AS 2006 2375
Convention pénale sur la corruption
Texte original
Convention pénale sur la corruption
Conclue à Strasbourg le 27 janvier 1999 Approuvée par l’Assemblée fédérale le 7 octobre 20051 Instrument de ratification déposé par la Suisse le 31 mars 2006 Entrée en vigueur pour la Suisse le 1er juillet 2006
Préambule Les Etats membres du Conseil de l’Europe et les autres Etats signataires de la présente Convention, considérant que le but du Conseil de l’Europe est de réaliser une union plus étroite entre ses membres; reconnaissant l’importance de renforcer la coopération avec les autres Etats signatai- res de la présente Convention; convaincus de la nécessité de poursuivre, en tant que priorité, une politique pénale commune tendant à la protection de la société contre la corruption, y compris par l’adoption d’une législation appropriée et des mesures préventives adéquates; soulignant que la corruption constitue une menace pour la prééminence du droit, la démocratie et les droits de l’homme, sape les principes de bonne administration, d’équité et de justice sociale, fausse la concurrence, entrave le développement éco- nomique et met en danger la stabilité des institutions démocratiques et les fonde- ments moraux de la société; convaincus que l’efficacité de la lutte contre la corruption passe par une coopération internationale pénale intensifiée, rapide et adaptée en matière pénale; se félicitant des développements récents qui contribuent à améliorer la prise de conscience et la coopération au niveau international dans la lutte contre la corrup- tion, y compris des actions menées par les Nations Unies, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’Organisation mondiale du commerce, l’Organisa- tion des Etats américains, l’OCDE et l’Union européenne; eu égard au Programme d’action contre la corruption, adopté par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe en novembre 1996, à la suite des recommandations de la 19e Conférence des ministres européens de la Justice (La Valette, 1994); rappelant dans ce contexte l’importance de la participation des Etats non membres aux activités du Conseil de l’Europe contre la corruption et se félicitant de leur contribution précieuse à la mise en œuvre du Programme d’action contre la corrup- tion;
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rappelant en outre que la Résolution no 1 adoptée par les ministres européens de la Justice lors de leur 21e Conférence (Prague, 1997) appelle à la mise en œuvre rapide du Programme d’action contre la corruption et recommande, en particulier, l’élabo- ration d’une convention pénale sur la corruption prévoyant l’incrimination coordon- née des infractions de corruption, une coopération renforcée dans la poursuite de telles infractions et un mécanisme de suivi efficace ouvert aux Etats membres et aux Etats non membres sur un pied d’égalité; gardant à l’esprit que les chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de l’Europe ont décidé, lors de leur Deuxième Sommet qui s’est tenu à Strasbourg les 10 et 11 octobre 1997, de rechercher des réponses communes aux défis posés par l’extension de la corruption et ont adopté un Plan d’action qui, visant à promouvoir la coopération dans la lutte contre la corruption, y compris ses liens avec le crime organisé et le blanchiment de l’argent, charge le Comité des Ministres notamment de conclure rapidement les travaux d’élaboration d’instruments juridiques internatio- naux, conformément au Programme d’action contre la corruption; considérant de surcroît que la Résolution (97) 24 portant sur les 20 principes direc- teurs pour la lutte contre la corruption, adoptée le 6 novembre 1997 par le Comité des Ministres à l’occasion de sa 101e Session, souligne la nécessité de conclure rapidement l’élaboration d’instruments juridiques internationaux, en exécution du Programme d’action contre la corruption; eu égard à l’adoption lors de la 102e session du Comité des Ministres, le 4 mai 1998, de la Résolution (98) 7 portant autorisation de créer l’Accord partiel élargi établis- sant le «Groupe d’Etats contre la Corruption – GRECO», institution qui a pour objet d’améliorer la capacité de ses membres à lutter contre la corruption en veillant à la mise en œuvre de leurs engagements dans ce domaine, sont convenus de ce qui suit:
Chapitre I Terminologie
Art. 1 Terminologie Aux fins de la présente Convention: a. l’expression «agent public» est interprétée par référence à la définition de «fonctionnaire», «officier public», «maire», «ministre» ou «juge» dans le droit national de l’Etat dans lequel la personne en question exerce cette fonc- tion et telle qu’elle est appliquée dans son droit pénal; b. le terme «juge» qui figure à l’al. a ci-dessus comprend les membres du ministère public et les personnes exerçant des fonctions judiciaires; c. dans le cas de poursuites impliquant un agent public d’un autre Etat, l’Etat qui poursuit ne peut appliquer la définition d’agent public que dans la mesure où cette définition est compatible avec son droit national;
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d. «personne morale» s’entend de toute entité ayant ce statut en vertu du droit national applicable, exception faite des Etats ou des autres entités publiques dans l’exercice de leurs prérogatives de puissance publique et des organisa- tions internationales publiques.
