16.5263 · Heure des questions. Question · 2016-06-08
Département de l'intérieur
Liquidé
Wortlaut
Selon le rapport du Réseau de centres de conseil pour les victimes de racisme, de nombreux actes racistes ont été commis en 2015 à l'encontre de musulmans. De nouvelles catégories existent : nationalisme, germanophobie, francophobie, mais nulle part suissophobie.
Je prie ainsi le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :
- Faut-il comprendre que le racisme ne peut être que le fait de ressortissants suisses ?
- Un citoyen suisse victime de racisme peut-il s'adresser à un centre de conseil ?
Stellungnahme des Bundesrates
Les 239 cas de discrimination raciale analysés dans le rapport "Incidents racistes" de 2015 proviennent des 18 centres membres du Réseau de centres de conseil pour les victimes du racisme, présents dans l'ensemble de la Suisse. L'analyse des incidents recensés qu'il propose fournit une contribution précieuse au monitorage du racisme et de la discrimination raciale ; il est notamment utilisé par le Service de lutte contre le racisme de la Confédération pour rédiger tous les deux ans son tour d'horizon intitulé "Discrimination raciale en Suisse".
Ces dernières années, le nombre d'Allemands et de Français se plaignant de discriminations liées à leur origine a augmenté, c'est la raison pour laquelle ces groupes ont été pris en compte dans l'analyse.
Sur les 239 personnes qui se sont adressées à un centre de conseil, 45 sont des citoyens suisses qui ont été discriminés en raison de leur apparence, de leur religion, de leur nom ou du fait qu'ils étaient issus de la migration. Si des Suisses devaient s'adresser à ces centres en raison d'une discrimination due à leur nationalité helvétique, ces cas seraient évidemment traités par lesdits centres et apparaîtraient dans le rapport. Le fait est que ces cas sont extrêmement rares : le dernier a ainsi été recensé il y a plusieurs années.