AS 2000 840
Ordonnance sur la dosimétrie individuelle
Ordonnance sur la dosimétrie individuelle (Ordonnance sur la dosimétrie)
du 7 octobre 1999
Le Département fédéral de l’intérieur et le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, vu l’art. 52 de l’ordonnance du 22 juin 1994 1 sur la radioprotection (ORaP), arrêtent:
Chapitre 1: Dispositions générales
Art. 1 Objet La présente ordonnance régit les dispositions techniques concernant la dosimétrie individuelle et établit les exigences touchant aux systèmes dosimétriques.
Art. 2 Définitions Les définitions applicables à la présente ordonnance sont celles figurant dans son annexe 1 et dans l’OraP.
Art. 3 Surveillance Les autorités qui délivrent l’agrément conformément à l’art. 47 de l’ORaP exercent la surveillance sur les services de dosimétrie.
Art. 4 Objet de l’agrément d’un service de dosimétrie individuelle L’agrément d’un service de dosimétrie individuelle concerne les aspects suivants: a. détermination des grandeurs de mesure; b. types de rayonnement et radionuclides mesurés; c. méthodes de mesure utilisées; d. format de l’annonce des doses.
RS 814.501.43 1 RS 814.501
840 1999-5163
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Art. 5 Publication de l’agrément Les autorités qui délivrent l’agrément publient la liste des services de dosimétrie individuelle agréés.
Art. 6 Devoirs des services de dosimétrie individuelle en cas de cessation d’activité 1 Si le propriétaire d’un service de dosimétrie individuelle veut cesser son activité, il est tenu d’en aviser au moins six mois à l’avance l’autorité qui délivre l’agrément, ses mandants et leurs autorités de surveillance.
2 Le service de dosimétrie individuelle qui cesse son activité remet les données
d’archives qui sont en sa possession aux nouveaux services de dosimétrie indivi- duelle désignés par les mandants. 3 Dans des situations extraordinaires (décès, faillite) l’autorité qui délivre l’agrément fixe la procédure.
Art. 7 Devoirs des services de dosimétrie individuelle en cas de résiliation du mandat Lorsqu’un mandant résilie son contrat avec un service de dosimétrie individuelle, ce dernier doit rendre le mandant attentif à ses obligations en tant que détenteur d’une autorisation selon l’art. 43 de l’ORaP et informer l’autorité de surveillance de la résiliation.
Art. 8 Assurance de qualité Le service de dosimétrie individuelle doit justifier, auprès de l’autorité qui délivre l’agrément, d’un programme d’assurance de qualité et l’appliquer.
Art. 9 Mesure des composantes principales du rayonnement 1 S’il est démontré que, pour une personne, la dose effective liée à l’incorporation ou à l’irradiation externe par des photons ou des neutrons ne peut être supérieure à 10 % de la dose annuelle totale, on peut renoncer, avec l’accord de l’autorité de surveillance, à la dosimétrie individuelle de cette composante du rayonnement. 2 Si la dose à la peau ne peut être supérieure à 25 mSv par an, on peut, avec l’accord de l’autorité de surveillance, renoncer à la surveillance individuelle de cette compo- sante.
Art. 10 Dosimétrie des personnes astreintes en cas d’augmentation de la radioactivité selon l’art. 121 et 122 ORaP 1 Les doses d’irradiation des personnes astreintes sont à protocoler et à tenir à dispo- sition de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). La notification à l’OFSP s’effectue selon des directives particulières.
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2 La dosimétrie peut être effectuée:
a. par un service agréé de dosimétrie individuelle, ou b. par l’organisation d’intervention en cas d’augmentation de la radioactivité (OIR) à l’aide de dosimètres électroniques, dans la mesure où ceux-ci sont conformes à l’état de la technique et rattachés métrologiquement.
3 Si l’on soupçonne une incorporation, il faut procéder à une surveillance
d’incorporation conformément à l’art. 32. La direction de l’intervention peut ordon- ner à cet effet des mesures spéciales de tri.
4 Dans des champs de radiation suffisamment connus et homogènes, on peut renon-
cer à une mesure individuelle de la dose à condition que celle-ci soit déterminée par calcul.
Chapitre 2: Irradiation externe Section 1: Exécution de la dosimétrie (méthodes de surveillance)
Art. 11 Port du dosimètre Le dosimètre du corps entier doit être porté au niveau du tronc, sur la poitrine ou sur l’abdomen. Les femmes enceintes le porteront au niveau de l’abdomen.
Art. 12 Port de plusieurs dosimètres 1 Les personnes surveillées doivent porter plusieurs dosimètres quand la valeur de dose indiquée par un seul dosimètre n’est pas représentative à cause de l’inhomogénéité du champ de radiations. 2 L’expert de radioprotection détermine la dose effective sur la base des doses corpo- relles partielles. 3 La méthode de détermination doit être approuvée par l’autorité de surveillance; celle-ci fixe les modalités d’annonce.
Art. 13 Instruments supplémentaires avec alarme et dosimètres des extrémités L’autorité de surveillance peut exiger: a. que, dans des champs de radiation variables ou inhomogènes, un instrument avec une alarme acoustique sur le débit de dose soit utilisé; b. qu’en vue d’optimiser les travaux, un dosimètre à lecture directe soit utilisé; c. qu’un dosimètre des extrémités soit porté dans le cas où la dose aux extré- mités peut dépasser 25 mSv par an.
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Art. 14 Port d’un tablier de protection 1 Lors du port d’un tablier de protection, le dosimètre est placé sous le tablier.
2 L’autorité de surveillance peut exiger que deux dosimètres soient portés lors de travaux impliquant des doses élevées effectués avec un tablier de protection. 3 Le second dosimètre ne doit être porté que lors de travaux avec le tablier de pro- tection et être placé sur celui-ci; il doit porter un signe distinctif.
4 La dose individuelle totale – avec 2 dosimètres – est calculée comme suit:
Htotal (10) = Hsous (10)+a . Hsur (10) Htotal (0.07) = Hsous (0.07)+Hsur (0.07) où Hsous représente la dose indiquée par le dosimètre placé sous le tablier et Hsur celle du dosimètre placé sur le tablier et a = 0.1, lorsque le tablier de protection ne protège pas la glande thyroïde, et a = 0.05, si le tablier la protège.
Art. 15 Port du dosimètre des extrémités Le dosimètre des extrémités doit être porté, dans la mesure du possible, à l’endroit où la dose la plus élevée est attendue.
Art. 16 Allongement de la période de mesure
1 Un allongement de la période de mesure au-delà d’un mois, conformément à
l’art. 42, al. 5, ORaP, est possible, avec l’assentiment de l’autorité de surveillance, si: a. les personnes concernées sont surveillées en outre à l’aide de dosimètres in- dividuels à lecture directe; ou b. une dosimétrie d’ambiance, avec indication du débit de dose ou possibilité d’alarme, est effectuée. 2 Le détenteur de l’autorisation doit démontrer à l’autorité de surveillance que les systèmes de mesure indiqués à l’al. 1 sont conformes à l’état de la technique et rattachés métrologiquement et qu’un programme d’assurance de qualité est appliqué.
Section 2: Exigences techniques auxquelles doivent répondre les systèmes de dosimétrie
Art. 17 Exigences générales Les systèmes de mesure selon l’art. 45, al. 2c, ORaP doivent permettre la détermi- nation des grandeurs opérationnelles pour la dosimétrie individuelle en cas d’irradiation externe définies à l’annexe 5 de l’ORaP.
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Art. 18 Exigences pour les conditions de mesure de routine L’écart de la valeur de la dose Hm, déterminée dans les conditions de routine, à la valeur de référence Ht de la grandeur opérationnelle doit être situé, pour les photons, à l’intérieur des limites fixées à l’annexe 2.
Art. 19 Exigences en vue de l’agrément 1 Les systèmes de dosimétrie doivent satisfaire aux exigences fixées dans les annexes
3 à 7.
2 L’écart entre la valeur de la dose indiquée et la valeur de référence, dans les condi- tions de référence fixées à l’art. 22, ne doit pas être supérieur à ±10 %.
3 Si les dosimètres sont portés dans un champ de radiation connu sensiblement
différent du champ de référence, l’autorité qui délivre l’agrément peut autoriser l’application d’un facteur de normalisation relativement aux conditions de référence.
4 L’autoritéqui délivre l’agrément peut autoriser une dérogation aux exigences
concernant la dépendance en fonction de l’énergie si le service de dosimétrie indivi- duelle peut démontrer que son système de dosimétrie n’est utilisé que dans des champs de radiation qui ne fournissent une contribution de dose significative que dans un domaine particulier d’énergie.
Art. 20 Exigences supplémentaires pour l’agrément de systèmes dosimétriques électroniques 1 Un système électronique de dosimétrie individuelle doit satisfaire aux normes de la Commission électrotechnique internationale (CEI) ou avoir subi un test de type équivalent. 2 Il faut garantir par des dispositions adéquates que les données dosimétriques ne puissent être effacées avant leur transfert dans la banque de données du service de dosimétrie individuelle. 3 La dépendance de la mesure de dose en fonction du débit de dose doit être spéci- fiée, le cas échéant également pour un rayonnement pulsé.