Chapitre II Mesures à prendre au niveau national
Art. 2 Corruption active d’agents publics nationaux Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, lorsque l’acte a été commis intentionnellement, le fait de proposer, d’offrir ou de donner, directe- ment ou indirectement, tout avantage indu à l’un de ses agents publics, pour lui- même ou pour quelqu’un d’autre, afin qu’il accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions.
Art. 3 Corruption passive d’agents publics nationaux Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, lorsque l’acte a été commis intentionnellement, le fait pour un de ses agents publics de solliciter ou de recevoir, directement ou indirectement, tout avantage indu pour lui-même ou quelqu’un d’autre ou d’en accepter l’offre ou la promesse afin d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions.
Art. 4 Corruption de membres d’assemblées publiques nationales Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, les actes visés aux art. 2 et 3 lorsqu’ils impliquent toute personne membre d’une quelconque assemblée publique nationale exerçant des pouvoirs législatifs ou administratifs.
Art. 5 Corruption d’agents publics étrangers Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, les actes visés aux art. 2 et 3 lorsqu’ils impliquent un agent public de tout autre Etat.
Art. 6 Corruption de membres d’assemblées publiques étrangères Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, les actes visés aux art. 2 et 3 lorsqu’ils impliquent toute personne membre d’une quelconque assemblée publique exerçant des pouvoirs législatifs ou administratifs de tout autre Etat.
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Art. 7 Corruption active dans le secteur privé Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, lorsque l’acte a été commis intentionnellement, dans le cadre d’une activité commerciale, le fait de promettre d’offrir ou de donner, directement ou indirectement, tout avantage indu à toute personne qui dirige ou travaille pour une entité du secteur privé, pour elle- même ou pour quelqu’un d’autre, afin qu’elle accomplisse ou s’abstienne d’accom- plir un acte en violation de ses devoirs.
Art. 8 Corruption passive dans le secteur privé Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, lorsque l’acte a été commis intentionnellement, dans le cadre d’une activité commerciale, le fait pour toute personne qui dirige ou travaille pour une entité du secteur privé de sollici- ter ou de recevoir, directement ou par l’intermédiaire de tiers, un avantage indu ou d’en accepter l’offre ou la promesse, pour elle-même ou pour quelqu’un d’autre, afin qu’elle accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte en violation de ses devoirs.
Art. 9 Corruption de fonctionnaires internationaux Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, les actes men- tionnés aux art. 2 et 3 lorsqu’ils impliquent toute personne qui a la qualité de fonc- tionnaire ou d’agent contractuel, au sens du statut des agents, de toute organisation publique internationale ou supranationale dont la Partie est membre, ainsi que toute personne, qu’elle soit détachée ou non auprès d’une telle organisation, qui exerce des fonctions correspondant à celles desdits fonctionnaires ou agents.
Art. 10 Corruption de membres d’assemblées parlementaires internationales Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, les actes visés à l’art. 4 lorsqu’ils impliquent toute personne membre d’une assemblée parlementaire d’une organisation internationale ou supranationale dont la Partie est membre.
Art. 11 Corruption de juges et d’agents de cours internationales Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, les actes men- tionnés aux art. 2 et 3 lorsqu’ils impliquent toute personne exerçant des fonctions judiciaires au sein d’une cour internationale dont la compétence est acceptée par la Partie ou tout fonctionnaire au greffe d’une telle cour.
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Art. 12 Trafic d’influence Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, lorsque l’acte a été commis intentionnellement, le fait de proposer, d’offrir ou de donner, directe- ment ou indirectement, tout avantage indu à titre de rémunération à quiconque affirme ou confirme être capable d’exercer une influence sur la prise de décision de toute personne visée aux art. 2, 4 à 6 et 9 à 11, que l’avantage indu soit pour lui- même ou pour quelqu’un d’autre, ainsi que le fait de solliciter, de recevoir ou d’en accepter l’offre ou la promesse à titre de rémunération pour ladite influence, que l’influence soit ou non exercée ou que l’influence supposée produise ou non le résultat recherché.
