94.3049 · Interpellation urgente · 1994-02-28
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Le dimanche 20 février 1994, le peuple suisse a accepté l'initiative des Alpes. Le texte adopté induit de grandes divergences d'interprétations quant aux conséquences sur la construction et l'entretien des routes nationales et des routes principales du massif alpin.
Le mercredi 23 février dernier, les cantons concernés ont reçu un document signé du directeur de l'Office fédéral des routes, intitulé "Mesures prises à titre préventif". Ce catalogue, accompagné d'une carte qui dessine un nouveau réduit national au sud d'un trait liant Montreux à Rorschach, définit les axes sur lesquels le site à protéger est déterminé.
Dans mon canton et celui du Valais (N 9, Grand-Saint-Bernard) nous sommes très durement touchés - et d'une manière incompréhensible. Il suffit d'analyser un peu plus finement pour mettre en exergue l'incohérence de ce diktat. En effet, la route T 144 - dont le projet est admis par les gouvernements vaudois et valaisan de même que par toutes les communes regroupées en association (Association régionale pour le développement du district d'Aigle et Association régionale Monthey/Saint-Maurice) - relie deux parties de plaine du Chablais. C'est en plus une route de contournement de plusieurs villages !
Pour les routes principales des Mosses et du Pillon, ce même diktat interdit tous travaux d'entretien. Comment régler dès lors la question des travaux préventifs en vue d'éviter le glissement de terrain de la Frasse ou encore la suppression du passage à niveau de la Chaudanne sur la route principale Bulle--Saanen ? Sur ce dernier point, il s'agit d'un problème de sécurité routière autant que ferroviaire.
Sans vouloir aborder d'une manière exhaustive tous les problèmes posés par cette décision, il nous importe de dire clairement que cette dernière est abusive, basée sur une future convention internationale qui n'est pas signée et qu'elle grève profondément les intérêts des cantons dits alpins.
Partant de ces considérations que pense faire le Conseil fédéral ?