12.5025 · Heure des questions. Question · 2012-02-28
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
Depuis 2009, 23 Tibétains, hommes et femmes, se sont immolés par le feu pour protester contre l'oppression exercée par la Chine, pour plus de liberté et pour que le dalaï-lama puisse retourner au Tibet. Ces actes politiques sont à entendre comme des appels au secours adressés à la communauté internationale et témoignent d'un climat extrêmement répressif dans cette région.
- Le Conseil fédéral a-t-il exprimé ses inquiétudes au gouvernement chinois à propos de ces immolations par le feu ?
- Qu'entend-il faire sur cette question ?
Stellungnahme des Bundesrates
Le Conseil fédéral est préoccupé par les événements qui se déroulent autour des monastères dans les régions tibétaines de la province du Sichuan, en Chine. La Suisse prête une attention toute particulière au respect des libertés fondamentales au Tibet et discute régulièrement cette problématique avec les autorités chinoises, notamment dans le cadre du dialogue bilatéral sur les droits de l'homme, dans lequel les droits des minorités et la liberté de religion constituent un domaine thématique prioritaire. Les droits de l'homme sont abordés aussi dans le cadre de rencontres bilatérales à haut niveau, ainsi que dans les enceintes multilatérales. Par exemple, lors de l'examen périodique universel de la Chine au Conseil des droits de l'homme il y a deux ans, la Suisse a explicitement fait part de sa préoccupation quant à la question du droit des minorités, notamment au Tibet. Le Département fédéral des affaires étrangères, aussi par le biais de notre ambassade à Pékin, continue à suivre la situation de très près. L'ambassadeur de Suisse à Pékin a visité la province du Tibet en 2011 dans le cadre de ses voyages de service réguliers. Le sujet des auto-immolations de moines et nonnes dans les régions à population tibétaine du Sichuan a déjà été abordé avec les autorités chinoises. En outre, l'ambassade de Suisse en Chine a formellement exprimé le souhait d'une rencontre avec les autorités provinciales du Sichuan et d'une visite sur place pour mieux connaître la situation. Un suivi sera assuré. Les développements actuels retiennent donc l'attention du Conseil fédéral.