26.3797 · Motion · 2026-06-18
Département de l'économie, de la formation et de la recherche
Déposé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est chargé d’accroître durablement les capacités de formation universitaire et postgrade en médecine humaine par une reconduction du « programme spécial en médecine humaine ». Il débloquera une enveloppe exceptionnelle de 100 millions de francs afin d’augmenter le nombre de places d’étude et de postes de formation postgrade dans les secteurs hospitalier et ambulatoire.
Begründung
En Suisse, les besoins en soins médicaux augmentent avec le vieillissement de la population. Or nombre de médecins atteindront l’âge de la retraite dans les années qui viennent, ce qui ne fera qu’accroître la pénurie, surtout en médecine de premier recours. La dépendance vis-à-vis de professionnels formés à l’étranger est déjà considérable : 41 % des médecins qui travaillent en Suisse ont obtenu leur diplôme dans un autre pays, alors qu’ils étaient 32 % en 2015[1]. Cette dépendance recèle un risque de pénurie considérable si les conditions offertes aux professionnels se dégradent en Suisse ou s’améliorent ailleurs.
Alors que les études de médecine sont une filière très demandée, on manque de places à l’université et dans les hôpitaux, y compris pour les formations postgrade. Le premier programme spécial en médecine humaine (message FRI 2017-2020) a montré l’efficacité des fonds fédéraux : une enveloppe de 100 millions de francs a permis de porter de 900 à environ 1300 le nombre annuel de diplômes. Une reconduction du programme, avec la même enveloppe, permettra de développer les capacités de formation universitaire et postgrade afin de couvrir les besoins supplémentaires en médecins.
Le programme devra aussi revoir la répartition des ressources entre l’hôpital et le secteur ambulatoire. En effet, un nombre croissant d’interventions qui nécessitaient autrefois une hospitalisation sont aujourd’hui pratiquées en ambulatoire. Or la formation postgrade des médecins se déroule toujours principalement en milieu hospitalier. Pour encourager un transfert vers l’ambulatoire, il faut affecter expressément une partie des ressources à des postes de formation rémunérés dans ce secteur.