4 Le dosimètre doit satisfaire aux exigences à son lieu d’utilisation.
Art. 21 Mesures d’intercomparaison 1 Lors des mesures d’intercomparaison visées par l’art. 50, al. 2, ORaP, la précision de mesure dans les conditions de référence fixées à l’art. 22 doit être contrôlée. 2 Si les valeurs de dose indiquées dans les conditions de référence s’écartent de plus de 10 % de la valeur de référence, le service dosimétrique établit la raison de l’écart et effectue au besoin une nouvelle calibration du système dosimétrique. 3 Si des tests complémentaires sont effectués, à l’occasion d’intercomparaisons, les exigences fixées à l’art. 18 et aux annexes 3 à 7, en tenant compte des exceptions selon l’art. 19, al. 3 et 4, doivent être satisfaites.
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Section 3: Définitions et conditions techniques
Art. 22 Conditions de référence Les conditions de référence sont définies comme suit: fantôme d’irradiation décrit à l’art. 23, dose située entre 2 et 10 mSv, et champs de radiation suivants: a. pour les photons: source de césium-137 b. pour les électrons: source de strontium-90/yttrium-90 c. pour les neutrons: source d’americium-beryllium
Art. 23 Définition du fantôme d’irradiation 1 Le fantôme d’irradiation pour la dosimétrie individuelle consiste en un récipient parallélépipédique en polyméthylmétacrylate/PMMA (plexiglas) de dimensions suivantes: 30 × 30 × 15 cm3. L’épaisseur de la paroi est de 2,5 mm pour la face frontale, 10 mm pour les autres faces. Le récipient est rempli d’eau. 2 Le fantôme d’irradiation pour les extrémités consiste en une tige en plexiglas d’un diamètre de 19 mm et d’une longueur de 300 mm.
Art. 24 Grandeurs de mesure 1 Les grandeurs opérationnelles de la dosimétrie individuelle sont déduites, à l’aide de coefficients de conversion donnés à l’annexe 8, des grandeurs de mesure suivan- tes: a. kerma dans l’air (Ka) pour les photons; b. dose absorbée dans l’air (D a) ou fluence (Φ) pour les électrons; c. fluence (Φ) pour les neutrons.
2 Le rattachement métrologique des systèmes de mesure aux standards nationaux
s’effectue par le biais des grandeurs définies à l’al. 1, let. a à c.
Art. 25 Géométrie d’irradiation pour les photons et les neutrons Le champ de radiation doit être centré sur le fantôme et perpendiculaire à sa face d’entrée. Le point de référence est le centre de mesure du dosimètre. La distance entre la source et le fantôme doit être au moins 2 m. Le champ de radiation doit couvrir complètement le fantôme.
Art. 26 Géométrie d’irradiation pour le rayonnement bêta Le champ de radiation doit être centré sur le fantôme et perpendiculaire à sa face d’entrée. Le point de référence est le centre de mesure du dosimètre. La distance entre la source et le fantôme doit être au moins 20 cm et d’au plus 50 cm. Le champ de radiation doit couvrir complètement le fantôme.
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Art. 27 Champs de radiation de référence Les champs de radiation de référence selon l’annexe 8 doivent correspondre aux normes ISO 4037 (faisceaux de photons), ISO 8529-3 (faisceaux de neutrons) et ISO 6980 (faisceaux de rayonnement bêta).
Art. 28 Conditions pour le contrôle de la dépendance énergétique La dépendance énergétique est contrôlée en irradiant le fantôme selon l’art. 23 à une valeur de référence de la grandeur opérationnelle située entre 2 et 10 mSv avec un faisceau perpendiculaire à la face d’entrée du fantôme.
Art. 29 Conditions pour le contrôle de la dépendance directionnelle La dépendance directionnelle est contrôlée en irradiant le fantôme selon l’art. 23 sous différents angles, à une valeur de référence de la grandeur opérationnelle située entre 2 et 10 mSv.
Art. 30 Conditions pour le contrôle de la reproductibilité La reproductibilité est contrôlée dans les conditions de référence. A cet effet, on détermine la dispersion des doses indiquées par plusieurs dosimètres irradiés dans les mêmes conditions.
Art. 31 Fading L’effet de fading sur la mesure de la dose doit être déterminé, dans les conditions normales d’utilisation, sur une période de mesure.
Chapitre 3: Irradiation interne Section 1: Dispositions concernant l’exécution de la dosimétrie (méthodes de surveillance)
Art. 32 Surveillance d’incorporation 1 La surveillance individuelle d’incorporation s’effectue par la mesure de l’activité accumulée dans l’organisme ou excrétée.
2 La méthode de mesure doit satisfaire aux exigences fixées à l’annexe 10.
3 Si l’on peut apporter la preuve, à l’intention de l’autorité de surveillance, qu’une autre méthode, ou qu’un autre intervalle de surveillance, sont équivalents ou meilleurs que ceux indiqués à l’annexe 10, des aménagements aux mesures d’incorporation, conformément à l’art. 33, al. 1, let. b, sont admis.
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Art. 33 Méthodes de mesure
1 La surveillance d’incorporation s’effectue à l’aide:
a. d’une mesure simplifiée (mesure de tri) effectuée par l’entreprise selon les consignes de l’autorité de surveillance; b. d’une mesure effectuée à l’aide d’un équipement approprié par un service de dosimétrie individuelle agréé (mesure d’incorporation). 2 Les résultats des mesures de tri ne sont pas utilisés pour déterminer une dose.
3 Une mesure d’incorporation doit être effectuée lorsque le résultat d’une mesure de tri est situé au-dessus d’un seuil de mesure spécifique au nuclide et indiqué à l’annexe 10.
Art. 34 Intervalles de surveillance 1 Les intervalles de mesure sont indiqués à l’annexe 10 pour quelques radionuclides.
2 Pour les radionuclides qui n’y figurent pas, on doit choisir les intervalles de sur- veillance de sorte qu’une incorporation ayant lieu au début ou à la fin de l’intervalle ne conduise pas, dans la mesure du possible, à une sous-estimation, ou à une sures- timation, d’un facteur supérieur à 3. 3 Pour les substances radioactives ayant une période effective très courte (inférieur à 1 jour), la surveillance d’incorporation s’effectue par des mesures de tri fréquentes, par exemple chaque jour de travail.
Art. 35 Mélanges de radionuclides
1 Lorsque l’on peut admettre qu’une composition de nuclides est stable, on peut
limiter la mesure d’incorporation à un nuclide directeur. 2 La détermination de la dose à partir des mesures du radionuclide directeur doit être documentée.
Art. 36 Mesure de la concentration d’activité dans l’air ambiant Dans des cas particuliers, et avec l’assentiment de l’autorité de surveillance, une mesure de la concentration d’activité dans l’air ambiant peut remplacer la sur- veillance individuelle d’incorporation.
Art. 37 Radionuclides particuliers Si, pour un radionuclide particulier, il n’existe pas de service de mesure d’incorpo- ration agréé, les autorités de surveillance décident auprès de quels services et par quelles procédures (fréquence et méthode de mesure) les analyses correspondantes doivent être effectuées.
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Section 2: Exigences minimales pour les services de mesure de tri et conditions régissant pour l’agrément des services de mesure d’incorporation
Art. 38 Mesures de tri 1 Les exigences concernant les mesures de tri sont fixées de cas en cas par l’autorité de surveillance. Elles comprennent des exigences minimales concernant la mesure, la calibration, le rattachement métrologique ainsi que l’assurance de qualité.
2 Les résultats des mesures de tri doivent être enregistrés.
Art. 39 Agrément des services de mesure d’incorporation
1 L’agrément d’un service de mesure d’incorporation selon les art. 45 à 47 ORaP
concerne des radionuclides définis. 2 Lors des analyses d’excréta, les mesures d’activité, respectivement de concentra- tions radioactives doivent pouvoir être déterminées avec un écart à la valeur de référence inférieur à 20 %, pour des activités situées entre 10 et 100 fois le seuil de mesure selon l’annexe 10. 3 Pour les mesures directes, l’activité mesurée sur un fantôme approuvé par l’autorité qui délivre l’agrément, doit pouvoir être déterminée, pour des activités situées entre le seuil de mesure selon l’annexe 10 et une valeur 100 fois supérieure. Dans ce domaine, la valeur de mesure ne doit pas s’écarter de la valeur de référence de plus de 20 %. 4 Les systèmes de mesure doivent correspondre à l’état de la technique et être ratta- chés à un standard reconnu par l’Office fédéral de métrologie (OFMET).
Section 3: Modèles standard pour les calculs
Art. 40 Calcul standard 1 Le calcul standard de la dose effective engagée s’effectue selon des indications données à l’annexe 9. 2 Les données spécifiques aux nuclides devront être utilisées pour ce calcul sont indiquées à l’annexe 10. 3 Pour le calcul de la dose, dans les conditions de routine, on admet que l’incorpo- ration a eu lieu au milieu de l’intervalle de surveillance. Lorsque l’on connaît le moment de l’incorporation, on doit en tenir compte dans le calcul. 4 Si l’on démontre que la substance radioactive, sous la forme où elle est utilisée, présente un métabolisme différent de celui du modèle standard, on doit utiliser, avec l’assentiment de l’autorité qui délivre l’agrément, un modèle pour les mesures d’incorporation mieux adapté à la situation.
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Chapitre 4: Dispositions finales
Art. 41 Dispositions transitoires Le détenteur de l’autorisation doit pourvoir à ce que les personnes de son entreprise qui sont exposées aux radiations dans l’exercice de leur profession soient soumises au plus tard dès le 1er janvier 2001 à des mesures de dose permettant la détermina- tion de l’irradiation externe et interne correspondant à la présente ordonnance.
