18.3152 · Motion · 2018-03-13
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est chargé de modifier l'art. 2b, al. 2, let. c, de l'ordonnance sur l'aviation de manière à ce que non seulement les autogires à moteur à combustion, mais aussi tous les aéronefs à voilure tournante à moteur à combustion, et donc aussi les hélicoptères ultralégers (hélicoptères ULM) soient exemptés de l'interdiction, comme le prévoit l'Agence européenne de la sécurité aérienne à l'art. 4, al. 4, et à l'annexe II, lettres e et f, du règlement (CE) no 216/2008.
Begründung
Le secteur des hélicoptères ultralégers (hélicoptères ULM) a connu un développement fulgurant ces dix dernières années. Grâce à de nouvelles technologies, l'entretien de ces appareils est devenu beaucoup plus économique. En Allemagne, en France, en Italie et dans divers autres pays, les hélicoptères ULM sont déjà autorisés depuis plusieurs années. Respectueux de l'environnement (essence sans plomb au lieu du kérosène) et moins gourmands en carburant, ils sont moins bruyants et plus avantageux que les hélicoptères à turbines, et ce tant au niveau de l'exploitation que de l'entretien. Le secteur en question a déployé des efforts notables ces dernières années pour réduire au minimum les nuisances sonores. En outre, l'utilisation de la technologie moderne apporte de nombreux avantages pour l'instruction de base et la formation continue. Pour promouvoir la relève de pilotes d'hélicoptère professionnels en Suisse, dont on a un urgent besoin, les hélicoptères ULM sont des appareils peu coûteux et modernes sous l'angle de l'efficience. Il convient de les autoriser afin que la Suisse ne devienne pas un îlot dans l'aviation internationale.
Antrag des Bundesrates
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Stellungnahme des Bundesrates
Vu leur faible poids, les hélicoptères ULM n'entrent pas dans le champ d'application du règlement de base (CE) no 216/2008 (règlement du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l'aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne (règlement de base), cf. notamment l'art. 4 al. 4 et annexe II let. e du règlement) et ne sont pas touchés par les réglementations européennes relatives aux aéronefs. En vertu du droit aérien de l'UE en vigueur, les heures de vol accomplies aux commande de ces "aéronefs non-AESA" ne peuvent être comptabilisées pour l'acquisition ou le maintien d'une licence AESA. Leur utilité en termes de promotion de la relève des pilotes professionnels d'hélicoptère est donc très limitée. Il ne faut pas davantage s'attendre à ce que les hélicoptères ULM dotés de moteurs à combustion, plus respectueux de l'environnement, remplacent les hélicoptères traditionnels. De plus, vu les émissions de bruit supplémentaires causées par les hélicoptères ULM dotés de moteurs à combustion, le Conseil fédéral juge inopportun d'adapter l'ordonnance sur l'aviation.
Le Conseil fédéral soutient la promotion des nouvelles technologies. C'est ainsi que les hélicoptères ULM à motorisation électrique sont d'ores et déjà admis dans notre pays. Le Conseil fédéral estime cependant que l'investissement initial que devrait fournir l'OFAC (législation, acquisition du savoir-faire nécessaire) en vue de l'admission en Suisse d'aéronefs essentiellement destinés aux loisirs et sans réelle importance économique est bien trop élevé.
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.