements de l’Union Sud‑Africaine, de l’Allemagne, des Etats‑Unis d’Amérique, de l’Autriche, du Commonwealth d’Australie, de la Belgique, du Royaume‑Uni de la Grande‑Bretagne et Irlande du Nord, des Etats‑Unis du Brésil, de la Bulgarie, du Canada, de Cuba, du Danemark, de la Ville Libre de Dantzig, de l’Egypte, de l’Equateur, de lEstonie, de la Finlande, de la France, de la Grèce, de la Hongrie, de l’Inde, de l’Italie, du Japon, de la Lettonie, du Luxembourg, du Mexique, du Nicaragua, de la Norvège, du Paraguay, des Pays‑Bas, de la Pologne, du Portugal, de la Roumanie, du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, du Siam, de l’Union des Républiques Soviétistes Socialistes, de la Suède, de la Suisse, de la Tchécoslovaquie, de la Turquie, de l’Uruguay, du Vénézuéla,
animés du désir d’assurer l’élaboration et la publication de diverses catégories de statistiques dans tous les pays du monde, ainsi que l’adoption générale de méthodes uniformes pour l’établissement de relevés statistiques d’ordre économique,
ayant reçu l’invitation qui leur a été adressée par le conseil de la Société des Nations de participer à une conférence en vue d’étudier un projet de convention à ce sujet,
ont, à cet effet, désigné les délégations suivantes:
(Suivent les noms des délégués, secrétaires et experts des pays susnommés)
L’institut international d’agriculture et la chambre de commerce internationale, invités à prendre part, à titre consultatif, à la conférence, ont désigné à cet effet les délégations suivantes:
(Suivent les noms des délégués de ces deux institutions)
Le comité économique de la Société des Nations, le sous‑comité d’experts pour l’unification de la nomenclature douanière et la commission consultative et technique des communications et du transit, invités à désigner chacun un de leurs membres en vue de prendre part à titre consultatif à la conférence, se sont fait représenter par ceux de leurs membres dont les noms suivent:
(Suivent les noms de ces délégués)
Qui, en conséquence, se sont réunis à Genève.
Le conseil de la Société des Nations a appelé aux fonctions de président de la conférence M. William E. Rappard, professeur à l’université de Genève, directeur de l’institut des hautes études internationales, membre de la commission permanente des mandats de la Société des Nations.
Les travaux du secrétariat étaient confiés aux membres suivants de la Section économique et financière du secrétariat de la Société des Nations: MM. A. Loveday, secrétaire général de la conférence, Dr V. J. Stencek, A. Rosenborg, J. H. Chapman, et Dr A. Von Suchan.
A la suite des réunions tenues du 26 novembre au 14 décembre 1928, les actes ci‑àprès énumérés ont été arrêtés:
I. – Convention, en date du 14 décembre 1928, concernant les statistiques économiques.
II. – Protocole de la convention.
La conférence a également adopté les résolutions ci‑après:
- La conférence exprime le désir que le comité d’experts prévu à l’art. 8 se compose de membres choisis en raison de leur compétence technique et non en qualité de représentants des Etats dont ils sont ressortissants.
- La conférence déclare que l’insertion dans l’art. 2 – lb de la convention de certaines dispositions relatives à la navigation maritime ne doit pas être considérée comme portant préjudice à la conclusion, dans l’avenir, d’un accord international sur les statistiques de transport.
- La conférence ayant pris acte des déclarations faites, suivant lesquelles des travaux ont été entrepris en vue d’une unification des statistiques de transport, et reconnaissant l’importance de la publication de telles statistiques sur des bases unifiées assurant une comparabilité aussi complète que possible, exprime le vœu que les travaux préparatoires puissent être conduits à bonne fin dans le plus bref délai possible, afin de permettre, dans un avenir prochain, la conclusion d’un accord international à ce sujet.
- La conférence, vu l’utilité des contacts personnels entre les statisticiens officiels des différents pays et les difficultés éprouvées pour envoyer à des conférences internationales tenues dans des pays éloignés les fonctionnaires chargés d’élaborer les statistiques nationales, exprime le vœu que la Société des Nations prenne l’initiative de signaler aux organisations internationales de statistique l’opportunité de grouper dans une période aussi courte que possible et dans des villes aussi voisines que possible les conférences internationales prévues pour une même année.
