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17.5257 · Heure des questions. Question · 2017-05-31

Département des affaires étrangères

Liquidé

Wortlaut

D'un côté, le gouvernement nord-coréen lance des provocations comme il respire et le président Trump envoie des tweets imprévisibles.

D'un autre côté, en cas de guerre, les Nord-Coréens perçoivent qu'ils risquent d'y laisser la monarchie Kim ; les Chinois savent ne pas être en mesure d'affronter militairement les États-Unis ; les contre-pouvoirs institutionnels américains semblent suffisants pour freiner les ardeurs d'un président impulsif.

Quel est dès lors le vrai niveau de la menace ?

Stellungnahme des Bundesrates

Le Conseil fédéral suit de près les développements sur la péninsule coréenne et autour de celle-ci. Dans cette région du globe, depuis plusieurs semaines, les risques d'escalade et de conflit ont sensiblement augmenté. La République démocratique populaire de Corée (la Corée du Nord) a déjà procédé à cinq essais nucléaires, dont les deux derniers en 2016. Des informations font état de préparatifs pour un possible sixième essai prochainement.

En parallèle, la Corée du Nord développe continuellement ses capacités balistiques. Il est désormais admis que le pays est près de posséder des missiles balistiques intercontinentaux qui mettraient la côte ouest des États-Unis à portée de tir. Dans le même temps, le pays a amélioré ses capacités à monter des ogives nucléaires sur ses missiles. Les experts estiment qu'à ce rythme, la Corée du Nord pourrait posséder environ 50 missiles intercontinentaux à capacité nucléaire d'ici quatre à cinq ans. Les États-Unis, comme de nombreux autres États, suivent ces développements avec inquiétude.

À la suite des essais nucléaires de 2016, le Conseil de sécurité de l'ONU a renforcé le régime de sanctions contre la Corée du Nord par deux nouvelles résolutions (nos 2270 et 2321). La Chine, premier partenaire commercial de la Corée du Nord, a notamment accepté de réduire drastiquement ses importations de charbon nord-coréen pour priver le pays d'une importante source de revenu. Le Conseil fédéral a pour sa part amendé l'ordonnance sur les sanctions à l'encontre de la Corée du Nord, le 22 février 2017. La Suisse applique ainsi toutes les sanctions décidées par le Conseil de sécurité.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a pour sa part annoncé abandonner la politique de "patience stratégique" de son prédécesseur. Il a demandé une révision de la politique à son administration avec toutes les options possibles pour dissuader la Corée du Nord de poursuivre ses programmes, y compris celle de frappes préventives. Les résultats de cette analyse ne sont pas encore connus. En parallèle, les États-Unis ont déployés des moyens militaires navals dans la région.

La Suisse rappelle régulièrement aux parties concernées que l'option diplomatique négociée est la meilleure possible dans le contexte coréen et que notre pays demeure à disposition, si cela est demandé, pour accorder ses bons offices.