Burkhalter Didier · Bundesrat · 2011-03-09
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2011-03-09
Wortprotokoll
Le Conseil fédéral estime qu'il faut considérer l'objectif d'une part, et les moyens d'autre part. L'objectif de cette loi est clairement d'ouvrir celle-ci sur la réalité d'aujourd'hui et de demain. La réalité d'aujourd'hui et de demain de l'intégration des jeunes, c'est notamment le développement des activités en milieu ouvert. Les villes et les communes, en particulier, ont un rôle essentiel à jouer en la matière. Il est évident qu'il y aura des projets préparés - il y en a déjà -, et si la Confédération, puisque son objectif fondamental est que l'intégration réussisse, peut faire en sorte que des projets modèles, novateurs et d'importance nationale - on peut aussi faire des échanges - soient développés un petit peu plus vite et un petit peu mieux, ce sera très favorable pour atteindre l'objectif fondamental de réussir l'intégration. C'est pourquoi nous approuvons ce qui vient d'être dit par le rapporteur.
L'article 11 est important, et on ne peut pas simplement, comme si de rien n'était, le balayer d'un revers de la main. En revanche, j'aimerais dire qu'une erreur - qui ressort beaucoup dans vos propositions individuelles - consiste à imaginer qu'on oppose le travail extraordinaire des organisations à l'extension indispensable vers le milieu ouvert. Il n'y a pas d'opposition sur ce point.
Je vous rappelle - si je peux me permettre cette remarque - que la souveraineté budgétaire appartient au Parlement. Si, un jour ou l'autre, vous avez l'impression que les moyens sont insuffisants pour atteindre l'objectif, alors peut-être que vous pouvez prendre une décision pour corriger cela. Mais il ne faut pas avoir peur les uns des autres, car les uns complètent les autres. Pour avoir moi aussi travaillé au niveau communal dans ce domaine, en particulier sur des projets en milieu ouvert liés au sport, je peux dire à quel point on a attiré des jeunes qui n'étaient pas dans des organisations auparavant. Cela, c'est indispensable si on veut réussir aujourd'hui et demain - et surtout demain! - l'intégration des jeunes dans notre société; en milieu urbain en particulier, car c'est une bombe à retardement.
C'est pourquoi je vous demande vraiment de ne pas biffer l'article 11 et de maintenir la loi telle quelle avec ses objectifs principaux.