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Feller Olivier · Nationalrat · 2012-12-04

Feller Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2012-12-04

Wortprotokoll

Le problème du Conseil fédéral n'est pas de savoir s'il sera élu comme Monsieur Hollande ou comme Madame Merkel. En France, le chef de l'Etat est élu par le peuple; en Allemagne, le chef du gouvernement est élu par le Parlement. Mais aucun d'entre nous n'oserait sans doute prétendre que, de ce simple fait, la représentativité de François Hollande est plus grande que celle d'Angela Merkel et que la gestion du pays s'en trouve améliorée.

La question de l'élection du Conseil fédéral par le peuple est un leurre, ce n'est pas la réforme dont nous avons besoin aujourd'hui, l'enjeu est ailleurs. Les problèmes auxquels le Conseil fédéral est aujourd'hui confronté n'ont plus rien à voir avec ceux de l'époque qui l'a vu naître. Les affaires que l'on dit courantes sont toujours plus nombreuses, plus complexes, plus pressantes. Le Conseil fédéral est surchargé de travail en temps ordinaire, submergé dans les périodes de crise, et malheureusement celles-ci ne manquent pas.

Aujourd'hui, quelle que soit la qualité des femmes et des hommes qui composent le Conseil fédéral - et j'en profite pour saluer le courage de leur engagement -, notre gouvernement n'a plus suffisamment le temps ni les moyens d'anticiper, d'assurer dans des conditions satisfaisantes la conduite du pays. C'est la première raison pour laquelle je voterai pour la proposition de la minorité II (Amarelle), en faveur d'un contre-projet direct qui prévoit de porter de sept à neuf le nombre de membres du Conseil fédéral.

J'aimerais mentionner au moins deux autres raisons. Cette réforme aurait aussi l'avantage de permettre une meilleure représentation des composantes culturelles du pays, d'assurer en particulier la représentation permanente du Tessin au gouvernement - nos amis tessinois étant trop souvent, trop longtemps écartés par le système actuel. Cette réforme aurait encore l'avantage de tenir compte de l'évolution du paysage politique de notre pays, notamment de l'apparition de nouveaux courants dans l'opinion. Ce changement permettrait d'assurer une meilleure représentativité politique du Conseil fédéral.

Entreprendre une réforme du Conseil fédéral après plus d'un siècle et demi ne me paraît ni excessif, ni précipité, ni encore moins menacer notre stabilité.

En conclusion, je vous invite à soutenir la minorité II.