Burkhalter Didier · Bundesrat · 2011-06-15
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2011-06-15
Wortprotokoll
Je ne vais pas entrer dans les détails pour chaque activité soutenue, mais en rester aux principes.
Quand un plafond de dépenses est prévu, on fixe un certain nombre de priorités et on voit bien ce qu'on peut réaliser et ce qu'on ne peut pas réaliser. Dans le cadre de Pro Helvetia, qu'a-t-on fait? On a examiné la nouvelle situation; on a fait des transferts de tâches de Pro Helvetia à l'Office fédéral de la culture, de l'Office fédéral de la culture à Pro Helvetia et on a vu qu'il y avait un solde financier qui devait être favorable à Pro Helvetia. Il a été décidé que ce solde serait fixé à 650 000 francs par année et de donner ces moyens supplémentaires à Pro Helvetia.
Alors, il est vrai que si vous faites vos calculs en alignant des noix sur un bâton, vous arriverez toujours à dire qu'il manque encore quelque chose. Mais à ce moment-là - et cela quand même, vous le demandez assez souvent au Conseil fédéral - il faut savoir fixer des priorités. Monsieur Gutzwiller, si vous souhaitez que le domaine de la photographie soit repris tel quel, rien ne l'empêche. Mais c'est à Pro Helvetia, dans le cadre des moyens qui sont à sa disposition, de fixer les bonnes priorités et de peut-être réduire un peu la voilure d'un projet temporaire ou un autre. C'est comme cela, ma foi! A un moment donné, il faut fixer des limites et des priorités. Ces priorités doivent être fixées, dans le cas présent, par Pro Helvetia.
Donc, maintenant, les tâches ont été clarifiées, chacun sait ce qu'il doit faire et les moyens sont mis à disposition. Alors je trouve que dans la situation actuelle - après avoir discuté avec les responsables de Pro Helvetia et obtenu un accord sur ce compromis avec un plafond financier - avec un plafond de dépenses qui augmente de 6,3 millions de francs, ce qui est relativement élevé, on pourrait admettre, compte tenu des efforts qui doivent être faits partout, que Pro Helvetia fasse à son tour les efforts nécessaires. Et s'il faut absolument, ce que nous pouvons comprendre, reprendre tels quels les projets concernant la photographie, à ce moment, il faut peut-être, encore une fois, freiner un autre projet.
Avec le raisonnement que vous faites, à mon avis, on n'arriverait jamais à tenir un plafond de dépenses. Pour le moment, c'était une première discussion sur ce message "Culture", mais je dois dire clairement qu'il faudra, à un moment donné, savoir si vous êtes encore capables de fixer réellement la limite ou si, à chaque demande prise séparément, vous allez être tentés de dire oui.
Nous vous demandons de rester raisonnables. Si je fais le bilan alors que l'on approche de la fin de ce débat, vous avez augmenté le crédit pour la protection du patrimoine - ce qui n'est pas vraiment une surprise; vous avez augmenté le plafond de dépenses du domaine du cinéma, ce que l'on peut comprendre, car il s'agit d'une priorité de la Confédération; vous avez commencé à dire que cela suffisait, et je crois que vous avez raison, sinon vous aurez un taux d'augmentation dans ce dossier "Culture" nettement supérieur à ce que l'on peut faire dans les autres domaines, ce qui posera problème lorsqu'il faudra préparer le budget.
A l'heure actuelle, il serait bon de s'en tenir au projet du Conseil fédéral dans ce domaine et de laisser le plafond de dépenses tel qu'il a été fixé après discussion avec la principale intéressée, à savoir la fondation Pro Helvetia.