Lexipedia

410.107

Arrêté relatif aux cours de langue et de culture d’origine (LCO) dans la scolarité obligatoire

Préambule

septembre

Arrêté

relatif aux cours de langue et de culture d’origine (LCO)

dans la scolarité obligatoire

État au

27 mai 2025

Le Conseil d’État de la République et Canton de Neuchâtel,

article 4 vu l’ oblig vu le scola

, alinéa 4 de l’accord intercantonal sur l’harmonisation de la scolarité atoire (concordat HarmoS), du 14 juin 2007 ; décret portant adhésion à l’accord intercantonal sur l’harmonisation de la rité obligatoire (HarmoS), du 24 juin 20081)

;

vu la loi sur l’organisation scolaire (LOS), du 28 mars 19842)

;

vu les recommandations de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de

l’instruction publique (CDIP) concernant la scolarisation des enfants de langue

étrangère, du 24 octobre 1991 ;

sur la proposition de la conseillère d'État, cheffe du Département de l’éducation

et de la famille,

arrête :

Dispositions générales

Organisateurs des cours LCO et enseignant-e-s de LCO

Reconnaissance par le département

Appui du département

Dispositions finales

CHAPITRE PREMIER

Art. 1

Le présent arrêté a pour but de définir les cours de langue et de culture d'origine (ci-après : LCO) et leur reconnaissance par le Département de la formation et des finances (DFFI) (ci-après : le département).

Art. 2

Les cours LCO permettent aux élèves d'étendre les connaissances qu'ils ont de leur langue et de leur culture d'origine.

Ces cours comprennent de deux à quatre périodes d’enseignement par semaine et sont facultatifs.

L’enseignement des cours LCO s’inscrit dans les finalités et objectifs de l’école publique ainsi que dans le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR).

Art. 3

L’élève dont la langue d’origine de sa famille est différente du français ou qui a la nationalité d’un pays dont la langue officielle n’est pas le français peut suivre des cours LCO dans la langue concernée. FO 2017 No

CHAPITRE 2

Art. 4

L’organisateur des cours LCO (ci-après : l’organisateur) assume l’organisation des cours LCO en coordination avec les centres scolaires.

L’organisateur est responsable de l’engagement, de la gestion et des conditions d’emploi des enseignant-e-s LCO.

article 6 Il les informe de leurs devoirs, notamment ceux énoncés à l’ et s’assure qu’ils-elles ne divulguent pas, y compris après activité, des informations dont ils-elles ont eu connaissanc leur fonction et qui doivent rester secrètes en raison de le , alinéa 2 la cessation de leur e dans l'exercice de ur nature, des circonstances ou d'instructions spéciales.

L’organisateur est garant des enseignant-e-s LCO qu’il emploie et s’assure qu’ils-elles ne font pas l’objet d’une condamnation ou ne font pas l’objet de poursuites pénales incompatibles avec la fonction d’enseignant-e.

L’organisateur peut s’adresser au service de l’enseignement obligatoire (ci- après : le service) pour savoir si un-e enseignant-e LCO est inscrit-e sur la liste nominative des personnes privées du droit d’enseigner au terme d’une article 12bis procédure cantonale au sens de l’ reconnaissance des diplômes de fi de l’accord intercantonal sur la n d’études, du 18 février 19935) .

Il renseigne les parents, réceptionne les inscriptions et assure la gestion de celles-ci.

L’organisateur est en charge de la surveillance des élèves dont il assume la responsabilité dans le cadre des cours LCO.

Art. 5

L’organisateur doit avoir un but non lucratif.

Il doit revêtir la forme d’une association au sens du Code Civil suisse et avoir son siège dans le canton de Neuchâtel ou être le représentant diplomatique ou d’une administration publique d’un pays étranger.

Art. 6

L’organisateur doit reconnaître le caractère contraignant de l’ordre juridique suisse.

Dans le cadre des cours LCO, l’organisateur doit particulièrement s’assurer du respect des dispositions cantonales suivantes : article 5 a) LOS relatif à la laïcité de l’enseignement ; article 41 b) LOS relatif aux tâches éducatives du personnel enseignant ; article 42 c) ens LOS relatif au comportement attendu de la part du personnel eignant.

Art. 7

Les personnes dispensant les cours LCO (ci-après : enseignant-e-s LCO) doivent en principe être enseignant-e-s de formation.

Elles doivent disposer de connaissances suffisantes en français pour pouvoir communiquer avec les enseignant-e-s des écoles de la scolarité obligatoire et avoir une bonne connaissance du système scolaire neuchâtelois.

CHAPITRE 3

Art. 8

Pour organiser un cours LCO dans le cadre de la scolarité obligatoire, l’organisateur doit être au bénéfice d’une reconnaissance délivrée par le département.

