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24.7921 · Heure des questions. Question · 2024-12-04

Département de l'intérieur

Liquidé

Wortlaut

La décision récente du TF concernant les centres et cabinets médicaux qui prennent en charge des urgences touche principalement les médecins de premier recours, déjà peu valorisés. Si ceux-ci renoncent à assumer ces urgences, les consultations se reporteront inévitablement sur les services d'urgence des hôpitaux déjà surchargés.
- Quelle solution le Conseil Fédéral voit-il à cette menace ?
- Le Tardoc prévoit-il une meilleure définition de l'urgence pour éviter un renouvellement de ce problème ?

Stellungnahme des Bundesrates

Les arrêts du Tribunal fédéral dont il est question concernent l’interprétation médicale qui avait été définie par les partenaires tarifaires pour certaines positions du TARMED. Selon cette jurisprudence récente, les suppléments pour consultation urgente ne peuvent pas être facturés pour des traitements effectués par des médecins qui perçoivent un salaire fixe de la part d’un hôpital ou d’un institut. Ces arrêts devraient donc avoir peu d’effet sur les médecins indépendants qui pratiquent en cabinet.

Le Conseil fédéral prend au sérieux les déclarations selon lesquelles les arrêts du Tribunal fédéral pourraient entraîner des difficultés financières, voire des faillites dans certains cas.

Ces arrêts du Tribunal fédéral ne peuvent être ni contestés ni contournés par des décisions ultérieures de la commission paritaire d’interprétation ou du Conseil fédéral. Par ailleurs, comme les partenaires tarifaires viennent de soumettre pour approbation TARDOC ainsi que les forfaits ambulatoires, les conditions pour une intervention subsidiaire du Conseil fédéral ne sont pas remplies.

Cela étant, lors de l’évaluation de la demande d’approbation concernant TARDOC et les forfaits ambulatoires, le Conseil fédéral examinera attentivement les dispositions relatives aux indemnités forfaitaires de dérangement en cas d’urgence ou de consultation pressante. Le dossier sera traité afin que la nouvelle structure tarifaire puisse entrer en vigueur au 1er janvier 2026.

Quoique sa compétence ne soit pas donnée en l’occurrence, le Conseil fédéral est préoccupé par cette situation, étant donné que l’accès aux soins de base de la population semble menacé. Il invite les partenaires tarifaires à s’accorder au plus vite sur des solutions consensuelles et raisonnables, en particulier en ce qui concerne la rétroactivité ou non du remboursement.