Lexipedia

94.3449 · Postulat · 1994-10-07

Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication

Liquidé

Wortlaut

Il convient de faire en sorte que l'Oberland bernois continue à disposer de deux gares desservies par les trains EC. Ces trains devront comme auparavant s'arrêter à Spiez et à Thoune. Le projet prévoyant la fermeture de la gare EC de cette dernière ville doit être abandonné. Si le Conseil fédéral estime qu'il est indispensable de ne conserver qu'une seule gare EC dans l'Oberland bernois, il faudrait maintenir celle de Thoune.

Begründung

Thoune a toujours été considérée comme la porte de l'Oberland bernois. Sa gare a toujours rempli cette fonction depuis l'ouverture de la ligne du Loetschberg et constitue en ce sens le pilier nord de la ligne de montagne du BLS. La gare de Thoune a une clientèle potentielle considérable puisque cette ville compte environ 40.000 habitants et l'agglomération près de 100.000.

Thoune est en outre un point de départ favorable pour des excursions dans l'Oberland bernois et le Valais. Par le nombre de nuitées enregistrées l'été, Thoune se range malgré tout au dixième rang parmi les stations de l'Oberland bernois. Les recettes provenant du trafic-voyageurs s'élèvent à environ 24 millions de francs (aucun autre office du BLS ne peut se prévaloir de chiffres comparables).

En outre, la gare de Thoune assure la liaison entre les réseaux des entreprises suivantes :

- BLS,

- GBS,

- EBT,

- compagnie de navigation du lac de Thoune,

- STI,

- 5 entreprises automobiles concessionnaires,

- 5 lignes de transports urbains ;

elle dessert la ville de Thoune qui héberge :

- la plus grande place d'armes de Suisse (écoles de recrues et transports militaires),

- des centres de formation (séminaire, écoles professionnelle, de commerce, des arts et métiers, gastronomie),

- des expositions (OHA, marché aux taureaux) et

- dispose de l'équipement nécessaire pour de grandes manifestations (fête cantonale de musique en 1994, tir fédéral en 1995, fête fédérale des jodleurs en 1996).

En 1993, douze millions de francs (environ 10 millions en 1994) ont été versés à titre de salaire au personnel de la gare des CFF de Thoune, ce qui a permis à la ville d'encaisser des recettes fiscales correspondantes.

Le maintien de la gare EC de Thoune contribuerait notamment à empêcher que le chômage, qui est supérieur à la moyenne dans la région de Thoune durement frappée par la crise, ne s'aggrave encore.

Même si Spiez, en tant que gare de transbordement en direction du Valais, a une certaine importance, l'auteur considère qu'il est irresponsable de fermer la gare EC de Thoune, troisième ville du canton de Berne, d'autant plus que la circulation ferroviaire y est très intense pour les raisons exposées ci-dessus. Les économies réalisées par les CFF avec des mesures de ce genre ne tarderaient pas à avoir l'effet contraire à celui qui est escompté, car la réduction et la détérioration des prestations conduiront rapidement à des pertes. En outre, les transports publics ne peuvent viser uniquement la couverture des coûts ; ils doivent aussi prendre en considération les besoins des usagers.

Antrag des Bundesrates

Rejet