Art. 13 Blanchiment du produit des délits de la corruption Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, les actes men- tionnés dans la Convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime (STE no 141), à l’art. 6, par. 1 et 2, dans les conditions y prévues, lorsque l’infraction principale est constituée par l’une des infractions établies en vertu des art. 2 à 12 de la présente Convention, dans la mesure où la Partie n’a pas formulé de réserve ou de déclaration à l’égard de ces infractions ou ne considère pas ces infractions comme des infrac- tions graves au regard de la législation relative au blanchiment de l’argent.
Art. 14 Infractions comptables Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction passible de sanctions pénales ou autres types de sanctions, conformément à son droit interne, lorsqu’ils sont commis intentionnellement, les actes ou omissions suivants, destinés à commettre, dissimuler ou déguiser des infrac- tions visées par les art. 2 à 12, dans la mesure où la Partie n’a pas formulé de réserve ou de déclaration: a. établir ou utiliser une facture ou tout autre document ou écriture comptable qui contient des informations fausses ou incomplètes; b. omettre de manière illicite de comptabiliser un versement.
Art. 15 Actes de participation Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infraction pénale, conformément à son droit interne, tout acte de complicité d’une des infractions pénales établies en vertu de la présente Convention.
Art. 16 Immunité Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux dispositions de tout traité, protocole ou statut, ainsi que de leurs textes d’application, en ce qui concerne la levée de l’immunité.
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Art. 17 Compétence 1. Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour établir sa compétence relativement à une infraction pénale établie en vertu des art. 2 à 14 de la présente Convention, lorsque: a. l’infraction est commise en tout ou en partie sur son territoire; b. l’auteur de l’infraction est un de ses ressortissants, un de ses agents publics ou un de ses membres d’assemblées publiques nationales; c. l’infraction implique l’un de ses agents publics ou membres de ses assem- blées publiques nationales ou toute personne visée aux art. 9 à 11, qui est en même temps un de ses ressortissants.
2. Chaque Etat peut, au moment de la signature ou du dépôt de son instrument de
ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, dans une déclaration adres- sée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, préciser qu’il se réserve le droit de ne pas appliquer, ou de n’appliquer que dans des cas ou conditions spécifiques, les règles de compétence définies aux par. 1 b et c du présent article ou une partie quelconque de ces paragraphes. 3. Lorsqu’une Partie a fait usage de la possibilité de réserve prévue au par. 2 du présent article, elle adopte les mesures qui se révèlent nécessaires pour établir sa compétence relativement aux infractions pénales, établies en vertu de la présente Convention, lorsque l’auteur présumé de l’infraction est présent sur son territoire et ne peut être extradé vers une autre Partie au seul titre de sa nationalité, après une demande d’extradition.
4. La présente Convention n’exclut pas l’exercice par une Partie de toute compé-
tence pénale établie conformément à son droit interne.
Art. 18 Responsabilité des personnes morales 1. Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour s’assurer que les personnes morales puissent être tenues pour responsables des infractions de corruption active, de trafic d’influence et de blanchiment de capitaux établies en vertu de la présente Convention, lorsqu’elles sont commises pour leur compte par toute personne physique, agissant soit individuellement, soit en tant que membre d’un organe de la personne morale, qui exerce un pouvoir de direction en son sein, sur les bases suivantes: – un pouvoir de représentation de la personne morale; ou – une autorité pour prendre des décisions au nom de la personne morale; ou – une autorité pour exercer un contrôle au sein de la personne morale; ainsi que de la participation d’une telle personne physique en qualité de complice ou d’instigatrice à la commission des infractions mentionnées ci-dessus. 2. Abstraction faite des cas déjà prévus au par. 1, chaque Partie prend les mesures nécessaires pour s’assurer qu’une personne morale puisse être tenue pour responsa- ble lorsque l’absence de surveillance ou de contrôle de la part d’une personne physi- que visée au par. 1 a rendu possible la commission des infractions mentionnées au
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par. 1 pour le compte de ladite personne morale par une personne physique soumise à son autorité. 3. La responsabilité de la personne morale en vertu des par. 1 et 2 n’exclut pas les poursuites pénales contre les personnes physiques auteurs, instigatrices ou complices des infractions mentionnées au par. 1.
