Les ressortissants français ont droit aux rentes extraordinaires de l’assurance‑vieillesse et survivants et de l’assurance‑invalidité suisse aux mêmes conditions que les ressortissants suisses aussi longtemps qu’ils conservent leur domicile en Suisse et
- en ce qui concerne les rentes de vieillesse, s’ils ont par ailleurs:–soit résidé en Suisse pendant dix années au moins de façon ininterrompue immédiatement avant la demande de rente,–soit résidé en Suisse pendant quinze années au moins, dont une année immédiatement avant ladite demande,–soit, si une rente de vieillesse vient se substituer à une rente de survivants ou d’invalidité, résidé en Suisse de manière ininterrompue pendant cinq ans avant la demande;
- en ce qui concerne les rentes de survivants s’ils ont par ailleurs résidé en Suisse de façon ininterrompue:–soit pendant cinq années au moins immédiatement avant la demande de rente,–soit pendant quinze années au moins dont une année immédiatement avant ladite demande;
- en ce qui concerne les rentes d’invalidité s’ils ont résidé en Suisse de manière ininterrompue pendant cinq années au moins immédiatement avant la demande de rente.
Les ressortissants français résidant en Suisse qui quittent la Suisse pour une période de trois mois au maximum par année civile n’interrompent pas leur résidence en Suisse au sens du paragraphe précédent. Cependant, les périodes pendant lesquelles les ressortissants français résidant en Suisse ont été exemptés de l’affiliation à l’assurance‑vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité suisses ne sont pas prises en compte pour l’accomplissement des délais visés audit paragraphe.
Les remboursements de cotisations payées à l’assurance‑vieillesse et survivants suisse qui ont été effectués avant l’entrée en vigueur du présent Protocole spécial ne font pas obstacle à l’octroi de rentes extraordinaires en application du paragraphe premier du présent article; dans ces cas toutefois, le montant des cotisations remboursées est imputé sur celui des rentes à verser.