Amaudruz Céline · Nationalrat · 2012-11-28
Amaudruz Céline · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2012-11-28
Wortprotokoll
J'ai déposé, au nom du groupe UDC, trois propositions de diminution du budget, qui touchent l'Office fédéral des migrations. Je tiens tout de suite à préciser, que malgré les demandes de diminution du budget pour l'année 2013, les montants inscrits à l'Office fédéral des migrations resteront supérieurs aux montants alloués au budget 2012. La première proposition concerne la position 420.A2100.0001, "Rétribution du personnel et cotisations de l'employeur". Nous demandons une diminution de 5 millions de francs des dépenses. Une telle diminution est logique, car elle découle de la récente adoption de la modification de la loi sur l'asile. En effet, les mesures urgentes, qui ont été adoptées lors de la dernière révision de cette loi, permettront d'accélérer la procédure d'asile, ce qui diminuera logiquement les frais administratifs. On passerait ainsi de plus de 135 millions de francs à 130 millions de francs, ce qui représente encore une augmentation d'une dizaine de pour cent par rapport à 2012.
La deuxième proposition qui concerne l'Office fédéral des migrations est simple, logique et tout simplement mathématique. Nous demandons une diminution de 25 millions de francs à la position 420.A2111.0129, "Centres d'enregistrement: dépenses d'exploitation". L'administration prévoit une augmentation du nombre de demandes de 21 pour cent. On passerait donc de 19 000 à 23 000 demandes. Or, le budget que nous présente le Conseil fédéral prévoit une augmentation de 79,8 pour cent, soit près de 80 pour cent. Vous conviendrez qu'il y a clairement un déséquilibre, un décalage et un illogisme assez inquiétant. Pourquoi prévoyons-nous une augmentation du budget de près de 80 pour cent, pour faire face à une augmentation des demandes de seulement 21 pour cent? Nous proposons ainsi de réduire le montant alloué aux centres d'enregistrement de 25 millions de francs, ce qui correspond simplement à l'augmentation du pourcentage des demandes d'asile. Le montant alloué après réduction demandée par le groupe UDC sera supérieur de 21 pour cent par rapport à celui du budget 2012.
La troisième proposition se rapporte à la position A2310.0167 "Réfugiés: coûts de l'aide sociale, de l'encadrement et administratifs". Nous demandons une réduction de [PAGE 1886] 40 millions de francs, et ce toujours selon la même logique. Il faut accélérer les renvois des personnes qui n'ont rien à faire chez nous, c'est-à-dire des personnes qui ne remplissent pas les conditions d'asile. Je le répète, l'adoption de la dernière révision soutenue par l'ensemble de la droite permet d'accélérer la procédure d'asile et par conséquent de diminuer les frais administratifs. Si vous acceptez cette diminution, n'ayez crainte: le montant alloué en 2012 sera tout de même augmenté de 30 millions de francs.
Tout le monde sait que l'asile est devenu un business. Assistants sociaux, avocats, trop de monde vit du surnombre des demandes d'asile et des délais excessivement longs nécessaires à leur traitement. Trop de monde a donc intérêt à ce que ce problème subsiste et à ce que les frais supportés par les contribuables augmentent aussi. La mise à disposition de ressources supplémentaires est en soi une incitation à ne pas régler ce qui doit l'être. Face à cette inflation, l'Etat doit rationaliser ses frais.
Au lieu de participer à l'escalade des coûts, soutenez plutôt les propositions de la minorité!