Berberat Didier · Ständerat · 2011-06-09
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-06-09
Wortprotokoll
Comme le président de la commission, je me réjouis de l'excédent ordinaire du compte de financement, qui atteint 3,6 milliards de francs, ce qui est très positif. On peut rappeler d'ailleurs que ce sont 5,6 milliards de francs de plus que le budget ne le prévoyait.
Pour ma part, j'aimerais me concentrer sur la question de la prévision budgétaire. J'avais déjà, lors de l'examen du budget 2011 en décembre dernier, posé à la cheffe du Département fédéral des finances la question des prévisions. Je sais bien que les finances, et notamment l'élaboration d'un budget, ne sont pas une science exacte, dans la mesure où l'on doit tenir compte, surtout, de la conjoncture. On a vu que la reprise économique s'est manifestée avec plus de vigueur que ce qui était prévu. C'est la raison pour laquelle on arrive à ce résultat réjouissant.
Je sais bien aussi - parce que j'ai aussi siégé dans un exécutif communal - que les directeurs ou directrices des finances ne sont pas forcément, par définition, des gens téméraires. Cela fait qu'on utilise surtout le principe de précaution et de prudence.
Ce que j'aimerais savoir, c'est comment nous devons procéder pour améliorer un peu la situation afin qu'on évite d'avoir de telles grosses différences entre le budget et les comptes. Vous m'aviez dit que vous essayeriez, au département, d'être de plus en plus précis dans cette estimation, même si [PAGE 523] on sait qu'on n'arrive pas forcément toujours à des résultats exacts. Il vaut bien entendu mieux avoir un bénéfice non prévu qu'un déficit non prévu, c'est toujours réjouissant. Mais, comme on le sait, le budget est un acte politique important - c'est d'ailleurs l'acte politique le plus important - et, en fonction du budget qui est prévu, on doit décider d'un certain nombre de mesures politiques qui sont désagréables à prendre, dans des domaines qui sont chers aux membres du Parlement - transports, social, environnement, etc. On prend des mesures peut-être un peu trop drastiques et on se rend compte après - mais c'est trop tard - que ces mesures n'auraient pas été nécessaires puisqu'on arrive à un bénéfice.
Ce que je souhaite donc savoir, c'est ce qui se fait de nouveau et comment vous essayez de faire progressivement des progrès dans cette évaluation budgétaire. Je le répète encore une fois: je sais bien qu'il n'est pas possible avec un tel budget d'être à la centaine de millions de francs près. Mais disons que cette différence est pour le moins inquiétante, ce d'autant plus qu'on sait aussi que ce n'est pas la première fois qu'on parvient à ce genre de différence, dans le bon sens, certes.