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26.3967 · Interpellation · 2026-06-19

Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication

Déposé

Wortlaut

La guerre qui se déroule actuellement en Iran et les tensions qu’elle provoque au Proche-Orient ont de nouveau fait augmenter les prix du pétrole et engendré des incertitudes sur les marchés internationaux de l’énergie. Ces évolutions mettent en lumière non seulement la dépendance persistante de la Suisse vis-à-vis des agents énergétiques fossiles et nucléaires qui sont importés, mais aussi les risques économiques et sécuritaires qui en découlent. Des crises antérieures – qui vont des crises pétrolières des années 1970 à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine,
en passant par les conflits géopolitiques au Proche-Orient – ont montré que la forte dépendance vis-à-vis des importations d’énergies fossiles engendrait des coûts considérables et compromettait la sécurité de l’approvisionnement de la Suisse. Cette dernière importe de l’étranger l’ensemble de ses produits pétroliers, de son gaz naturel et de son uranium. Selon certains calculs, environ huit milliards de francs bruts sont ainsi partis à l’étranger en 2024. Le Jour de l’indépendance énergétique est tombé cette année le 27 avril. À partir de cette date, la Suisse dépend entièrement, d’un point de vue arithmétique, des importations d’énergie. Face à cette situation, je prie le Conseil fédéral de bien vouloir répondre aux questions suivantes :
1. Que pense-t-il des risques sécuritaires inhérents à la dépendance actuelle vis-à-vis des importations d’énergies fossiles et nucléaires, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes ? Quelles mesures supplémentaires prévoit-il de prendre pour renforcer l’indépendance énergétique stratégique de la Suisse et la sécurité de son approvisionnement ?
2. À combien estime-t-il les coûts économiques supplémentaires que la Suisse a dû supporter depuis le début de l’invasion russe en Ukraine en raison de sa dépendance persistante vis-à-vis du pétrole et du gaz importés, du fait des pics de prix, des crises géopolitiques et des mesures visant à garantir la sécurité de l’approvisionnement ? À combien estime-t-il ces coûts, compte tenu de la dépendance vis-à-vis des importations et de l’évolution des prix de l’uranium ?
3. Quels coûts prévoit-il en la matière à l’avenir et quelles mesures envisage-t-il de prendre pour réduire ces risques ?
4. Que pense-t-il du potentiel de réduction des importations d’énergies fossiles d’ici à 2030 et à 2040 si les objectifs actuels en matière de politique énergétique et de politique climatique sont mis en œuvre
de manière systématique ?
5. Quelles mesures à court terme, d’ici à 2030, prévoit-il de prendre pour faire en sorte que la dépendance vis-à-vis des importations d’énergies fossiles, les coûts qui en découlent
et les risques liés à la sécurité puissent être réduits considérablement ?