Art. 9

La demande de reconnaissance doit être adressée par l’organisateur au service.

Art. 10

L’organisateur transmet les informations permettant de vérifier qu’il remplit effectivement les conditions requises pour être au bénéfice d’une reconnaissance LCO.

Art. 11

La validité de la reconnaissance est soumise à un préavis du service de la cohésion multiculturelle (COSM) et à la signature de la déclaration LCO par l’organisateur.

CHAPITRE 4

Art. 12

Le département contribue à informer les acteurs de l’école de l’importance et de l’utilité de l’enseignement LCO.

Il encourage la fréquentation des cours LCO et apporte son soutien aux organisateurs pour l’information aux parents et pour les inscriptions.

Art. 13

Le département veille à ce que le bulletin scolaire cantonal comporte une attestation des résultats que l’élève a obtenus dans le cadre de l’enseignement LCO.

Il encourage l’utilisation du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) ainsi que du Portfolio européen des langues (PEL) dans l’enseignement LCO.

Art. 14

Le département encourage les autorités scolaires communales et intercommunales à mettre en œuvre, dans la mesure du possible, les recommandations de la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) concernant la scolarisation des enfants de langue étrangère.

Art. 15

Le département favorise la coordination et la collaboration entre les différents organisateurs dans le cadre de la commission mixte pour l’enseignement aux élèves étrangers qu’il préside.

Art. 15a

Les enseignant-e-s LCO en activité bénéficient d’un accès au Réseau pédagogique neuchâtelois (RPN) afin de pouvoir notamment : - accéder aux ressources informatiques des écoles utiles à l’enseignement des LCO ;

. accès au RPN

.107

- accéder à distance au RPN ; - bénéficier d’un compte de messagerie RPN ; - accéder à la plateforme iClasse et plus particulièrement à la création de portfolios de compétences ; - utiliser les imprimantes connectées au RPN pour l’impression des attestations LCO.

Les élèves ne peuvent avoir accès au RPN que s’ils-elles sont scolarisé-e-s dans un établissement d’enseignement public communal ou intercommunal.

Art. 15b

Les enseignant-e-s LCO et les organisateurs en activité bénéficient d’un accès à la plateforme CLOEE afin de gérer de façon autonome les données scolaires qui sont directement en lien avec les cours LCO.

Dans ce cadre, ils-elles ont plus particulièrement accès aux données suivantes pour leurs élèves LCO : - l’identité ; - l’information d’enclassement ; - le compte RPN ; - l’évaluation LCO.

Art. 15c

Les demandes d’accès au RPN et à CLOEE sont adressées au service qui statue.

Art. 15d

Le département détermine, par voie de directive, les informations que les enseignant-e-s LCO et les organisateurs peuvent consulter et gérer.

Art. 15e

La gestion des accès à CLOEE et au RPN ainsi que l’utilisation de ces systèmes, et de manière générale des ressources informatiques mises à disposition par l’État, se font dans le respect : - des principes régissant le traitement des données personnelles de la Convention intercantonale relative à la protection des données et à la transparence dans les cantons du Jura et de Neuchâtel (CPDT-JUNE)11) ; - du droit de la propriété intellectuelle ; article 60 - des dispositions légales, en particulier de l’ général d’application de la loi sur le statut de , alinéa 2, du règlement la fonction publique dans l’enseignement (RSten), du 21 décembre 200512) , ainsi que des autres règles, y compris déontologiques, qui encadrent l’utilisation des ressources informatiques mises à disposition par l’État.

Le service vérifie que les données ainsi que les ressources informatiques mises article 61 à disposition par l’État sont traitées de manière conforme. L’ RSten est applicable.

. accès à CLOEE

. demandes d’accès

. informations accessibles

. cadre et responsabilité

.107

article 4 En cas de non-respect de ces règles ainsi que de l’ peut fermer les accès à CLOEE et au RPN des enseign , alinéa 3, le service ant-e-s et des article 17 organisateurs concerné-e-s. L’ reste réservé.

Les enseignant-e-s LCO et les organisateurs répondent des dommages qu’ils- elles causent sans droit aux ressources informatiques mises à disposition par l’État.

CHAPITRE 5

Art. 16

L’organisateur informe le service de tout changement dans son organisation et d’éventuels problèmes rencontrés dans le cadre des leçons qu’il organise.

Art. 17

Le non-respect du droit par l’organisateur peut entraîner, sur décision du département, le retrait de tout ou partie de la reconnaissance LCO et des effets qui l’accompagnent.

Art. 18

Le présent arrêté entre en vigueur le 18 septembre 2017.

Il est publié dans la Feuille officielle et inséré au Recueil de la législation neuchâteloise. Devoir d’informer Retrait de la reconnaissance Entrée en vigueur et publication