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Banque de données sur le trafic des animaux pour les ovins. Trouver une solution compatible avec l'enregistrement individuel

18.3499 · Interpellation · 2018-06-12

Département de l'économie, de la formation et de la recherche

Liquidé

Wortlaut

Banque de données sur le trafic des animaux (BDTA) pour les ovins : pourrait-on prévoir un bouton digitalisé pour le suivi individuel des ovins, sans frais et administration supplémentaires lors de la commercialisation.

Begründung

Le Conseil fédéral a décidé l'introduction d'une BDTA pour les ovins dès le 1er janvier 2020 en analogie avec ce qui existe pour les bovins. Cette nouvelle mesure vise à étendre la lutte contre les épizooties et à adapter les dispositions relatives au contrôle du trafic des animaux.

Ces nouvelles dispositions vont occasionner une administration et des frais supplémentaires pour les éleveurs, car relever individuellement, sur un lot de 100 moutons arrivés à l'abattoir, tous les numéros d'identification manuellement n'est pas simple. Il existe des boutons avec des puces électroniques qui permettraient une identification rapide et simple lors du passage de l'ovin sur la chaine d'abattage.

Le Conseil fédéral étudie-t-il ce procédé pour la mise en pratique des nouvelles mesures BDTA pour les ovins ?

Stellungnahme des Bundesrates

Conformément à l'art. 14, al. 1, de la loi du 1er juillet 1966 sur les épizooties (LFE ; RS 916.40), les ovins et les caprins devront être enregistrés individuellement dans la Banque de données sur le trafic des animaux (BDTA) dès le 1er janvier 2020. L'article 7 de l'ordonnance sur la BDTA (RO 2018 2085) prévoit qu'à partir de cette date, les mouvements individuels des ovins et caprins devront être notifiés à la BDTA. Comme les bovins, les ovins et les caprins devront être identifiés avec une double marque auriculaire, une pour l'oreille droite et l'autre pour l'oreille gauche. Pour simplifier les processus de notification, le Conseil fédéral a prévu que l'une de ces deux marques peut être munie d'une puce électronique. Le fournisseur des marques auriculaires désigné à la suite de l'appel d'offres OMC s'est engagé à répondre à cette exigence.

Le Conseil fédéral estime le coût des investissements pour la mise en place de la BDTA des ovins et caprins à environ 2,2 millions de francs. Les coûts récurrents pour l'exploitation sont estimés à 0,5 million de francs par année. Conformément à l'article 15b LFE, les frais d'exploitation sont en principe couverts par les émoluments versés par les détenteurs d'animaux.

Pour ce faire, le Conseil fédéral a décidé de relever au 1er janvier 2020 les émoluments prélevés sur les marques auriculaires (de 57 centimes à 1 franc pour les marques sans puce électronique et à 2 francs pour celles avec une puce électronique). Pour compenser les effets de ces charges supplémentaires, le Conseil fédéral a décidé d'étendre l'octroi des contributions pour l'élimination des sous-produits (cf. ordonnance concernant l'allocation de contributions pour payer les frais d'élimination des sous-produits animaux ; RS 916.407) aux naisseurs d'agneaux et de cabris : 4 francs 50 par animal. Les abattoirs reçoivent aujourd'hui déjà une contribution de 4 francs 50 pour la notification à la BDTA de l'abattage d'un ovin ou d'un caprin.

Le Conseil fédéral estime que les nouvelles mesures sont économiquement supportables pour la branche. D'autre part, il laisse la liberté aux acteurs de s'engager ou non sur la voie de l'identification électronique.

Réponse du Conseil fédéral.