Ainsi que les recommandations suivantes:
La conférence recommande:
I. – Que, en raison de la haute appréciation qu’elle désire exprimer de l’œuvre accomplie dans la préparation de la présente conférence par l’institut international de statistique et la chambre de commerce internationale, il soit toujours tenu compte, dans la suite, des travaux scientifiques et des avis techniques des organismes internationaux compétents.
II. – Etant donné que la présente convention ne représente qu’un minimum:
- Que les pays veuillent bien, suivant le degré de complexité de leur organisation économique, dresser et publier des statistiques plus détaillées que celles qui sont requises par la présente convention;
- Que les pays élargissent progressivement le champ de leurs travaux statistiques et veuillent bien, à cette fin, tenir compte des avis du comité d’experts, et
- Que les pays qui possèdent des organisations statistiques très développées s’efforcent, en recourant, s’ils le désirent, à l’assistance du comité d’experts, de conclure des ententes officieuses ou officielles en vue d’assurer la comparabilité de certaines des statistiques publiées par eux, qui ne font l’objet d’aucune disposition de la présente convention.
III. – Que, en vue de donner effet au dernier paragraphe de la précédente recommandation:
- Le secrétaire général de la Société des Nations soit prié de s’informer des pays qui seraient disposés à y donner suite;
- Les pays ayant accepté cette proposition soient invités:a.A préparer un document indiquant les catégories de statistiques économiques au sujet desquelles ils sont disposés à discuter l’adoption de méthodes uniformes;b.A transmettre ce document, soit directement, soit par les soins du secrétaire général de la Société des Nations, si possible avant le 30 septembre 1929, aux autres pays ayant également accepté cette proposition;c.A envoyer, si possible avant le le, juin 1930, leurs observations sur les documents ainsi reçus, aux pays qui les leur auront adressés, etd.A envoyer des exemplaires de tous ces documents au secrétaire général de la Société des Nations;
- Ces documents soient discutés par le comité d’experts, en vue d’aboutir à un accord ou à des accords comportant des obligations plus étendues.
IV. – Que, en vue d’augmenter la valeur, au point de vue économique, des statistiques prévues à l’art. 2 (II) de la convention, le comité d’experts, prenant en considération l’œuvre des conférences internationales des statisticiens du travail, convoquées par le bureau international du travail, et celle de l’institut international de statistique:
- Prépare un projet de nomenclature détaillée des branches de l’activité économique et des professions;
- Etudie la question des systèmes de classement de la population active d’après l’industrie ou d’après la profession individuelle, ainsi que la distribution des personnes actives d’après leur situation (employeurs, salariés, etc.);
- Présente sur ces sujets un rapport que le secrétaire général de la Société des Nations sera prié de communiquer aux gouvernements des hautes parties contractantes.
V. – Que, dans tous les pays où les statistiques économiques de base sont suffisamment développées pour permettre cette procédure, on se préoccupe attentivement de la possibilité:
- De développer les statistiques officielles, de manière à faciliter l’établissement, à des intervalles réguliers, d’estimations du revenu national;
- De publier, à intervalles réguliers, des séries de données statistiques, de nature à indiquer les fluctuations de l’activité économique, au sens le plus large de cette expression;
- De réunir et de publier des relevés des stocks visibles pour les principales matières premières de l’industrie;
- De réunir et de publier des statistiques de l’énergie électrique produite dans les stations centrales de distribution publique, en distinguant entre la production des installations hydroélectriques et celle des installations thermiques.
VI. – Que, tenant compte des vœux émis par les conférences internationales sur l’énergie, tenues à Londres (1924) et à Bâle (1926), ainsi que par la conférence économique internationale de Genève (1927), concernant l’établissement des statistiques des forces motrices, tous les pays élargissent et précisent autant qu’il est possible, conformément aux principes qui pourront être élaborés par le comité d’experts, les travaux statistiques relatifs aux forces motrices.
VII. – Qu’il soit procédé à un recensement de la production industrielle dans tous les pays dont l’industrie est suffisamment développée, et que ce recensement ait lieu au moins une fois tous les dix ans ou, de préférence une fois tous les cinq ans, et que les recensements aient lieu dans les divers pays en des années aussi rapprochées que possible les unes des autres.