Art. 42 Entrée en vigueur La présente ordonnance entre en vigueur le 1 er janvier 2000.
28 septembre 1999 Département fédéral de l’intérieur: Dreifuss
7 octobre 1999 Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication: Leuenberger
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Annexe 1 (art. 2)
Définitions
Incorporation chronique Absorption chronique de substances radioactives dans l’organisme humain par ingestion, inhalation ou pénétration à travers la peau.
Fading Différence relative entre la valeur de mesure et la valeur de référence en fonction du laps de temps entre l’irradiation et l’évaluation, en % de la valeur de référence (%/mois).
Fluence En un point dans un champ de radiation, nombre de particules entrant dans une petite sphère centrée en ce point, divisé par la surface d’un grand cercle de la sphère (cm-2). Période effective La période effective est calculée comme suit à partir de la période biologique et de la période physique d’un radionuclide: T½ biol ⋅ T½ phys T½ eff = T½ biol + T½ phys
Mesure d’incorporation Détermination de la dose effective engagée E50, sur la base de la mesure de l’activité corporelle ou de celle d’excréta.
Kerma En un point dans la matière, somme des énergies cinétiques des particules ionisantes chargées libérées par des radiations ionisantes non chargées, par unité de masse de matière (kinetic energy released in material) (J/kg, Gy).
Nuclide directeur Nuclide représentatif d’un mélange de nuclides en ce qui concerne la détermination de la dose.
Mesure de tri Procédé de mesure utilisé pour mettre en évidence une incorporation sans détermi- ner la dose effective correspondante.
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Annexe 2 (art. 18)
Courbes en trompette
pour H t ≤ H 0 : 0 ≤ H m ≤ 2H 0
1 2H 0 H0 1 − ≤ H m / H t ≤ 1.5 1 + pour H t > H 0 : 1.5 H 0 + H t 2 H 0 + H t
Ht est la valeur de référence de la grandeur opérationnelle Hm est la valeur de dose déterminée dans les conditions de routine H0 est la plus faible dose qui doit être mesurable (voir annexes 3 à 7)
2
Hm / Ht 1
0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Ht / H0
2
Hm / H t 1
0 0.1 1 10 100 1000 Ht / H0
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Annexe 3 (art. 19 et 21, al. 3)
Exigences concernant un dosimètre individuel pour les photons
a. Grandeurs de mesure Hp(10) et Hp(0,07)
b. Dose la plus faible qui doit être mesurable H0 = 0,1 mSv pour Hp(10) H0 = 1 mSv pour Hp(0,07)
c. Domaine de mesure H0 jusqu’à 5 Sv
d. Linéarité Ecart < 15 % entre 1 mSv et 5 Sv
e. Dépendance énergétique Pour les photons d’énergie située entre 20 keV et 5 MeV Hm 0,7 ≤ ≤ 1,3 pour Hp(10) Ht
Pour les photons d’énergie située entre 10 keV et 300 keV; jusqu’à 5 MeV en condition d’équilibre électronique secondaire Hm 0,7 ≤ ≤ 1,3 pour Hp(0,07) Ht
f. Dépendance directionnelle < 20 % jusqu’à 60° pour des énergies > 60 keV
g. Reproductibilité Ecart standard s ≤ 10% pour Hp(10) et Hp(0,07)
h. Fading Effet < 10 %/mois
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Annexe 4 (art. 19 et 21, al. 3)
Exigences concernant un dosimètre individuel pour le rayonnement bêta
a. Grandeur de mesure Hp(0,07)
b. Dose la plus faible qui doit être mesurable H0 = 1 mSv
c. Domaine de mesure H0 jusqu’à 5 Sv
d. Linéarité Ecart < 15 % entre 1 mSv et 5 Sv
e. Dépendance énergétique Pour le rayonnement bêta du thallium-204 ou du krypton-85: Hm 0,1 ≤ ≤ 2,0 Ht
Au cas où le système a été étalonné avec un rayonnement photonique, l’exigence supplémentaire suivante s’applique pour le rayonnement bêta du strontium-90/yttrium-90: Hm 0,5 ≤ ≤ 2,0 Ht
f. Reproductibilité Ecart standard s ≤ 10%
g. Fading Effet < 10 %/mois
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Annexe 5 (art. 19 et 21, al. 3)
Exigences concernant un dosimètre individuel pour les neutrons
a. Grandeur de mesure Hp(10)
b. Dose la plus faible qui doit être mesurable H0 = 0,5 mSv
c. Domaine de mesure H0 jusqu’à 5 Sv
d. Linéarité Ecart < 30 % entre 1 mSv et 5 Sv
e. Dépendance énergétique Hm 0,3 ≤ ≤ 3,0 Ht
pour les spectres de radiation dans lesquels le dosimètre est utilisé.
f. Reproductibilité Ecart standard s ≤ 50%
g. Fading Effet < 30 %/mois
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Annexe 6 (art. 19 et 21, al. 3)
Exigences concernant un dosimètre des extrémités pour les photons
a. Grandeur de mesure Hp(0,07)
b. Dose la plus faible qui doit être mesurable H0 = 1 mSv
c. Domaine de mesure H0 jusqu’à 5 Sv
d. Linéarité Ecart < 15 % entre 1 mSv et 5 Sv
e. Dépendance énergétique Pour les photons d’énergie située entre 10 keV et 300 keV; jusqu’à 1,5 MeV en condition d’équilibre électronique secondaire Hm 0,5 ≤ ≤ 2,0 Ht
f. Dépendance directionnelle < 20 % jusqu’à 60° pour des énergies > 60 keV
g. Reproductibilité Ecart standard s ≤ 15%
h. Fading Effet < 10 %/mois
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Annexe 7 (art. 19 et 21, al. 3)
Exigences concernant un dosimètre des extrémités pour le rayonnement bêta
a. Grandeur de mesure Hp(0,07)
b. Dose la plus faible qui doit être mesurable H0 = 1 mSv
c. Domaine de mesure H0 jusqu’à 5 Sv
d. Linéarité Ecart < 15 % entre 1 mSv et 5 Sv
e. Dépendance énergétique Pour le rayonnement bêta du thallium-204 ou du krypton-85: Hm 0,1 ≤ ≤ 2,0 Ht
Au cas où le système a été étalonné avec un rayonnement photonique, l’exigence supplémentaire suivante s’applique pour le rayonnement bêta du strontium-90/yttrium-90: Hm 0,5 ≤ ≤ 2,0 Ht
f. Reproductibilité Ecart standard s ≤ 15%
g. Fading Effet < 10 %/mois
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Annexe 8 (art. 24 et 27)
Coefficients de conversion a. Coefficients de conversion pour les photons Coefficients de conversion du kerma dans l’air à la dose individuelle en profondeur Hp(10) et à la dose individuelle en surface Hp(0,07) applicable à un dosimètre indi- viduel placé sur un fantôme parallélépipédique (art. 23) Qualité/ Energie Coefficients de conversion (Sv/Gy) Source moyenne (keV) hp(10; α) pour un angle α de hp(0,07; α) pour un angle α de
0° 15° 30° 45° 60° 0° 15° 30° 45° 60° N – 15 12 0,96 0,95 0,95 0,95 0,93 N – 20 16 0,98 0,98 0,98 0,98 0,97 N – 25 20 0,55 0,54 0,50 0,41 0,28 1,03 1,03 1,03 1,02 1,02 N – 30 24 0,79 0,77 0,74 0,65 0,49 1,10 1,10 1,10 1,09 1,07 N – 40 33 1,17 1,15 1,12 1,02 0,85 1,27 1,26 1,26 1,23 1,19 N – 60 48 1,65 1,63 1,59 1,47 1,27 1,55 1,54 1,53 1,49 1,42 Am - 241 59 1,89 1,87 1,83 1,72 1,50 1,72 1,71 1.69 1,65 1,57 N – 80 65 1,88 1,86 1,83 1,71 1,50 1,72 1,70 1,70 1,65 1,58 N – 100 83 1,88 1,87 1,82 1,73 1,53 1,72 1,70 1,70 1,66 1,60 N – 120 100 1,81 1,79 1,76 1,68 1,51 1,67 1,66 1,65 1,62 1,58 N – 150 118 1,73 1,71 1,68 1,61 1,46 1,61 1,60 1,60 1,58 1,54 N – 200 164 1,57 1,56 1,55 1,49 1,38 1,49 1,49 1,49 1,49 1,46 N – 250 208 1,48 1,48 1,47 1,42 1,33 1,42 1,42 1,42 1,43 1,43 N – 300 250 1,42 1,42 1,41 1,38 1,30 1,38 1,38 1,38 1,40 1,40 Cs - 137 662 1,21 1,22 1,22 1,22 1,19 1,21 1,21 1,22 1,23 1,26 Co - 60 1250 1,15 1,15 1,15 1,16 1,14 1,15 1,15 1,15 1,16 1,14 Ti (Target) 5140 1,11 1,11 1,11 1,11 1,11 1,11 1,11 1,11 1,11 1,11 Références: ICRP 74, ISO 4037-3 Coefficients de conversion du kerma dans l’air à la dose individuelle en surface Hp(0,07) applicable à un dosimètre des extrémités placé sur un fantôme-tige ISO en PMMA (art. 23) Qualité Energie moyenne (keV) Coefficients de conversion hp(0,07) (Sv/Gy) N - 15 12 0,95 N - 20 16 0,98 N - 25 20 1,00 N - 30 24 1,03 N - 40 33 1,07 N - 60 48 1,11 Am - 241 59 1,14 N - 80 65 1,15 N - 100 83 1,17 N - 120 100 1,17 N - 150 118 1,17 N - 200 164 1,16 N - 250 208 1,15 N - 300 250 1,14 Cs - 137 662 1,12 Références: ISO 4037-3, Grosswendt, Radiat. Prot. Dosim. 59 (1995), 165-179.
