Recordon Luc · Ständerat · 2010-09-14
Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2010-09-14
Wortprotokoll
Je voudrais, en plus des nombreux arguments invoqués, souligner un aspect qui a été peu mis en évidence: l'aspect sécuritaire. Rappelons-nous le temps où nous étions nous-mêmes jeunes ou adolescents; lorsque nos jeunes et nos adolescents se trouvent sans occupation, dans cette phase délicate de la vie qui va de 15 à 20 ans, pour la définir très sommairement, nous savons que c'est un facteur de désinsertion sociale; nous savons que c'est un facteur de risque non négligeable pour faire des bêtises.
Nous nous occupons très souvent, dans ce conseil et dans l'autre chambre, de trouver des solutions plus ou moins novatrices pour éviter les problèmes de délinquance. Et nous avons là, à portée de main - parce que les jeunes sans-papiers sont comme les jeunes de chez nous sous cet angle -, l'occasion d'éviter que des gens, passez-moi l'expression, continuent à "zoner" dans la rue, ou dans divers lieux peu recommandables, et puissent faire une formation, ce qui est la chose la plus intelligente à faire quand on a entre 15 et 20 ans. Et l'on voudrait, pour des raisons formalistes, pour reprendre le terme utilisé par Monsieur Marty, les en empêcher? Mais plutôt que d'essayer d'augmenter les peines, de trouver des solutions, plus ou moins "bout de bois", prenons la solution la plus intelligente qui s'offre par rapport à ces quelques centaines de jeunes: non seulement permettons-le-leur, mais encourageons-les à se former!