Berberat Didier · Ständerat · 2012-06-06
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2012-06-06
Wortprotokoll
Je vous rappelle que nous nous trouvons dans la section 3 de ce programme, à la ligne directrice 2 qui prévoit que la Suisse soit bien positionnée sur le plan régional et sur le plan mondial et qu'elle renforce son influence dans le contexte international. Je vous demande de ne pas biffer l'adjonction du Conseil national dont le but est d'adopter une stratégie en matière de politique du personnel qui permette de renforcer la position de la Suisse au sein des organisations internationales. Pour ce faire, le Conseil fédéral devrait élaborer une politique du personnel qui vise à placer des collaborateurs de l'administration ou d'autres ressortissants suisses à des postes clés au sein des organisations internationales.
La question qui se pose, c'est la conception qu'on a de la politique étrangère de la Suisse. Si on souhaite que la Suisse se replie sur elle-même et qu'elle ne fasse que du commerce avec l'étranger, il est vrai qu'on n'a pas besoin de cette proposition à l'article 23ter. Par contre, si on souhaite que la Suisse rayonne et sorte de son isolement, qui est à mes yeux trop grand, il est donc extrêmement important de faire en sorte qu'on favorise le fait de mettre à des postes clés des fonctionnaires suisses ou d'autres ressortissants suisses afin de permettre d'avoir des alliés ou des bastions dans un certain nombre d'organisations internationales - je pense notamment à l'ONU ou à toutes les institutions spécialisées qui en dépendent.
On sait aussi qu'actuellement il y a un poste important à repourvoir à l'Union postale universelle. Le candidat n'est pas un employé de la Confédération, mais c'est un Suisse. A mes yeux, il est fondamental qu'on ait des personnes de notre pays qui travaillent et qui aient des responsabilités au sein des organisations internationales, car cela permet de faire rayonner le pays et d'appuyer aussi nos revendications, d'expliquer notre politique. C'est non seulement une question politique, mais aussi une question économique, car lorsqu'on a des alliés, lorsqu'on a des personnes qui sont dans des organisations, il est beaucoup plus simple de faire valoir les intérêts de notre pays.
Je vous demande donc d'accepter de reprendre la version du Conseil national parce qu'à mes yeux, il est fondamental qu'on mène cette politique. Je sais que la Suisse le fait dans la mesure du possible. Je rappelle aussi que beaucoup de pays étrangers d'ailleurs - à peu près tous les pays étrangers - font des pieds et des mains pour faire en sorte que des ressortissants et des fonctionnaires de leur pays occupent des postes importants, et il serait dommage qu'on se prive de cette possibilité.