857
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
b. Coefficients de conversion pour les neutrons Coefficients de conversion hpΦ(10;α) de la fluence neutronique Φ à la dose indivi- duelle en profondeur Hp(10) applicable à un dosimètre individuel placé sur un fan- tôme parallélépipédique (art. 23) Source de neutrons/ hpΦ(10; α) en pSv.cm2 pour un angle α de Energie des neutrons (MeV) 0° 15° 30° 45° 60° 252Cf (D2O-modéré) 110 109 109 102 87,4 252Cf 400 397 409 389 346 241Am-Be (α,n) 411 409 424 415 383
Neutrons thermiques 11,4 10,6 9,11 6,61 4,04 0,024 20,2 19,9 17,2 13,6 7,85 0,144 134 131 121 102 69,9 0,250 215 214 201 173 125 0,57 355 349 347 313 245 1,2 433 427 440 412 355 2,5 437 434 454 441 410 2,8 433 431 451 441 412 3,2 429 427 447 439 412 5,0 420 418 437 435 409 14,8 561 563 581 572 576 19,0 600 596 621 614 620 30 515 515 515 515 515 50 400 400 400 400 400 75 330 330 330 330 330 100 285 285 285 285 285 Références: ISO 8529-3, ICRP 74.
Explication: Les valeurs au-dessus de 30 MeV ont été considérées comme identiques aux coeffi- cients de conversion pour l’obtention de H*(10).
858
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
c. Coefficients de conversion pour les électrons Energie (MeV) Coefficients de conversion Hp(0,07)/Φ (nSv.cm2)
0,10 1,661 0,15 1,229 0,20 0,834 0,30 0,542 0,40 0,455 0,50 0,403 0,60 0,366 0,70 0,344 0,80 0,329 1,00 0,312 1,50 0,287 2,00 0,279 2,50 0,278 3,00 0,276 Références: ICRP 74
d. Coefficients de conversion spécifiques aux sources bêta standard usuelles Source Coefficients de conversion Hp(0,07)/Da (Sv/Gy)
Strontium/Yttrium-90 1,24 Thallium-204 1,20 Krypton-85 1,16 Promethium-147 0,23 Références: communication NPL
859
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
Annexe 9 (art. 40)
Interprétation de la mesure d’incorporation
Pour l’interprétation en situation normale, on admet que l’incorporation est due à une inhalation. La dose effective engagée E50, grandeur dosimétrique opérationnelle en cas d’incorporation, s’obtient en multipliant l’activité incorporée I par la gran- deur d’appréciation e inh (voir ORaP, annexe 3): E50 = einh ⋅ I (1) La fraction de l’activité se trouvant au temps t après une incorporation par inhalation dans un organe ou une excrétion est donnée par la fonction m(t). On a ainsi: M (t ) = I ⋅ m( t ) (2) où M(t) est l’activité dans l’organe ou l’excrétion (valeur de mesure). La dose effec- tive engagée E50 s’obtient ainsi à partir de M(t): M (t ) e E50 = einh ⋅ I = einh = M (t ) ⋅ inh (3) m( t ) m (t )
Lorsque l’intervalle de temps t entre l’incorporation et la mesure est connu (surveillance spéciale), la dose effective engagée E50 se calcule à partir de M(t) avec la formule (3). Lors de la surveillance de routine, on admet que l’incorporation a eu lieu au milieu de l’intervalle T entre 2 mesures (ainsi t = T/2). La dose effective engagée E50 s’obtient à partir de la grandeur M et des valeurs tabulées de e inh/m(t) comme suit: M (t ) einh E50 = einh ⋅ = M (t ) ⋅ (4) m(T / 2) m(T / 2)
Lorsqu’une incorporation nettement supérieure à la limite de détection a eu lieu et que la période effective est comparable ou supérieure à l’intervalle de surveillance, cette incorporation aura une incidence sur les mesures ultérieures. Dans ce cas, la contribution des incorporations antérieures à la mesure en cours devra être calculée et soustraite. Cette correction se calcule par extrapolation de l’incorporation anté- rieure Ia au moment de la nouvelle mesure, ceci à l’aide du facteur m(∆t). ∆t est l’intervalle de temps entre le moment (supposé) de l’incorporation précédente et la nouvelle mesure. La contribution Mn à la nouvelle mesure M(t) provenant de la nouvelle incorporation se calcule, à partir de la valeur Ma de la mesure précédente, comme suit: Ma M n ( t ) = M ( t ) − I a ⋅ m ( ∆t ) = M ( t ) − ⋅ m ( ∆t ) (5) m(T / 2)
860
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
n La dose effective engagée E50 due à la nouvelle incorporation se calcule à l’aide de la formule (4) comme suit: einh einh einh m ( ∆t ) n E50 = M n (t ) ⋅ = M (t ) ⋅ − Ma ⋅ ⋅ (6) m(T / 2) m(T / 2) m(T / 2) m(T / 2) a ou, à l’aide de la dose effective engagée E50 de l’incorporation précédente: einh m( ∆t ) einh n E50 = M (t ) ⋅ − E50 a ⋅ = M (t ) ⋅ − E50 a ⋅ k ( ∆t ) (7) m(T / 2) m(T / 2) m(T / 2)
Dans le cas de la surveillance de routine, les facteurs de correction k ( ∆t ) = m( ∆t ) / m(T / 2) (8) peuvent être calculés à partir des valeurs de m(t). Le laps de temps ∆t prend les valeurs (n+1/2).T, où n est le nombre d’intervalles séparant le moment de l’incorpo- ration et la mesure. Les valeurs m(t) sont données dans la publication 78 de la CIPR, sous forme tabulée et sous forme graphique. Dans le cas où ∆t = 3.T/2 les valeurs de k(∆t) sont données à l’annexe 10. En pratique, on ne tiendra compte de ces correc- tions que si leur contribution à la dose est supérieure à 10 %. Dans les situations pratiques où l’on peut admettre que l’incorporation est chronique (par exemple dans le cas du tritium ou de l’iode-125), on utilisera les facteurs prévus à cet effet à l’annexe 10.
861
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
Annexe 10 (art. 32, 33, 34, 39 et 40)
Fiches spécifiques aux radionuclides
Liste des radionuclides:
1. H-3 sous forme HTO 863
2. C-14 864 3. P-32 865 4. P-33 866 5. S-35 867
6. Ca-45 868
7. Cr-51 869
8. Fe-59 870
9. Co-58 871
10. Co-60 872
11. Sr-85 873
12. Sr-89 874
13. Sr-90 875
14. Tc-99m 876
15. I-123 877 16. I-125 878 17. I-131 879
18. Cs-134 880
19. Cs-137 881
20. Th-232 882
21. U-235 883 22. U-238 884
23. Np-237 885
24. Pu-239 886
25. Am-241 887
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
1. H-3 sous forme de HTO
1. Métabolisme
Le tritium sous forme d’eau tritiée peut être incorporé par inhalation, ingestion ou absorp- tion à travers la peau. 97 % du tritium se mélange rapidement avec l’eau corporelle et est éliminé, principalement par l’urine, avec une période de 10 jours. Le 3 % restant est lié organiquement et éliminé avec une période de 40 jours. Ainsi l’irradiation est pratiquement proportionnelle à la concentration du tritium dans l’urine. Les travailleurs, qui manipulent de la peinture luminescente ou des aiguilles et des cadrans lumineux, sont soumis à une incorporation chronique de tritium. Dans ce cas, un équilibre s’établit entre l’activité corpo- relle et celle de l’urine et la dose doit être calculée à l’aide d’un modèle d’incorporation chronique.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe d’un échantillon d’urine par scintillation liquide. Seuil de mesure: 42' 000 Bq/l Mesure d’incorporation Mesure par scintillation liquide de la concentration en tritium de l’urine C u en Bq/l .
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: 1 jour
4.Interprétation en cas d’incorporation unique t einh/m(t) E50 = Cu.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq]
1 0,78×10 -9 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,86×10 -9 Cu: Valeur de mesure en Bq/l 3 0,90×0 -9 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,95×10 -9 m(t): Fraction excrétée dans l’urine journalière (= 1,4 l) en l-1 5 1,1×10 -9 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 1,1×10 -9 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 1,2×10 -9 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 2,0×10 -9 30 5,3×10 -9 45 13×10 -9
5. Interprétation en cas d’incorporation chronique
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = Cu.1,4.10-9 (Sv par intervalle de sur- veillance)
863
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
2. C-14
1. Métabolisme
Le modèle standard a été développé pour des composés de carbone qui sont métabolisés ou utilisés comme source d’énergie (carbone alimentaire). On admet que de tels composés, en cas d’inhalation, sont résorbés à 100 % dans l’organisme et se répartissent uniformément dans le corps par voie sanguine. Ils sont ensuite éliminés à raison de 1,7 % par l’urine avec une période biologique de 40 jours. Beaucoup de composés organiques marqués au carbone-14 ne sont pas résorbés dans l’organisme et sont éliminés principalement par voie urinaire avec des périodes biologiques de l’ordre de l’heure, voire du jour.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri (obligatoire, sauf pour le carbone alimentaire) Mesure directe d’un échantillon d’urine par scintillation liquide. Seuil de mesure: 200 Bq/l. Mesures journalières lorsque le seuil de mesure est dépassé. Une mesure d’incorporation est obligatoire lorsque le seuil de mesure est dépassé durant une semaine. Mesure d’incorporation Mesure par scintillation liquide de la concentration en carbone-14 de l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps t entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 1 semaine Tmesure: 30 jours tévénement: 1 jour
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure.
