Burkhalter Didier · Bundesrat · 2011-06-15
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2011-06-15
Wortprotokoll
En fait, Madame Egerszegi a presque tout dit. Elle a utilisé l'image de l'ours qu'on ne peut laver sans que sa fourrure devienne humide; en français ,on dit qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, ce qui est un équivalent presque exact.
On a fait un peu le tour de la question, néanmoins j'aimerais revenir sur certains aspects pour vous dire que nous n'avons pas de problème à faire des enquêtes ou des études supplémentaires, même s'il faut écrire 30 ou 50 pages. Le problème, c'est que cela vient d'être fait et que cela a aussi fait l'objet de débats démocratiques. Il y a donc eu des discussions en 2006. On pourrait reprendre ce qui a été dit à l'époque et publier un rapport réactualisé. Mais on a aussi discuté de la même problématique en 2009, et en 2009 il s'agissait d'initiatives parlementaires auxquelles le Parlement n'a pas donné suite parce qu'il est arrivé aux mêmes conclusions que celles qui ont été exposées par Madame Egerszegi.
L'idée paraît opportune, mais quand on l'étudie on se rend compte qu'elle a beaucoup de défauts par rapport aux quelques avantages qu'elle aurait. Il est vrai que la situation des personnes plus âgées est très différente de celle des personnes plus jeunes. Il y a aussi la question des charges de famille. Vous avez dit que, quand on commence à travailler, on n'a en général pas de charges de famille. C'est une appréciation que vous faites; c'est peut-être le cas au tout début de la vie professionnelle, mais les charges de famille viennent en principe rapidement, et même plutôt rapidement, même si c'est de plus en plus tard - mais les études aussi. Dans la réalité des faits, cette situation s'est déplacée et maintenant les difficultés touchent les jeunes et les jeunes familles.
Par conséquent, il faut faire attention au fait qu'avec cette idée, qui en soi paraît séduisante, on ne crée pas de nouveaux déséquilibres encore plus graves. J'ai bien compris que vous souhaitez que cette problématique ne tombe en tout cas pas dans l'oubli, que si on trouve des solutions miracle, on n'hésite pas à les étudier. C'est tout à fait notre volonté. Il n'y a pas de volonté de ne pas étudier pour ne pas étudier, mais il ne sert à rien de faire à nouveau des études dont on connaît déjà les conclusions. Celles-ci, je le répète, ont été exposées il y a relativement peu de temps et n'ont pas changé depuis 2009.
Nous vous demandons donc de vous en tenir à la position du Conseil fédéral et de rejeter le postulat Recordon.