Art. 19 Sanctions et mesures 1. Compte tenu de la gravité des infractions pénales établies en vertu de la présente Convention, chaque Partie prévoit, à l’égard des infractions établies conformément aux art. 2 à 14, des sanctions et des mesures effectives, proportionnées et dissuasives incluant, lorsqu’elles sont commises par des personnes physiques, des sanctions privatives de liberté pouvant donner lieu à l’extradition. 2. Chaque Partie s’assure qu’en cas de responsabilité établie en vertu de l’art. 18, par. 1 et 2, les personnes morales soient passibles de sanctions efficaces, proportion- nées et dissuasives de nature pénale ou non pénale, y compris des sanctions pécu- niaires. 3. Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour lui permettre de confisquer ou de priver autrement des instruments et des produits des infractions pénales établies en vertu de la présente Convention, ou des biens dont la valeur correspond à ces produits.
Art. 20 Autorités spécialisées Chaque Partie adopte les mesures qui se révèlent nécessaires pour que des personnes ou des entités soient spécialisées dans la lutte contre la corruption. Elles disposeront de l’indépendance nécessaire, dans le cadre des principes fondamentaux du système juridique de la Partie, pour pouvoir exercer leurs fonctions efficacement et libres de toute pression illicite. Les Parties veillent à ce que le personnel desdites entités dispose d’une formation et des ressources financières adaptées aux fonctions qu’elles exercent.
Art. 21 Coopération entre autorités nationales Chaque Partie adopte les mesures appropriées qui se révèlent nécessaires pour s’assurer que les autorités publiques, ainsi que tout agent public, coopèrent, en conformité avec le droit national, avec les autorités chargées des investigations et poursuites des infractions pénales: a. en informant les autorités en question, de leur propre initiative, lorsqu’il existe des motifs raisonnables de considérer que l’une des infractions péna- les établies en vertu des art. 2 à 14 a été commise; ou b. en fournissant, sur demande, aux autorités en question toutes les informa- tions nécessaires.
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Art. 22 Protection des collaborateurs de justice et des témoins Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour assurer une protection effective et appropriée: a. aux personnes qui fournissent des informations concernant des infractions pénales établies en vertu des art. 2 à 14 ou qui collaborent d’une autre manière avec les autorités chargées des investigations ou des poursuites; b. aux témoins qui font une déposition concernant de telles infractions.
Art. 23 Mesures visant à faciliter la collecte de preuves et la confiscation des produits 1. Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres, y compris celles permet- tant l’utilisation de techniques d’investigation spéciales conformément à la législa- tion nationale, qui se révèlent nécessaires pour faciliter la collecte de preuves rela- tives aux infractions pénales établies en vertu des art. 2 à 14 et pour lui permettre d’identifier, de rechercher, de geler et de saisir les instruments et les produits de la corruption ou des biens dont la valeur correspond à ces produits, susceptibles de faire l’objet de mesures aux termes du par. 3 de l’art. 19 de la présente Convention. 2. Chaque Partie adopte les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour habiliter ses tribunaux ou ses autres autorités compétentes à ordonner la com- munication ou la saisie de dossiers bancaires, financiers ou commerciaux afin de mettre en œuvre les mesures visées au par. 1 du présent article. 3. Le secret bancaire ne constitue pas un obstacle aux mesures définies aux par. 1 et 2 du présent article.
Chapitre III Suivi de la mise en œuvre
Art. 24 Suivi Le Groupe d’Etats contre la Corruption (GRECO) assure le suivi de la mise en œuvre de la présente Convention par les Parties.
Chapitre IV Coopération internationale
Art. 25 Principes généraux et mesures s’appliquant à la coopération internationale 1. Les Parties coopèrent, conformément aux dispositions des instruments internatio- naux pertinents sur la coopération internationale en matière pénale ou aux arrange- ments établis sur la base des législations uniformes ou réciproques et à leur droit national, dans la mesure la plus large possible les unes avec les autres, aux fins d’investigations et de procédures concernant les infractions pénales relevant du champ d’application de la présente Convention.
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2. Lorsque aucun instrument international ou arrangement parmi ceux visés au
par. 1 ci-dessus n’est en vigueur entre les Parties, les art. 26 à 31 du présent chapitre s’appliquent. 3. Les art. 26 à 31 du présent chapitre s’appliquent également lorsqu’ils sont plus favorables que les dispositions contenues dans les instruments internationaux ou arrangements visés au par. 1 ci-dessus.