Lorsque la période biologique est sensiblement inférieure à 40 jours, on procède à un calcul de dose spécifique conformément à l’art. 40, al. 4. t einh/m(t) E50 = Cu.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq]
1 4,3×10 -6 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 2,9×10 -6 Cu: Valeur de mesure en Bq/l 3 2,9×10 -6 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 2,9×10 -6 m(t): Fraction excrétée dans l’urine journalière (= 1,4 l) en l-1 5 3,0×10 -6 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 3,0×10 -6 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t = T/2 7 3,1×10 -6 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 3,5×10 -6 30 4,5×10 -6 45 5,8×10 -6
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = Cu ⋅ 3,5 ⋅ 10 −6 − E50 a ⋅ 0,60
864
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
3. P-32
1. Métabolisme
Environ 70 % du phosphate inhalé (classe d’absorption type M) est rapidement éliminé via le nez, le tube digestif (part de résorption f1 = 0,8) et l’urine. Le phosphate qui atteint la circulation sanguine est résorbé à environ 70 % dans les tissus mous et les os. La durée de séjour de cette fraction est déterminée par la période physique, de même que par l’élimination relativement rapide depuis les tissus mous par la voie urinaire (période:
19 jours).
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe d’un échantillon d’urine par scintillation liquide Seuil de mesure: 200 Bq/l Mesure d’incorporation Mesure par scintillation liquide de la concentration en phosphore-32 de l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps t entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: 2 jours
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = Cu.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq]
1 0,011×10 -5 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,018×10 -5 Cu: Valeur de mesure en Bq/l 3 0,029×10 -5 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,043×10 -5 m(t): Fraction excrétée dans l’urine journalière (= 1,4 l) en l-1 5 0,056×10 -5 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 0,073×10 -5 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 0,090×10 -5 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 0,27×10 -5 30 0,92×10 -5 45 3,1×10 -5
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = Cu ⋅ 2,7 ⋅ 10 −6 − E50 a ⋅ 0,09
865
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
4. P-33
1. Métabolisme
Environ 70 % du phosphate inhalé (classe d’absorption type M) est rapidement éliminé via le nez, le tube digestif (part de résorption f1 = 0,8) et l’urine. Le phosphate qui atteint la circulation sanguine est résorbé à environ 70 % dans les tissus mous et les os. La durée de séjour de cette fraction est déterminée par la période physique, de même que par l’élimination relativement rapide depuis les tissus mous par la voie urinaire (période:
19 jours).
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe d’un échantillon d’urine par scintillation liquide. Seuil de mesure: 200 Bq/l Mesure d’incorporation Mesure par scintillation liquide de la concentration en phosphore-33 de l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: 2 jours
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = Cu.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq]
1 0,049×10 -6 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,079×10 -6 Cu: Valeur de mesure en Bq/l 3 0,12×10 -6 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,18×10 -6 m(t): Fraction excrétée dans l’urine journalière (= 1,4 l) en l-1 5 0,23×10 -6 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 0,28×10 -6 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 0,34×10 -6 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 0,87×10 -6 30 2,2×10 -6 45 5,4×10 -6
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = Cu ⋅ 0,87 ⋅ 10 −6 − E50 a ⋅ 0,16
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
5. S-35
1. Métabolisme
En cas d’inhalation, les composés inorganiques à base de soufre (classe d’absorption type M) sont rapidement éliminés à raison de 85 % via le nez, le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,8) et l’urine. La fraction qui atteint la circulation sanguine est seulement accumulée à raison de 20 % dans les tissus mous. La période biologique de cette composante est de 20 jours. Une faible fraction est accumulée à long terme et décroît avec la période physique de
87 jours.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe d’un échantillon d’urine par scintillation liquide. Seuil de mesure: 150 Bq/l Mesure d’incorporation Mesure de l’activité de l’urine en Bq/l par scintillation liquide après extraction chimique (précipitation des sulfates)
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 60 jours Tmesure: 60 jours tévénement: 1 jour
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = Cu.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq]
1 0,0070×10 -6 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,057×10 -6 Cu: Valeur de mesure en Bq/l 3 0,42×10 -6 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,77×10 -6 m(t): Fraction excrétée dans l’urine journalière (= 1,4 l) en l-1 5 0,81×10 -6 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 0,86×10 -6 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t = T/2 7 0,91×10 -6 15 1,2×10 -6 Intervalle de surveillance T = 60 jours 30 2,1×10 -6 60 5,7×10 -6 90 14×10 -6
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 60 jours: E50 = Cu ⋅ 2,1 ⋅ 10 −6 − E50 a ⋅ 0,15
867
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
6. Ca-45
1. Métabolisme
Environ 90 % du calcium inhalé (classe d’absorption type M) est rapidement éliminé via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,3). Le calcium qui atteint la circulation sanguine est résorbé dans les os et les tissus mous. Dans le cas du calcium-45, la période physique de 163 jours détermine chez l’adulte la durée de séjour dans les os. La période biologique détermine le séjour dans les tissus mous. A partir de là, le calcium est éliminé à part égale par l’urine et les selles.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure d’un échantillon d’urine par scintillation liquide. Seuil de mesure: 150 Bq/l Mesure d’incorporation Mesure par scintillation liquide de la concentration en calcium-45 dans l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: 2 jours
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = Cu.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq]
1 0,29×10 -6 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,63×10 -6 Cu: Valeur de mesure en Bq/l 3 0,87×10 -6 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 1,1×10 -6 m(t): Fraction excrétée dans l’urine journalière (=1,4 l) en l-1 5 1,2×10 -6 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 1,5×10 -6 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 1,6×10 -6 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 3,2×10 -6 30 8,1×10 -6 45 17×10 -6
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = Cu ⋅ 3, 2 ⋅ 10 −6 − E50 a ⋅ 0,19
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
7. Cr-51
1. Métabolisme
Le métabolisme du chrome dépend de sa forme chimique (Cr III ou Cr VI). Comme on admet dans le modèle dosimétrique que les petites quantités de chrome-III inhalé sont oxy- dées en chrome-VI dans le poumon et que d’autre part le chrome-VI en circulation est réduit en chrome-III, les différences disparaissent presque complètement. 90 % du chrome inhalé (classe d’absorption type M) est rapidement éliminé via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,1). Le chrome qui atteint la circulation sanguine est accumulé à 25 % à plus long terme dans le corps entier. Dans le cas du chrome-51, cette contribution est négli- geable à cause de la période physique de 28 jours.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe du rayonnement gamma à l’aide d’un instrument de mesure de l’activité thoracique Seuil de mesure: 120 '000 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un anthropogammamètre de l’activité Cr-51 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 0,071×10 -9 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,13×10 -9 M: Valeur de mesure en Bq 3 0,23×10 -9 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,31×10 -9 m(t): Fraction de rétention 5 0,37×10 -9 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 0,41×10 -9 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 0,45×10 -9 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 0,67×10 -9 30 1,2×10 -9 45 2,0×10 -9
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = M ⋅ 0,67 ⋅ 10 −9 − E50 a ⋅ 0,34
869
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
8. Fe-59
1. Métabolisme
Le fer inhalé (classe d’absorption type M) est résorbé à raison de 10 % par le corps, le reste étant éliminé en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,1). L’activité résorbée est à 70 % incorporée dans l’hémoglobine et le reste est accumulé dans d’autres organes. Une fois métabolisé le fer est soigneusement retenu par le corps. Pour un contenu corporel d’environ 3,5 g, la quantité journalière excrétée n’est que de 0,6 mg. Ainsi c’est la période physique de 44,5 jours du fer-59 qui détermine sa durée de séjour dans l’organisme.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe du rayonnement gamma à l’aide d’un instrument de mesure de l’activité thoracique. Seuil de mesure: 2'500 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un anthropogammamètre de l’activité Fe-59 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 0,64×10 -8 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 1,1×10 -8 M: Valeur de mesure en Bq 3 1,8×10 -8 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 2,3×10 -8 m(t): Fraction de rétention 5 2,7×10 -8 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 2,7×10 -8 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 2,9×10 -8 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 3,4×10 -8 30 4,4×10 -8 45 5,8×10 -8 60 7,4×10 -8
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours : E50 = M ⋅ 3,4 ⋅ 10 −8 − E50 a ⋅ 0,59
870
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
9. Co-58
1. Métabolisme
Le cobalt inhalé (classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quel- ques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,05) et l’urine. Seulement 10 % séjourne plus longtemps dans le corps, principalement dans les poumons. Dans le cas du cobalt-58, la durée de séjour de cette fraction est déterminée principalement par la pé- riode physique de 70,8 jours.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe du rayonnement gamma à l’aide d’un instrument de mesure de l’activité thoracique. Seuil de mesure: 2'600 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un anthropogammamètre de l’activité Co-58 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 0,35×10 -8 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,68×10 -8 M: Valeur de mesure en Bq 3 1,2×10 -8 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 1,8×10 -8 m(t): Fraction de rétention 5 2,2×10 -8 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 2,5×10 -8 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 2,6×10 -8 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 3,2×10 -8 30 4,3×10 -8 45 5,3×10 -8 60 6,8×10 -8 90 10×10 -8
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = M ⋅ 3,2 ⋅ 10 −8 − E50 a ⋅ 0,60
871
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
10. Co-60
1. Métabolisme
