Lombardi Filippo · Ständerat · 2010-12-02
Lombardi Filippo · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP/EVP/glp · 2010-12-02
Wortprotokoll
Wie der Kommissionspräsident und Herr Imoberdorf stehe ich zur Viersäulenpolitik des Bundesrates bezüglich der Stromversorgung dieses Landes. "Dazu stehen" heisst, sie nicht "à la carte" zu interpretieren. Mich ärgert es, wenn sich die Wirtschaft, insbesondere die Stromwirtschaft, von den ersten zwei Säulen abmelden möchte, weil sie zu teuer sind - man dürfe nicht, heisst es, soundso viele Millionen für die erneuerbaren Energien und für die Energieeffizienz einsetzen -; das stört mich. Wir stehen zu den vier Säulen, wir müssen immer die dazu notwendigen Mittel zur Verfügung stellen. Aber man darf sich auch nicht von der dritten Säule abmelden; dass für die Sicherheit der Versorgung dieses Landes längerfristig auch Grosskraftwerke nötig sind, ist meines Erachtens jetzt bewiesen. Deswegen braucht es diese Kraftwerke, und wir müssen für die Zukunft planen. Sicher ist heute nicht der Tag, um die Grundsatzdiskussion zu führen; wir werden dafür in den nächsten zwei Jahren genügend Zeit haben. Aber es wäre auch falsch, uns dieser Diskussion für die kommenden Jahre zu verschliessen bzw. die Diskussion abschliessend zu erledigen, indem wir einer solchen Standesinitiative Folge geben.
Wenn wir grosse Kraftwerke brauchen, müssen wir doch ein bisschen darüber nachdenken, welche Art von Kraftwerken [PAGE 1113] wir brauchen und wo wir diese haben wollen. Was mich in den letzten Wochen schockiert hat, war zu erfahren - ich habe eine schöne Liste von Projekten bekommen -, dass die Schweizer Stromwirtschaft in den nächsten Jahren 5 Milliarden Schweizerfranken im Ausland in Gas- und Kohlekraftwerke investieren wird, um die Sicherheit der Stromversorgung der Schweiz zu gewährleisten. Auch die Betriebe meines Kantons, die Tessiner Elektrizitätswerke, planen, in deutsche Kohlekraftwerke zu investieren. Dann stelle ich mir also wirklich die Frage, ob wir mit der Versorgungssicherheit und mit der Umwelt ernsthaft umgehen, wenn wir hier viele schöne Reden halten.
Monsieur Cramer nous parle des dangers des déchets nucléaires et de notre dépendance vis-à-vis de l'étranger, en lien avec la technologie nucléaire. Il s'agit de dangers potentiels. Nous les connaissons et il y en a dans beaucoup de secteurs de notre vie. C'est pour cela que toutes les mesures de sécurité sont prises. Jusqu'à présent, les mesures de sécurité ont eu l'effet désiré puisque, sauf dans les cas bien connus où ces mesures ont été violées de façon crasse - ce qui n'était certainement pas le cas en Suisse -, il n'y a jamais eu d'accidents de ce genre. Par contre, chaque année, et nous le lisons dans les journaux tous les jours ces dernières semaines, des centaines de morts sont à enregistrer dans les mines de charbon, pour produire le charbon qui ira en Allemagne, pour produire de l'électricité qui sera importée en Suisse! Ce sont des centaines de morts chaque année dans les mines de charbon, dans la recherche du gaz, du pétrole, etc.! Avec quels effets néfastes sur l'environnement et avec quelles pollutions encore! Pensons encore aux récents exemples dans le domaine du pétrole. Pensons aux émissions de CO2, dont la réduction est évidemment notre objectif principal pendant les prochaines années, qui continuent d'augmenter avec ce genre de technologies.
Quant à notre dépendance vis-à-vis de l'étranger, oui, nous savons que la Suisse est dépendante par rapport à quelques sources et qu'elle ne l'est pas par rapport à d'autres. Mais il y a une différence entre être dépendant de l'électricité, du gaz, du pétrole ou de l'uranium: pour mettre le pays à genoux, il suffit de quelques secondes d'interruption de courant électrique, quelques heures d'interruption pour le gaz, quelques semaines d'interruption pour le pétrole et, en ce qui concerne l'uranium, qui vient par ailleurs d'autres pays que la plupart de ceux qui fournissent les autres combustibles que j'ai cités, il est facile d'avoir en Suisse un stockage de réserves pour dix années, ce qui assure évidemment une indépendance à moyen terme tout à fait appréciable.
Voilà la raison pour laquelle il est inutile de discuter aujourd'hui sur le fond: Monsieur Schweiger l'a bien dit. Nous mènerons cette discussion évidemment au cours des deux prochaines années, mais il serait erroné de fermer maintenant une porte en donnant suite à une initiative cantonale comme celle-ci qui nous empêcherait de discuter sur ce qui est effectivement nécessaire pour la sécurité de ce pays et aussi de trouver les meilleures solutions dans le domaine de l'environnement.
Je vous prie donc, avec la majorité de la commission, de ne pas donner suite à l'initiative cantonale Bâle-Ville.