Art. 26 Entraide 1. Les Parties s’accordent l’entraide la plus large possible pour traiter sans délai des requêtes émanant des autorités qui sont habilitées, en vertu de leurs lois nationales, à enquêter sur ou à poursuivre les infractions pénales relevant du champ d’application de la présente Convention. 2. L’entraide au sens du par. 1 du présent article peut être refusée si la Partie requise considère que le fait d’accéder à la demande serait de nature à porter atteinte à ses intérêts fondamentaux, à la souveraineté nationale, à la sécurité nationale ou à l’ordre public. 3. Les Parties ne sauraient invoquer le secret bancaire pour justifier leur refus de coopérer en vertu du présent chapitre. Lorsque son droit interne l’exige, une Partie peut exiger qu’une demande de coopération qui impliquerait la levée du secret bancaire soit autorisée, soit par un juge, soit par une autre autorité judiciaire, y compris le ministère public, ces autorités agissant en matière d’infractions pénales.
Art. 27 Extradition 1. Les infractions pénales relevant du champ d’application de la présente Conven- tion sont considérées comme incluses dans tout traité d’extradition en vigueur entre les Parties en tant qu’infractions donnant lieu à l’extradition. Les Parties s’engagent à inclure ces infractions dans tout traité d’extradition qu’elles concluront en tant qu’infractions donnant lieu à l’extradition. 2. Si une Partie qui subordonne l’extradition à l’existence d’un traité reçoit une demande d’extradition d’une Partie avec laquelle elle n’a pas conclu pareil traité, elle peut considérer la présente Convention comme base légale de l’extradition pour toutes les infractions établies conformément à la présente Convention. 3. Les Parties qui ne subordonnent pas l’extradition à l’existence d’un traité recon- naissent les infractions établies conformément à la présente Convention en tant qu’infractions donnant lieu à extradition. 4. L’extradition est subordonnée aux conditions prévues par le droit de la Partie requise ou par les traités d’extradition applicables, y compris les motifs pour les- quels la Partie requise peut refuser l’extradition.
5. Si l’extradition demandée à raison d’une infraction établie conformément à la
présente Convention est refusée uniquement sur la base de la nationalité de la per- sonne qui fait l’objet de la requête, ou parce que la Partie requise se considère com- pétente en l’espèce, la Partie requise soumet l’affaire à ses autorités compétentes aux
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fins de poursuites, sauf si d’autres dispositions ont été convenues avec la Partie requérante, et l’informe en temps opportun du résultat définitif.
Art. 28 Informations spontanées Sans préjudice de ses propres investigations ou procédures, une Partie peut, sans demande préalable, communiquer à une autre Partie des informations factuelles lorsqu’elle considère que la divulgation desdites informations est susceptible d’aider la Partie bénéficiaire à entamer ou à effectuer des investigations ou des poursuites concernant les infractions établies en vertu de la présente Convention ou est suscep- tible d’entraîner une requête de cette Partie au sens du présent chapitre.
Art. 29 Autorité centrale 1. Les Parties désignent une autorité centrale ou, au besoin, plusieurs autorités centrales, chargée(s) d’envoyer les demandes formulées en vertu du présent chapitre, d’y répondre, de les exécuter ou de les transmettre aux autorités qui ont compétence pour les exécuter.
2. Chaque Partie communique au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, au
moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, la dénomination et l’adresse des autori- tés désignées en application du par. 1 du présent article.
Art. 30 Correspondance directe
1. Les autorités centrales communiquent directement entre elles.
2. En cas d’urgence, les demandes d’entraide judiciaire ou communications y relati- ves peuvent être envoyées directement par les autorités judiciaires, y compris le ministère public, de la Partie requérante à de telles autorités de la Partie requise. En pareil cas, une copie doit être envoyée simultanément à l’autorité centrale de la Partie requise par l’intermédiaire de l’autorité centrale de la Partie requérante.
3. Toute demande ou communication formulée en application des par. 1 et 2 du
présent article peut être présentée par l’intermédiaire de l’Organisation internatio- nale de police criminelle (Interpol). 4. Si une demande est présentée en vertu du par. 2 du présent article et si l’autorité saisie n’est pas compétente pour y donner suite, elle la transmet à l’autorité compé- tente de son pays et en informe directement la Partie requérante.