Le cobalt inhalé (classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quel- ques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,05) et l’urine. Seulement 10 % séjourne plus longtemps dans le corps, principalement dans les poumons. Dans le cas du cobalt-60, la durée de séjour de cette fraction est déterminée principalement, à cause de la longue période physique, par les mécanismes de clearance pulmonaire.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe du rayonnement gamma à l’aide d’un instrument de mesure de l’activité thoracique. Seuil de mesure: 1200 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un anthropogammamètre de l’activité en Co-60 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 180 jours Tmesure: 180 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 0,35×10 -7 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,68×10 -7 M: Valeur de mesure en Bq 3 1,2×10 -7 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 1,7×10 -7 m(t): Fraction de rétention 5 2,1×10 -7 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 2,3×10 -7 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t = T/2 7 2,5×10 -7 15 2,8×10 -7 30 3,1×10 -7 60 3,8×10 -7 Intervalle de surveillance T = 180 jours 90 4,3×10 -7 180 5,3×10 -7 270 6,1×10 -7
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 180 jours: E50 = M ⋅ 4,3 ⋅10 −7 − E50 a ⋅ 0,70
872
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
11. Sr-85
1. Métabolisme
Le strontium-85 inhalé (classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,01). Environ 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour de cette fraction est déterminée par la période physique du strontium-85. La faible quantité de strontium qui atteint la circula- tion sanguine est intégrée aux os ou est éliminée, principalement par voie urinaire.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe du rayonnement gamma à l’aide d’un instrument de mesure de l’activité thoracique. Seuil de mesure: 6400 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un anthropogammamètre de l’activité de Sr-85 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 0,13×10 -8 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,26×10 -8 M: Valeur de mesure en Bq 3 0,49×10 -8 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,72×10 -8 m(t): Fraction de rétention 5 0,90×10 -8 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 1,0×10 -8 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 1,1×10 -8 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 1,3×10 -8 30 1,7×10 -8 45 2,2×10 -8 60 2,8×10 -8 90 4,3×10 -8
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = M ⋅1,3 ⋅ 10 −8 − E50 a ⋅ 0,59
873
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
12. Sr-89
1. Métabolisme
Le strontium-89 inhalé (classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,01). Environ 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour de cette fraction est déterminée par la période physique du strontium-89. La faible quantité de strontium qui atteint la circula- tion sanguine est intégrée aux os ou est éliminée, principalement par voie urinaire.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe d’un échantillon d’urine par scintillation liquide. Seuil de mesure: 0,5 Bq/l Mesure d’incorporation Mesure par scintillation liquide aprés séparation chimique de la concentration en Sr-89 dans l’urine Cu en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: 1 jour
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = Cu.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq]
1 0,0098×10 -3 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,024×10 -3 Cu: Valeur de mesure en Bq/l 3 0,037×10 -3 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,049×10 -3 m(t): Fraction excrétée dans l’urine journalière (=1,4 l) en l-1 5 0,065×10 -3 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 0,080×10 -3 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 0,096×10 -3 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 0,26×10 -3 30 0,65×10 -3 45 1,5×10 -3 60 2,6×10 -3
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E50 = Cu ⋅ 0,26 ⋅10 −3 − E50 a ⋅ 0,17
874
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
13. Sr-90
1. Métabolisme
Le strontium-90 inhalé (classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 0,01). Environ 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour de cette fraction est déterminée, à cause de la longue période physique, par les mécanismes de clearance pulmonaire. Le stron- tium qui atteint la circulation sanguine est intégré aux os ou est éliminé, principalement par voie urinaire.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe d’un échantillon d’urine par scintillation liquide. Seuil de mesure: 0,05 Bq/l Mesure d’incorporation Mesure par scintillation liquide après séparation chimique de la concentration en Sr-90 dans l’urine Cu en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 30 jours tévénement: 1 jour
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = Cu.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq]
1 0,13×10 -3 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,32×10 -3 Cu: Valeur de mesure en Bq/l 3 0,49×10 -3 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,67×10 -3 m(t): Fraction excrétée dans l’urine journalière (=1,4 l) en l-1 5 0,83×10 -3 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 0,98×10 -3 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 1,2×10 -3 pose t = T/2 Intervalle de surveillance T = 30 jours 15 2,7×10 -3 30 6,0×10 -3 45 11×10 -3 60 16×10 -3
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: −3 a E 50 = C u ⋅ 2 , 7 ⋅ 10 − E 50 ⋅ 0, 25
875
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
14. Tc-99m
1. Métabolisme
Le technétium se fixe de façon active dans la thyroïde, les glandes salivaires, l’estomac et l’intestin. On admet que le reste de l’activité se répartit uniformément dans tout l’organisme. L’excrétion a lieu par les selles et l’urine (taux de résorption f1 = 0,8).
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure du rayonnement direct avec un instrument de mesure du débit de dose ou un moni- teur de contamination placé devant l’estomac ou selon le cas, devant la thyroïde. Seuil de mesure: 1 µSv/h au niveau de l’estomac Mesure d’incorporation Mesure de l’activité en technétium-99m à l’aide d’un anthropogammamètre.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: en fin de Tmesure: (en cas de dépassement tévénement: immédiatement journée du seuil de mesure)
4. Interprétation
A cause de la courte période physique (6 h), une interprétation standard des résultats de mesure n’est pas possible. En situation normale, les incorporations (kBq) conduisent à de faibles doses (10-5 mSv). En cas d’accident ou lors du dépassement du seuil de mesure, une enquête et une interprétation ad hoc s’avèrent nécessaires.
876
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
15. I-123
1. Métabolisme
L’iode inhalé (classe d’absorption type F) est exhalé à 50 %. L’autre moitié atteint rapide- ment la circulation sanguine (taux de résorption f1 = 1). De là environ 30 % est résorbé en 1 jour dans la glande thyroïde et 70 % est éliminé par voie urinaire. La période biologique dans la glande thyroïde est de 80 jours. La durée de séjour dans la thyroïde de l’iode-123 est ainsi déterminée par la période physique de 13,2 heures.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe de l’activité fixée dans la glande thyroïde avec un moniteur de contamina- tion. Seuil de mesure: 1400 Bq Mesure de l’incorporation Mesure à l’aide d’un moniteur thyroïdien de l’activité de I-123 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: en fin de journée Tmesure: en cas de dépassement tévénement: 6–12 h (= 12 h) du seuil de mesure
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
¼ 0,0022×10 -6 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv ½ 0,0020×10 -6 M: Valeur de mesure en Bq 1 0,0029×10 -6 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 1,5 0,0052×10 -6 m(t): Facteur de rétention 2 0,010×10 -6 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours. 3 0,034×10 -6 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t = T/2 4 0,12×10 -6 5 0,44×10 -6 6 1,5×10 -6 7 5,5×10 -6
877
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
16. I-125
1. Métabolisme
L’iode inhalé (classe d’absorption type F) est exhalé à 50 %. L’autre moitié atteint rapide- ment la circulation sanguine (taux de résorption f1 = 1). De là environ 30 % est résorbé en 1 jour dans la glande thyroïde et 70 % est éliminé par voie urinaire. La période biologique dans la glande thyroïde est de 80 jours et la période physique est de 60 jours.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe de l’activité fixée dans la glande thyroïde avec un moniteur de contamina- tion. Seuil de mesure: 1300 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un moniteur thyroïdien de l’activité de I-125 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 30 jours Tmesure: 90 jours tévénement: 6 – 12 h
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M⋅{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 0,56×10 -7 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,52×10 -7 M: Valeur de mesure en Bq 3 0,52×10 -7 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,56×10 -7 m(t): Facteur de rétention 5 0,56×10 -7 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours. 6 0,56×10 -7 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t = T/2 7 0,56×10 -7 15 0,66×10 -7 30 0,90×10 -7 Intervalle de surveillance T = 90 jours 45 1,2×10 -7 60 1,6×10 -7 90 2,6×10 -7 135 6,1×10 -7
5. Interprétation en cas d’incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 90 jours: E50 = M ⋅ 1,2 ⋅ 10 −7 − E50 a ⋅ 0,20
878
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
17. I-131
1. Métabolisme
L’iode inhalé (classe d’absorption type F) est exhalé à 50 %. L’autre moitié atteint rapide- ment la circulation sanguine (taux de résorption f1 = 1). De là environ 30 % est résorbé en 1 jour dans la glande thyroïde et 70 % est éliminé par voie urinaire. La période biologique dans la glande thyroïde est de 80 jours. La durée de séjour de l’iode-131 dans la thyroïde est ainsi déterminée par sa période physique de 8 jours.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe de l’activité fixée dans la glande thyroïde avec un moniteur de contamina- tion. Seuil de mesure: 2000 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un moniteur thyroïdien de l’activité de I-131 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: 7 jours Tmesure: 30 jours tévénement: 6 – 12 h
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 0,092×10 -6 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,092×10 -6 M: Valeur de mesure en Bq 3 0,10×10 -6 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,11×10 -6 m(t): Facteur de rétention 5 0,12×10 -6 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 0,13×10 -6 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on 7 0,15×10 -6 pose t = T/2 Intervalle de surveillance = 30 jours 15 0,31×10 -6 30 1,3×10 -6 45 5,2×10 -6
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 30 jours: E 50 = M ⋅ 0,31 ⋅ 10 −6 − E 50 a ⋅ 0, 06
879
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
18. Cs-134
1. Métabolisme
Le césium inhalé (classe d’absorption type F) est exhalé à 50 %. L’autre moitié atteint rapidement la circulation sanguine (taux de résorption f1 = 1). Cette fraction se répartit uniformément dans le corps entier. 10 % de cette activité est éliminé avec une période biologique de 2 jours, principalement par l’urine; le 90 % restant est éliminé avec une période biologique de 110 jours chez les hommes et 70 jours chez les femmes. Pour la surveillance d’incorporation, on utilise la période correspondant au métabolisme masculin.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe du rayonnement gamma avec un instrument de mesure de l’activité thoraci- que. Comme le césium passe rapidement du poumon dans le corps, on ne peut s’attendre à ce que cette mesure comprenne tout le césium inhalé. Ainsi on admet qu’elle ne compte que
50 % de l’activité incorporée.
