Maury Pasquier Liliane · Ständerat · 2011-03-09
Maury Pasquier Liliane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-03-09
Wortprotokoll
Nous l'avons largement entendu aujourd'hui, l'enseignement de la musique - et j'ajouterai des disciplines artistiques en général - ne doit pas aller decrescendo. C'est en tout cas toutes et tous en choeur que nous soutenons l'encouragement à une formation musicale dont l'accès doit être le plus équitable et le plus ouvert possible. J'ai moi-même signé cette initiative qui nous est soumise aujourd'hui, et je continue de la soutenir comme un moyen efficace d'atteindre cet objectif, ne serait-ce que parce qu'elle nous permet de mener ce débat.
La question se pose de savoir quelle partition il faut jouer pour atteindre cet objectif, des voix discordantes se faisant entendre. Faut-il privilégier l'initiative, le contre-projet direct ou simplement, comme on a aussi pu l'entendre, laisser les travaux entamés avec Harmos et les plans d'études régionaux suivre leur rythme? Si l'on veut pouvoir avancer un tant soi peu à l'unisson, le contre-projet apparaît comme une voie porteuse. Celle-ci permet en tout cas de répondre aux soucis des cantons, dont celui de Genève, concernant leur autonomie dans le domaine de la formation. Le contre-projet proposé prévoit en effet l'engagement de la Confédération et des cantons, dans les limites de leurs compétences respectives, pour un enseignement musical de qualité, un objectif qui va dans le sens des travaux menés et de la volonté exprimée par les cantons et par la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique, même si, en l'état actuel, le texte du contre-projet n'est pas encore parfait et mérite d'être amélioré, notamment sous l'aspect d'une incitation suffisante.
Il me paraît important en définitive de donner une tonalité politique claire en la matière et d'apporter notre soutien à tout texte respectueux des compétences fédérales et cantonales, que les initiants, et vous l'avez entendu de la part de Madame Egerszegi, n'ont d'ailleurs jamais songé à violer, à un projet qui remédie à l'insuffisance de la formation musicale en Suisse, à un texte qui permette de favoriser l'accès des jeunes des différentes couches sociales à la pratique musicale dont la dimension intégrative n'est plus à démontrer.
Peut-être que la mélodie esquissée tout à l'heure par Monsieur Gutzwiller pourra être développée par le Conseil national et nous permettre de trouver sans trop de couacs une solution harmonieuse. D'ici là, nous allons bien sûr passer au vote, et je dois avouer que c'est un petit peu compliqué pour moi de vous dire quelle sera ma position, dans la mesure où le dépliant qui se trouve aujourd'hui devant nous ne correspond à mon avis pas tout à fait à ce qui a été voté en commission et expliqué tout à l'heure. De ce fait, la manière dont il faut se comporter peut ne pas paraître très claire.
Personnellement, en fonction du texte qui est sous nos yeux, et contrairement à ce qui est écrit, je soutiendrai la proposition de la minorité Savary à l'article 2, qui recommande d'accepter l'initiative, mais aussi le contre-projet - ou en tout cas un contre-projet. Je voterai de cette manière-là tout à l'heure.