Sommaruga Carlo · Nationalrat · 2011-03-01
Sommaruga Carlo · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-03-01
Wortprotokoll
Non, le FMI n'est pas devenu une institution socialiste, Monsieur Zisyadis. Il est une institution internationale qui est faite par ceux qui y participent, et la Suisse y participe également.
Ce que je disais tout à l'heure, Monsieur Zisyadis, c'est que la Suisse peut aussi influencer le cours des choses par son siège. Elle ne l'a pas fait jusqu'à présent, mais c'est l'occasion aujourd'hui, au cours de ce débat, d'essayer de peser sur la politique suisse et de faire en sorte que la Suisse, si elle souhaite d'ailleurs conserver son siège, s'oriente plutôt dans des alliances avec les pays du Sud, les pays en voie de développement.
Par ailleurs, je rappelle, Monsieur Zisyadis, qu'à un moment donné on s'était posé la question de savoir si le FMI était encore nécessaire, puisque tout le monde avait remboursé les crédits. Par la suite, on a vu son utilité non seulement vis-à-vis des pays du Nord par l'octroi de moyens pour faire face au surendettement, mais également à l'égard des pays du Sud pour lesquels il a fallu ouvrir des lignes de crédit. Et en ce qui concerne ces pays du Sud, je vous renvoie à un rapport qui a été publié par Alliance Sud - ONG que l'on ne peut pas qualifier de complaisante vis-à-vis des organisations financières internationales -, qui montre comment aujourd'hui le FMI a modifié sa politique et réduit le nombre de conditions.
C'est pour ces raisons d'ailleurs que le groupe socialiste soutiendra les trois projets qui nous sont soumis. Aussi, il entrera en matière sur les trois projets, rejettera la proposition de non-entrée en matière du groupe UDC ainsi que la proposition de renvoi au Conseil fédéral soutenue par le groupe des Verts et qui n'est pas judicieuse.