Seuil de mesure: 6000 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un anthropogammamètre de l’activité de Cs-134 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement et la 1re mesure Ttri: 180 jours Tmesure: 180 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 0,16×10 -7 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,19×10 -7 M: Valeur de mesure en Bq 3 0,21×10 -7 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 0,22×10 -7 m(t): Fraction de rétention 5 0,22×10 -7 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 0,23×10 -7 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t=T/2 7 0,23×10 -7 15 0,25×10 -7 30 0,27×10 -7 60 0,34×10 -7 Intervalle de surveillance = 180 jours 90 0,42×10 -7 180 0,80×10 -7 270 1,5×10 -7
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 180 jours: E50 = M ⋅ 0,42 ⋅ 10 −7 − E50 a ⋅ 0,28
880
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
19. Cs-137
1. Métabolisme
Le césium inhalé (classe d’absorption type F) est exhalé à 50 %. L’autre moitié atteint rapidement la circulation sanguine (taux de résorption f1 = 1). Cette fraction se répartit uniformément dans le corps entier. 10 % de cette activité est éliminé avec une période biologique de 2 jours, principalement par l’urine; le 90 % restant est éliminé avec une période biologique de 110 jours chez les hommes et 70 jours chez les femmes. Pour la surveillance d’incorporation, on utilise la période correspondant au métabolisme masculin.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure directe du rayonnement gamma avec un instrument de mesure de l’activité thoraci- que. Comme le césium passe rapidement du poumon dans le corps, on ne peut s’attendre à ce que cette mesure comprenne tout le césium inhalé. Ainsi on admet qu’elle ne compte que
50 % de l’activité incorporée.
Seuil de mesure: 9'000 Bq Mesure d’incorporation Mesure à l’aide d’un anthropogammamètre de l’activité de Cs-137 M en Bq.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement et la 1re mesure Ttri: 180 jours Tmesure: 180 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure
t einh/m(t) E50 = M.{einh/m(t)} [jour] [Sv/Bq]
1 1,1×10 -8 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 1,3×10 -8 M: Valeur de mesure en Bq 3 1,5×10 -8 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 4 1,5×10 -8 m(t): Fraction de rétention 5 1,6×10 -8 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation en jours 6 1,6×10 -8 Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t=T/2 7 1,6×10 -8 15 1,7×10 -8 30 1,9×10 -8 60 2,2×10 -8 Intervalle de surveillance = 180 jours 90 2,8×10 -8 180 4,8×10 -8 270 8,6×10 -8
5. Correction pour une incorporation antérieure
Intervalle de surveillance T = 180 jours: E50 = M ⋅ 2,8 ⋅ 10 −8 − E50a ⋅ 0,33
881
Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
20. Th-232
1. Métabolisme
Le thorium-232 inhalé (hypothèse: oxyde ou hydroxyde, classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 2 × 10-4). Environ 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour dans les poumons est déterminée, à cause de la longue période physique, par les mécanismes de clearance pulmonaire. Le thorium qui atteint la circulation sanguine est principalement déposé à long terme dans les os, la moelle osseuse recevant cependant aussi une dose relativement élevée à cause de la restructuration osseuse continue.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri (obligatoire) Mesure de la concentration en thorium-232 de l’air de la place de travail (surveillance de l’air ambiant). Seuil de mesure: 70 Bq .h/m3 (valeur intégrée sur une année) En cas de dépassement du seuil de mesure, on collecte et on mesure les selles et les urines des 3 premiers jours. Si la mesure est supérieure à 10 fois le seuil de mesure, on effectue aussi une mesure à l’anthropogammamètre. En complément aux mesures de tri, on effectue chaque année une mesure de la concentration en thorium-232 dans l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: –– Tmesure: 360 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure.
Chaque résultat positif est à analyser individuellement. E50 = Cu.{einh/m(t)} lors de la mesure d’urine Urine Selles Corps entier E50 = Ms.{einh/m(t)} lors de la mesure des selles t [jour] einh/m(t) [Sv.l/Bq] einh/m(t) [Sv.j/Bq] einh/m(t) [Sv/Bq] E50 = M.{einh/m(t)} lors de la mesure du corps entier 1 1,3 0,011×10 -2 0,24×10 -4 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 5,1 0,0075×10 -2 0,48×10 -4 Cu: Valeur de mesure en Bq/l (mesure d’urine) 3 8,8 0,014×10 -2 0,86×10 -4 Ms: Valeur de mesure en Bq/j (mesure des selles) 4 11 0,034×10 -2 1,3×10 -4 M: Valeur de mesure en Bq (mesure du corps 5 12 0,086×10 -2 1,6×10 -4 entier) einh: Facteur de dose en Sv/Bq 6 13 0,21×10 -2 1,8×10 -4 m(t): Fraction d’excrétion dans l’urine journalière 7 15 0,48×10 -2 1,9×10 -4 (= 1,4 l) en l-1 ou dans les selles en j-1 ou rétention du corps entier. 15 22 2,4×10 -2 2,1×10 -4 30 28 3,4×10 -2 2,4×10 -4 t: Laps de temps entre la mesure et 45 34 4,8×10 -2 2,6×10 -4 l’incorporation en jours. Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t = T/2. 90 44 11×10 -2 3,1×10 -4 180 53 32×10 -2 3,6×10 -4
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
21. U-235
1. Métabolisme
L’uranium inhalé (hypothèse oxyde; classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 2 × 10-3). Environ 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour dans les poumons est déterminée par les mécanismes de clearance pulmonaire. L’uranium qui atteint la circulation sanguine est éliminé assez efficacement par les reins. La dose pulmonaire domine; la rétention osseuse est de peu d’importance. Dans le cas de composés solubles, tels que UF6, il faut aussi faire attention à la toxicité chimique.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure de la concentration en uranium-235 de l’air de la place de travail (surveillance de l’air ambiant). Seuil de mesure: 140 Bq.h/m3 (valeur intégrée sur une année) En cas de dépassement du seuil de mesure, on collecte et on mesure les selles et les urines des 3 premiers jours. Mesure d’incorporation Mesure de la concentration en uranium-235 dans l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: –– Tmesure: 90 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure.
Chaque résultat positif est à analyser individuellement. Urine Selles E50 = Cu.{einh/m(t)} t einh/m(t) einh/m(t) E50 = Ms.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq] [Sv.j/Bq]
1 0,012 0,055×10 -3 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,19 0,038×10 -3 Cu: Valeur de mesure en Bq/l (mesure d’urine) 3 0,33 0,073×10 -3 Ms: Valeur de mesure en Bq/j (mesure des selles) 4 0,36 0,17×10 -3 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 5 0,39 0,44×10 -3 m(t): Fraction d’excrétion dans l’urine journalière 6 0,43 1,1×10 -3 (= 1,4 l) en l-1 ou dans les selles en j-1 7 0,45 2,4×10 -3 15 0,71 12×10 -3 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation 30 1,1 17×10 -3 en jours. Lorsque le moment de l’incorporation est incon- nu, on pose t = T/2 45 1,4 24×10 -3 90 2,0 55×10 -3 180 2,6 165×10 -3
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
22. U-238
1. Métabolisme
L’uranium inhalé (hypothèse oxyde; classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 2 × 10-3). Environ 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour dans les poumons est déterminée par les mécanismes de clearance pulmonaire. L’uranium qui atteint la circulation sanguine est éliminé assez efficacement par les reins. La dose pulmonaire domine; la rétention osseuse est de peu d’importance. Dans le cas de composés solubles, tels que UF6, il faut aussi faire attention à la toxicité chimique.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure de la concentration en uranium-238 de l’air de la place de travail (surveillance de l’air ambiant). Seuil de mesure: 150 Bq .h/m3 (valeur intégrée sur une année) En cas de dépassement du seuil de mesure, on collecte et on mesure les selles et les urines des 3 premiers jours. Mesure d’incorporation Mesure de la concentration en l’uranium-238 dans l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: –– Tmesure: 90 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure.
