25.7231 · Heure des questions. Question · 2025-03-11
Département de l'économie, de la formation et de la recherche
Liquidé
Wortlaut
À la question 24.7843 que j’ai posée dans le cadre de l’heure des questions, le Conseil fédéral a dit que pour pallier la diminution des populations d’insectes pollinisateurs, on pourrait avoir recours en partie à des insectes d’élevage, comme dans des cultures sous abri.
Au regard de la disparition progressive des insectes, je pose les questions suivantes :
- Que signifie exactement « on pourrait avoir recours en partie » ?
- Y a-t-il des analyses de faisabilité, de coûts et d’impact concernant les cultures entomophiles ?
Si oui, où sont-elles publiées ?
Si non, pourquoi ?
- Quelles conséquences la mortalité des insectes a-t-elle sur d’autres cultures et sur la flore naturelle ?
Stellungnahme des Bundesrates
Des insectes élevés sont déjà largement utilisés pour la pollinisation des cultures entomophiles. Dans les cultures sous serre, l'utilisation de colonies de bourdons est courante. Dans les vergers, on recourt à des colonies d'abeilles domestiques et d'abeilles sauvages. La faisabilité pratique de cette méthode est donc largement démontrée.
Les autres cultures ne dépendant pas des insectes pour leur pollinisation seraient par conséquent moins impactées par le déclin des insectes. Pour la flore sauvage, cela dépend d’une espèce de plantes à l’autre et de leur dépendance avec un insecte pollinisateur spécifique. Si ce dernier décline, cela menace la plante concernée.