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Dreifuss Ruth · Bundesrat · 2001-03-19

Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 2001-03-19

Wortprotokoll

C'est très volontiers que nous acceptons le postulat Bieri et que nous vous prions de le transmettre. Je remercie aussi M. Bieri d'avoir souligné à quel point nous avons essayé de développer un modèle de fédéralisme coopératif avec cette question de la maturité. Lorsque je pense aux difficultés que nous avions à collaborer au début des années nonante, je crois que nous pouvons être très satisfaits d'avoir une responsabilité commune, assumée à travers une organisation commune. Nous avons, en effet, une commission qui dépend à la fois de la Confédération et des cantons et qui permet de gérer un système où chacun continue à assumer son propre rôle par rapport aux jeunes qui choisissent soit une maturité cantonale, soit une maturité fédérale. Effectivement, dans ce domaine, qui n'est pas très vaste, peut-être, mais qui touche beaucoup de personnes, à un moment absolument crucial de leur vie, nous avons réussi à surmonter les divisions traditionnelles entre la Confédération et les cantons, et à assumer ensemble une responsabilité.

Je remercie aussi M. Bieri d'avoir souligné que son postulat demandera du temps à être réalisé. Je remarque que le projet de mandat entre la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique et mon département est en préparation. La première phase doit s'étendre sur les années 2001 à 2003, il y aura ensuite des phases au fur et à mesure que les volées de maturants entreront dans la vie de l'université ou dans la vie professionnelle, et nous pourrons voir à ce moment-là les effets de la maturité sur leur avenir.

Dans ce sens-là, c'est un projet qui devra certainement se prolonger pendant plusieurs années. Nous sommes en train de mettre en place ce système et je puis vous assurer que j'ai la ferme espérance que nous pourrons, avec la CDIP, prendre la décision avant l'été pour mettre en place cette évaluation qui se poursuivra bien au-delà de l'an 2003.

J'ajouterai que d'autres travaux communs avec la CDIP viennent compléter cette analyse de la maturité. Il s'agit notamment de redéfinir ce qu'on appelait les examens de service militaire, ou de réfléchir sur les examens que nous faisons en même temps que l'OCDE pour juger du niveau de la scolarité suisse et des connaissances des jeunes en Suisse.

M. Bieri a souligné aussi un point extrêmement important, et je sais qu'il lui tient à coeur autant qu'à M. Couchepin et à moi-même, celui, urgent, de la valeur de la maturité professionnelle et de la maturité gymnasiale par rapport à l'accès dans les universités et dans les hautes écoles spécialisées. Je puis vous assurer que là aussi nous avons mis en place, avec les cantons, un groupe de réflexion qui devrait nous permettre très rapidement de trouver un système qui ne favorise pas une des voies par rapport à l'autre, mais qui garde quand même la souplesse nécessaire. Cela afin de permettre, même pour des choix tardifs, que les jeunes puissent changer de voie, passer de la voie professionnelle à la voie universitaire ou inversement sans qu'une de ces formations soit prétéritée par rapport à l'autre. Cette évaluation va nous permettre de faire avancer toute une série de projets en parallèle. Je vous remercie donc de nous transmettre le postulat.