5. Les demandes ou communications, présentées en vertu du par. 2 du présent
chapitre, qui n’impliquent pas de mesures coercitives, peuvent être transmises direc- tement par l’autorité compétente de la Partie requérante à l’autorité compétente de la Partie requise.
6. Chaque Etat peut, au moment de la signature ou du dépôt de son instrument de
ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, informer le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe que, dans un souci d’efficacité, les demandes formu- lées en application de ce chapitre doivent être adressées à son autorité centrale.
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Art. 31 Information La Partie requise informe sans délai la Partie requérante de la suite donnée aussitôt à une demande formulée en vertu du présent chapitre et du résultat définitif de la suite donnée à la demande. La Partie requise informe également sans délai la Partie requé- rante de toutes circonstances rendant impossible l’exécution des mesures sollicitées ou risquant de la retarder considérablement.
Chapitre V Dispositions finales
Art. 32 Signature et entrée en vigueur 1. La présente Convention est ouverte à la signature des Etats membres du Conseil de l’Europe et des Etats non membres qui ont participé à son élaboration. Ces Etats peuvent exprimer leur consentement à être liés par: a. signature sans réserve de ratification, d’acceptation ou d’approbation; ou b. signature sous réserve de ratification, d’acceptation ou d’approbation, suivie de ratification, d’acceptation ou d’approbation. 2. Les instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation seront déposés près le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
3. La présente Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit
l’expiration d’une période de trois mois après la date à laquelle quatorze Etats auront exprimé leur consentement à être liés par la Convention, conformément aux disposi- tions du par. 1. Un tel Etat qui n’est pas membre du Groupe d’Etats contre la Cor- ruption (GRECO) au moment de la ratification le deviendra automatiquement le jour de l’entrée en vigueur de la présente Convention. 4. Pour tout Etat signataire qui exprimera ultérieurement son consentement à être lié par la Convention, celle-ci entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de l’expression de son consen- tement à être lié par la Convention conformément aux dispositions du par. 1. Un Etat signataire non membre du Groupe d’Etats contre la Corruption (GRECO) au moment de la ratification le deviendra automatiquement le jour de l’entrée en vigueur de la présente Convention à son égard.
Art. 33 Adhésion à la Convention 1. Après l’entrée en vigueur de la présente Convention, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe pourra, après avoir consulté les Etats contractants à la Conven- tion, inviter la Communauté européenne ainsi que tout Etat non membre du Conseil n’ayant pas participé à son élaboration à adhérer à la présente Convention par une décision prise à la majorité prévue à l’art. 20 d du Statut du Conseil de l’Europe2 et à l’unanimité des représentants des Etats contractants ayant le droit de siéger au Comi- té des Ministres.
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2. Pour la Communauté européenne et pour tout Etat adhérent, la Convention entre- ra en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de dépôt de l’instrument d’adhésion près le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe. La Communauté européenne et tout Etat adhérent deviendront automatiquement membres du GRECO, s’ils ne le sont pas déjà au moment de l’adhésion, le jour de l’entrée en vigueur de la présente Convention à leur égard.
Art. 34 Application territoriale
1. Tout Etat pourra, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son
instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, désigner le ou les territoires auxquels s’appliquera la présente Convention. 2. Toute Partie pourra, à tout autre moment par la suite, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, étendre l’application de la présente Convention à tout autre territoire désigné dans la déclaration. La Convention entrera en vigueur à l’égard de ce territoire le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de ladite déclaration par le Secrétaire Général.
3. Toute déclaration faite en vertu des deux paragraphes précédents pourra être
retirée, en ce qui concerne tout territoire désigné dans cette déclaration, par notifica- tion adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe. Le retrait prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de ladite notification par le Secrétaire Général.
Art. 35 Relations avec d’autres conventions et accords 1. La présente Convention ne porte pas atteinte aux droits et obligations découlant de conventions internationales multilatérales concernant des questions particulières. 2. Les Parties à la Convention pourront conclure entre elles des accords bilatéraux ou multilatéraux relatifs aux questions réglées par la présente Convention, aux fins de compléter ou de renforcer les dispositions de celle-ci ou pour faciliter l’appli- cation des principes qu’elle consacre. 3. Lorsque deux ou plusieurs Parties ont déjà conclu un accord ou un traité sur un sujet couvert par la présente Convention, ou lorsqu’elles ont établi d’une autre manière leurs relations quant à ce sujet, elles auront la faculté d’appliquer ledit accord, traité ou arrangement au lieu de la présente Convention, dès lors qu’il faci- lite la coopération internationale.
