21.3890 · Interpellation · 2021-06-18
Département de l'intérieur
Liquidé
Wortlaut
Dans le cadre de la réponse à ma question 21.7330, le Conseil fédéral indique que plusieurs études évoquent un taux de détection de 90 % pour ce type de dépistage et que l'OFSP va suivre avec attention l'étude des HUG et qu'il évaluera alors la nécessité d'un éventuel changement de la base légale avant d'éventuellement inclure ce dépistage dans sa stratégie.
- Quels sont les résultats de cette étude des HUG ?
- Vus les études positives déjà existantes, n'est-il pas possible d'introduire déjà ce type de détections par exemple dans les grandes manifestations ou dans les aéroports ?
- Ne serait-il pas judicieux d'indiquer maintenant si une modification de base légale est nécessaire pour introduire ce type de détection, d'autant que depuis ma question de mars 2021, le temps nécessaire pour y réfléchir était suffisant ?
- Combien de temps prend la formation de tels chiens ou le transfert de chiens déjà formés sur un autre type de détection ?
Stellungnahme des Bundesrates
1. L'étude menée aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) n'est pas encore terminée. Avec l'évolution positive de la situation épidémiologique, le faible nombre de nouvelles infections n'a pas permis d'évaluer la réussite avec laquelle les chiens détectent les porteurs du virus SARS-CoV-2.
2. Le manque de chiens déjà formés mais aussi de maîtres-chiens nécessaire à la longue formation de ces derniers sont des freins à leur utilisation dans le cadre d'une grande manifestation ou d'un aéroport.
3. Bien que les résultats préliminaires encore non publiés soient encourageants, l'utilisation de chiens renifleurs ne sera pas intégrée dans la prochaine stratégie de test. Une modification des bases légales à cet effet n'est pas à l'ordre du jour. D'autres approches, notamment l'utilisation du certificat COVID seront favorisées.
4. Il n'existe pas un cursus agréé. La formation des chiens renifleurs est encore en mode de perfectionnement. La durée de la formation varie selon la disponibilité des échantillons à tester, mais aussi du caractère de l'animal et de la relation avec le maître-chien. Plusieurs semaines sont donc nécessaires pour la formation d'un chien.
Réponse du Conseil fédéral.