20.1080 · Question · 2020-12-14
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Dimanche 13 décembre 2020, les journaux du groupe Tamedia n'ont pas été livrés dans les kiosques et autres points de vente romands. Le groupe de presse a estimé que, dès lors que les commerces alémaniques étaient fermés, il se justifiait de renoncer à approvisionner l'ensemble du réseau de distribution de Suisse occidentale, alors que les kiosques y étaient pourtant bien ouverts.
Sachant que Tamedia bénéficie d'aides publiques pour la distribution de la presse, est-ce que le Conseil fédéral entend interpeller la société sur ce choix ? Peut-on espérer que cette décision reste une unique exception ?
Stellungnahme des Bundesrates
Le vendredi 11 décembre 2020, le Conseil fédéral a renforcé les mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus. Les nouvelles mesures sont entrées en vigueur le jour suivant déjà. Le Conseil fédéral a fixé l'heure de fermeture des magasins à 19h et décidé leur fermeture totale le dimanche et les jours fériés. Les cantons présentant une évolution épidémiologique plus favorable ont bénéficié de certaines exceptions.
Selon Tamedia, l'entreprise chargée de livrer les journaux aux points de vente est partie du principe que les kiosques resteraient fermés le weekend dans toute la Suisse. Par conséquent, moins d'exemplaire ont été imprimés et la logistique a été revue. Lorsque, dans le courant du samedi, il est apparu clairement que les kiosques étaient tout de même ouverts en Suisse romande, il était trop tard pour modifier à nouveau les systèmes de distribution.
Tamedia l'a regretté et s'en est excusée auprès de la clientèle. L'entreprise a immédiatement pris des mesures pour garantir la livraison à l'ensemble du réseau des points de vente ouverts en Suisse romande le dimanche suivant et les autres.
Tamedia n'a pas supprimé la distribution de manière générale et sans tenir compte de la Suisse romande. Au contraire, la non-livraison aux points de vente a entraîné pour elle un préjudice économique. La baisse du chiffre d'affaires des ventes s'est élevée à 24 %, à laquelle se sont ajoutées des pertes non quantifiables sur le marché publicitaire.
Réponse du Conseil fédéral.