Art. 36 Déclarations Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, déclarer qu’il érigera en infraction pénale la corruption active et passive d’agents publics étrangers au sens de l’art. 5, de fonctionnaires internationaux au sens de l’art. 9 ou de juges et d’agents de cours internationales au sens de l’art. 11, uniquement dans la mesure où l’agent
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public ou le juge accomplit ou s’abstient d’accomplir un acte en violation de ses devoirs officiels.
Art. 37 Réserves 1. Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instru- ment de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, déclarer qu’il n’érigera pas en infractions pénales conformément à son droit interne, en tout ou en partie, les actes visés aux art. 4, 6 à 8, 10 et 12 ou les infractions de corruption passive visées à l’art. 5. 2. Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instru- ment de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, déclarer qu’il fait usage de la réserve figurant à l’art. 17, par. 2. 3. Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instru- ment de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, déclarer qu’il peut refuser une demande d’entraide judiciaire en vertu de l’art. 26, par. 1, si la demande concerne une infraction que la Partie requise considère comme une infraction politi- que. 4. Un Etat ne peut pas, en application des par. 1, 2 et 3 du présent article, faire des réserves à plus de cinq des dispositions mentionnées auxdits paragraphes. Aucune autre réserve n’est admise. Les réserves de même nature relatives aux art. 4, 6 et 10 seront considérées comme une seule réserve.
Art. 38 Validité et examen des déclarations et réserves 1. Les déclarations prévues à l’art. 36 et les réserves prévues à l’art. 37 sont valables trois ans à compter du premier jour de l’entrée en vigueur de la Convention pour l’Etat concerné. Toutefois, ces réserves peuvent être renouvelées pour des périodes de la même durée. 2. Douze mois avant l’expiration de la déclaration ou réserve, le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe informe l’Etat concerné de cette expiration. Trois mois avant la date d’expiration, l’Etat notifie au Secrétaire Général son intention de maintenir, de modifier ou de retirer la déclaration ou la réserve. Dans le cas contraire, le Secré- taire Général informe cet Etat que sa déclaration ou réserve est automatiquement prolongée pour une période de six mois. Si l’Etat concerné ne notifie pas sa décision de maintenir ou modifier ses réserves avant l’expiration de cette période, la ou les réserves tombent.
3. Lorsqu’une Partie formule une déclaration ou une réserve conformément aux
art. 36 et 37, elle fournit, avant son renouvellement ou sur demande, des explications au GRECO quant aux motifs justifiant son maintien.
Art. 39 Amendements
1. Des amendements à la présente Convention peuvent être proposés par chaque
Partie et toute proposition sera communiquée par le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe aux Etats membres du Conseil de l’Europe et à chaque Etat non membre
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qui a adhéré ou a été invité à adhérer à la présente Convention conformément aux dispositions de l’art. 33.
2. Tout amendement proposé par une Partie est communiqué au Comité européen
pour les problèmes criminels (CDPC) qui soumet au Comité des Ministres son avis sur l’amendement proposé.
3. Le Comité des Ministres examine l’amendement proposé et l’avis soumis par le
CDPC et, après consultation des Etats non membres parties à la présente Conven- tion, peut adopter l’amendement.
4. Le texte de tout amendement adopté par le Comité des Ministres conformément
au par. 3 du présent article est transmis aux Parties pour acceptation.
5. Tout amendement adopté conformément au par. 3 du présent article entrera en
vigueur le trentième jour après que toutes les Parties auront informé le Secrétaire Général qu’elles l’ont accepté.
Art. 40 Règlement des différends
1. Le Comité européen pour les problèmes criminels du Conseil de l’Europe sera
tenu informé de l’interprétation et de l’application de la présente Convention. 2. En cas de différend entre les Parties sur l’interprétation ou l’application de la présente Convention, les Parties s’efforceront de parvenir à un règlement du diffé- rend par la négociation ou tout autre moyen pacifique de leur choix, y compris la soumission du différend au Comité européen pour les problèmes criminels, à un tribunal arbitral qui prendra des décisions qui lieront les Parties au différend, ou à la Cour internationale de justice, selon un accord commun entre les Parties concernées.