Chaque résultat positif est à analyser individuellement. Urine Selles E50 = Cu.{einh/m(t)} t einh/m(t) einh/m(t) E50 = Ms.{einh/m(t)} [jour] [Sv.l/Bq] [Sv.j/Bq]
1 0,011 0,052×10 -3 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,18 0,036×10 -3 Cu: Valeur de mesure en Bq/l (mesure d’urine) 3 0,31 0,068×10 -3 Ms: Valeur de mesure en Bq/j(mesure des selles) 4 0,33 0,16×10 -3 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 5 0,36 0,41×10 -3 m(t): Fraction d’excrétion dans l’urine journalière 6 0,40 1,0×10 -3 (= 1,4 l) en l-1 ou dans les selles en j-1 7 0,42 2,3×10 -3 15 0,67 12×10 -3 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation 30 1,0 16×10 -3 en jours. Lorsque le moment de l’incorporation est incon- nu, on pose t = T/2 45 1,3 23×10 -3 90 1,9 52×10 -3 180 2,4 154×10 -3
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
23. Np-237
1. Métabolisme
Le neptunium inhalé (hypothèse: classe d’absorption type M) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 5 × 10-4). Envi- ron 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour relativement courte dans les poumons est déterminée par les mécanismes de clearance pulmonaire. Le neptu- nium qui atteint la circulation sanguine est déposé à long terme dans les os et le foie. La moelle osseuse et les cellules germinales reçoivent aussi des doses relativement élevées. Lorsque la clearance pulmonaire est avancée, l’élimination a lieu principalement par voie urinaire.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure de la concentration en neptunium-237 de l’air de la place de travail (surveillance de l’air respiré). Seuil de mesure: 60 Bq ⋅h/m3 (valeur intégrée sur une année) En cas de dépassement du seuil de mesure, on collecte et on mesure les selles et les urines des 3 premiers jours. Mesure d’incorporation Mesure de la concentration en neptunium-237 dans l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement et la 1re mesure Ttri: –– Tmesure: 90 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure.
Chaque résultat positif est à analyser individuellement. E50 = Cu.{einh/m(t)} lors de la mesure d’urine Urine Selles Poumons E50 = Ms.{einh/m(t)} lors de la mesure des selles t einh/m(t) [jour] [Sv.l/Bq] einh/m(t) [Sv.j/Bq] einh/m(t) [Sv/Bq] E50 = M.{einh/m(t)} lors de la mesure des poumons 1 3,4×10 -3 0,014×10 -2 2,6×10 -4 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 1,6×10 -2 0,010×10 -2 2,7×10 -4 Cu: Valeur de mesure en Bq/l (mesure d’urine) 3 3,0×10 -2 0,019×10 -2 2,7×10 -4 Ms: Valeur de mesure en Bq/j (mesure des selles) 4 4,4×10 -2 0,045×10 -2 2,8×10 -4 M: Valeur de mesure en Bq (mesure des poumons) 5 6,2×10 -2 0,12×10 -2 2,8×10 -4 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 6 8,1×10 -2 0,28×10 -2 2,8×10 -4 m(t): Fraction d’excrétion dans l’urine journalière 7 0,11 0,65×10 -2 2,9×10 -4 (=1,4 l) en l-1 ou dans les selles en j-1 15 0,21 3,6×10 -2 3,3×10 -4 ou rétention dans les poumons 30 0,27 5,4×10 -2 3,9×10 -4 t: Laps de temps entre la mesure et 45 0,32 7,9×10 -2 4,5×10 -4 l’incorporation en jours. Lorsque le moment de l’incorporation est 90 0,48 0,23 6,8×10 -4 inconnu, on pose t = T/2 180 0,78 1,0 13×10 -4
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
24. Pu-239
1. Métabolisme
Le plutonium inhalé (hypothèse: oxyde; classe d’absorption type S) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 1 × 10-5). Environ 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour dans les poumons est déterminée par les mécanismes de clearance pulmonaire. Le plutonium qui atteint la circulation sanguine est déposé à long terme dans le foie et les os, la moelle osseuse recevant cependant aussi une dose relativement élevée à cause de la restructuration osseuse continue.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri (obligatoire) Mesure de la concentration en plutonium-239 de l’air de la place de travail (surveillance de l’air respiré). Seuil de mesure: 100 Bq .h/m3 (valeur intégrée sur une année) En cas de dépassement du seuil de mesure, on collecte et on mesure les selles et les urines des 3 premiers jours. En complément aux mesures de tri on effectue chaque année une mesure de la concentration en plutonium-239 dans l’urine C u.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement
et la 1re mesure Ttri: –– Tmesure: 360 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure.
Chaque résultat positif est à analyser individuellement. Urine Selles E50 = Cu.{einh/m(t)} lors de la mesure d’urine t einh/m(t) einh/m(t) E50 = Ms.{einh/m(t)} lors de la mesure des selles [jour] [Sv.l/Bq] [Sv.j/Bq]
1 5,1 0,0075×10 -2 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 8,3 0,0052×10 -2 Cu: Valeur de mesure en Bq/l (mesure d’urine) 3 14 0,0099×10 -2 Ms: Valeur de mesure en Bq/j (mesure des selles) 4 20 0,024×10 -2 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 5 26 0,059×10 -2 m(t): Fraction d’excrétion dans l’urine journalière 6 31 0,15×10 -2 (=1,4 l) en l-1 ou dans les selles en j-1 7 37 0,33×10 -2 15 61 1,7×10 -2 t: Laps de temps entre la mesure et 30 68 2,4×10 -2 l’incorporation en jours. Lorsque le moment de l’incorporation est inconnu, on pose t = T/2 45 68 3,3×10 -2 90 73 7,5×10 -2 180 73 22×10 -2
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
25. Am-241
1. Métabolisme
L’américium inhalé (tous les composés; hypothèse: classe d’absorption type M) est éliminé à 90 % en quelques heures à quelques jours via le nez et le tube digestif (taux de résorption f1 = 5 × 10-4). Environ 5 % reste à plus long terme dans les poumons. La durée de séjour relativement courte dans les poumons est déterminée par les mécanismes de clearance pulmonaire. L’américium qui atteint la circulation sanguine est déposé à long terme dans les os et le foie. La moelle osseuse et les cellules germinales reçoivent aussi des doses relative- ment élevées. Lorsque la clearance pulmonaire est avancée, l’élimination a lieu principale- ment par voie urinaire.
2. Méthodes de mesure
Mesure de tri Mesure de la concentration en américium-241 de l’air de la place de travail (surveillance de l’air respiré). Seuil de mesure: 30 Bq .h/m3 (valeur intégrée sur une année) En cas de dépassement du seuil de mesure, on collecte et on mesure les selles et les urines des 3 premiers jours. Si la mesure est supérieure à 10 fois le seuil de mesure, on détermine aussi l’activité dans les poumons à l’aide d’un instrument de mesure de l’activité thoracique. Mesure d’incorporation Mesure de la concentration en américium-241 dans l’urine C u en Bq/l.
3. Intervalles de surveillance T et laps de temps entre l’événement et la 1re mesure Ttri: –– Tmesure: 90 jours tévénement: immédiatement
4. Interprétation sans tenir compte d’une incorporation antérieure.
Chaque résultat positif est à analyser individuellement. E50 = Cu.{einh/m(t)} lors de la mesure d’urine Urine Selles Poumons E50 = Ms.{einh/m(t)} lors de la mesure des selles t einh/m(t) einh/m(t) [jour] [Sv.l/Bq] [Sv.j/Bq] einh/m(t) [Sv/Bq] E50 = M.{einh/m(t)} lors de la mesure des poumons 1 0,021 0,025×10 -2 4,7×10 -4 E50: Dose engagée durant 50 ans en Sv 2 0,16 0,018×10 -2 4,8×10 -4 Cu: Valeur de mesure en Bq/l (mesure d’urine) 3 0,29 0,034×10 -2 4,9×10 -4 Ms: Valeur de mesure en Bq/j (mesure des selles) 4 0,42 0,082×10 -2 5,0×10 -4 M: Valeur de mesure en Bq (mesure des poumons) 5 0,53 0,21×10 -2 5,1×10 -4 einh: Facteur de dose en Sv/Bq 6 0,60 0,51×10 -2 5,1×10 -4 m(t): Fraction d’excrétion dans l’urine journalière 7 0,65 1,2×10 -2 5,2×10 -4 (= 1,4 l) en l-1 ou dans les selles en j-1 ou réten- 15 0,97 6,4×10 -2 5,9×10 -4 tion dans les poumons 30 1,5 9,6×10 -2 7,1×10 -4 t: Laps de temps entre la mesure et l’incorporation 45 1,8 14×10 -2 8,2×10 -4 en jours. Lorsque le moment de l’incorporation est 90 2,4 41×10 -2 12×10 -4 inconnu, on pose t = T/2 180 3,4 159×10 -2 23×10 -4
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Ordonnance sur la dosimétrie RO 2000
Explications concernant les fiches spécifiques Les fiches spécifiques aux radionuclides sont établies selon un schéma unifié. Cha- que fiche comprend 5 parties. Dans la première, un aperçu du métabolisme de la substance est donné. Les méthodes de mesure d’incorporation et de tri sont indi- quées dans la seconde partie. Lorsque le seuil de mesure n’est pas dépassé, on peut admettre en général que la dose effective engagée annuelle ne dépasse pas 1 mSv. Dans la partie suivante, les intervalles de surveillance sont indiqués. Les deux der- niers paragraphes permettent l’interprétation des résultats de mesure selon l’an- nexe 9. Références: 1. Métabolisme : ICRP 30, ICRP 78
2. m(t) : ICRP 78
3. einh : ICRP 68
(identique au BSS et à la directive 96 de l’UE) Le diamètre moyen des aérosols est admis égal à 5 µm.
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