VIII. – Que, dans la mesure du possible, chaque pays publie, en chiffres absolus ou relatifs, les prix de toutes les marchandises, ou tout au moins les prix des marchandises les plus importantes, utilisées dans le calcul des prix de gros et du coût de la vie qui sont prévus à l’art. 2 (VI) de la convention, ainsi que des indices des prix des principaux groupes de marchandises.
IX. – Que, en vue d’assurer la comparabilité des nombres‑indices visés à l’art. 2 (VI) de la convention, tous les pays adoptent comme base la même année ou la même période, et que le comité d’experts étudie cette question en tenant compte des travaux des conférences internationales des statisticiens du travail, convoquées par le bureau international du travail, et de ceux de l’institut international de statistique, et que le comité prépare à ce sujet un rapport qui sera communiqué aux gouvernements de toutes les hautes parties contractantes.
X. – Que les divers amendements qui ont été proposés au cours de la Conférence au sujet des par. B et C de l’art. 2 (V), de l’art. 2 (VI) et des annexes IV et V , et qui sont reproduits dans les procès‑verbaux de la conférence, soient renvoyés au comité d’experts.
XI. – Que, en vue de faciliter l’établissement de relevés exacts des importations et des exportations par pays, d’après la liste donnée à la partie Il de l’annexe I de la convention, le secrétaire général de la Société des Nations soit prié de faire dresser, avant l’entrée en vigueur de la présente convention, et de faire mettre à jour périodiquement un répertoire des lieux de chargement et de déchargement, ouverts au trafic international, qui indiquera dans chaque cas la rubrique correspondante de la liste figurant à la partie II de l’annexe I.
XII. – Etant donné que la Société des Nations s’occupe actuellement d’élaborer une nomenclature commune pour les tarifs douaniers et que, dans la grande majorité des pays, la nomenclature statistique du commerce est fondée sur la nomenclature adoptée dans les tarifs douaniers respectifs:
- Que le comité d’experts, lorsque les travaux relatifs à cette nomenclature douanière seront suffisamment avancés, rédige un projet de nomenclature statistique minimum pour le soumettre aux gouvernements des hautes parties contractantes,
- Qu’en attendant, il ne soit apporté à la nomenclature statistique actuellement employée aucune autre modification que celles que pourraient exiger les besoins immédiats des divers pays,
- Qu’une nomenclature statistique uniforme soit adoptée, pour les relevés du commerce extérieur, même par les pays qui ne sont pas en mesure d’adopter la nouvelle nomenclature douanière,
- Que, jusqu’au moment où ces modifications auront été introduites, les Etats qui ont ratifié la convention internationale de Bruxelles de 1913 continuent à fournir au bureau international de statistique commerciale de Bruxelles les résumés approuvés par ladite convention.
XIII. – Qu’en raison des avantages et de l’importance que présente l’adoption, dans tous les pays, de définitions précises des termes «poids brut , «poids net», «poids net légal» et d’une pratique uniforme dans l’emploi de ces termes, le conseil de la Société des Nations soit prié d’envisager la possibilité de faire étudier ces questions par l’organisation économique de la Société des Nations.
XIV. – Que, pour les marchandises expédiées sur connaissement avec faculté d’option de déchargement ou «pour ordre» et indiquées comme consignées «pour ordre», il soit établi ultérieurement des statistiques indiquant les pays de déchargement effectif, lorsqu’ils seront connus, et que les questions relatives à la détermination des meilleures méthodes pour connaître la véritable destination de ces exportations soient soumises au comité d’experts.
XV. – Que, outre les tableaux statistiques prévus, à titre d’essai, au deuxième alinéa de l’art. 3, les hautes parties contractantes fassent procéder à toutes autres études qui, à leur avis, pourraient contribuer à élucider la question.
XVI. – Que les gouvernements des pays au nom desquels la convention a été signée, fassent connaître au secrétaire général de la Société des Nations leur situation en ce qui concerne la ratification de la convention, au cas où l’instrument de ratification n’aurait pas été déposé dans un délai de deux ans à partir de la date de la signature.
En foi de quoi, les soussignés ont apposé leurs signatures au bas du présent acte.
Fait à Genève, le quatorze décembre mil neuf cent vingt‑huit, en simple expédition, qui sera déposée dans les archives du secrétariat de la Société des Nations ; copie conforme en sera transmise à tous les membres de la Société des Nations et à tous les Etats non membres représentés à la conférence.
(Suivent les signatures du président et du secrétaire général de la conférence)