Art. 41 Dénonciation 1. Toute Partie peut, à tout moment, dénoncer la présente Convention en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe. 2. La dénonciation prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.
Art. 42 Notifications Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe notifiera aux Etats membres du Conseil de l’Europe et à tout Etat ayant adhéré à la présente Convention: a. toute signature; b. le dépôt de tout instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion; c. toute date d’entrée en vigueur de la présente Convention conformément à ses art. 32 et 33; d. toute déclaration ou réserve en vertu de l’art. 36 ou de l’art. 37;
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e. tout autre acte, notification ou communication ayant trait à la présente Convention.
En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention.
Fait à Strasbourg, le 27 janvier 1999, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en un seul exemplaire qui sera déposé dans les archives du Conseil de l’Europe. Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe en communiquera copie certifiée conforme à chacun des Etats membres du Conseil de l’Europe, à tout Etat non membre ayant participé à l’élaboration de la Convention et à tout Etat invité à y adhérer.
(Suivent les signatures)
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Champ d’application le 1er juillet 2006 Etats parties Ratification Entrée en vigueur Adhésion (A)
Albanie* 19 juillet 2001 1er juillet 2002 Arménie* 9 janvier 2006 1er mai 2006 Azerbaïdjan* 11 février 2004 1er juin 2004 Belgique* 23 mars 2004 1er juillet 2004 Bosnie et Herzégovine* 30 janvier 2002 1er juillet 2002 Bulgarie* 7 novembre 2001 1er juillet 2002 Chypre* 17 janvier 2001 1er juillet 2002 Croatie* 8 novembre 2000 1er juillet 2002 Danemark* 2 août 2000 1er juillet 2002 Estonie* 6 décembre 2001 1er juillet 2002 Finlande* 3 octobre 2002 1er février 2003 Hongrie* 22 novembre 2000 1er juillet 2002 Irlande* 3 octobre 2003 1er février 2004 Islande* 11 février 2004 1er juin 2004 Lettonie* 9 février 2001 1er juillet 2002 Lituanie* 8 mars 2002 1er juillet 2002 Luxembourg* 13 juillet 2005 1er novembre 2005 Macédoine 28 juillet 1999 1er juillet 2002 Malte* 15 mai 2003 1er septembre 2003 Moldova* 14 janvier 2004 1er mai 2004 Norvège* 2 mars 2004 1er juillet 2004 Pays-Bas* 11 avril 2002 1er août 2002 Pologne* 11 décembre 2002 1er avril 2003 Portugal* 7 mai 2002 1er septembre 2002 République tchèque* 8 septembre 2000 1er juillet 2002 Roumanie* 11 juillet 2002 1er novembre 2002 Royaume-Uni* 9 décembre 2003 1er avril 2004 Serbie-et-Monténégro* 18 décembre 2002 A 1er avril 2003 Slovaquie* 9 juin 2000 1er juillet 2002 Slovénie* 12 mai 2000 1er juillet 2002 Suède* 25 juin 2004 1er octobre 2004 Suisse* 31 mars 2006 1er juillet 2006 Turquie 29 mars 2004 1er juillet 2004 * Réserves et déclarations Les réserves et déclarations ne sont pas publiées au RO, à l’exception de celles de la Suisse. Les textes en français et en anglais pourront être consultés à l’adresse du site Internet du Conseil de l’Europe: http://conventions.coe.int ou obtenus à la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne.
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Réserves et déclarations Suisse La Suisse se réserve le droit de n’appliquer l’art. 12 que dans la mesure où les faits visés constituent une infraction selon le droit suisse. La Suisse se réserve le droit de n’appliquer l’art. 17, par. 1, let. b et c, que dans la mesure où l’acte est également punissable au lieu où il a été commis et dans la mesure où l’auteur se trouve en Suisse et ne sera pas extradé vers un Etat étranger. La Suisse déclare qu’elle ne sanctionnera la corruption active et passive au sens des art. 5, 9 et 11 que dans la mesure où le comportement de la personne corrompue consiste en l’exécution ou l’omission d’un acte contraire à ses devoirs ou dépendant de son pouvoir d’appréciation. L’autorité désignée par la Suisse en application de l’art. 29 est l’Office fédéral de la justice, CH-3003 Berne.
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