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Buttet Yannick · Nationalrat · 2012-12-11

Buttet Yannick · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP-EVP · 2012-12-11

Wortprotokoll

La Suisse est le pays le plus sûr du monde. Cet état de fait dont nous sommes fiers est l'un des piliers de notre prospérité. Il s'agit donc d'assurer à notre pays un niveau de sécurité permettant la poursuite de notre succès.

L'armée est l'un des principaux acteurs qui contribuent à cette sécurité, puisqu'elle fournit annuellement un nombre conséquent de prestations dans ce domaine. Supprimer le service militaire obligatoire, c'est condamner notre armée et mettre en péril la sécurité de la Suisse.

Au-delà des gesticulations des initiants, il s'agit de ne pas se laisser abuser et de revenir à leur objectif final, qui sera d'ailleurs atteint à terme si cette initiative devait être acceptée par le peuple et les cantons, à savoir la suppression pure et simple de notre armée. En effet, laisser les jeunes choisir librement leur manière de servir notre pays revient à limiter les effectifs à disposition de l'armée. Or baisser les effectifs revient à rendre notre armée inefficace. Les mêmes personnes pourront ensuite dénoncer une armée qui ne remplit plus ses tâches à satisfaction et demander sa suppression [PAGE 2131] pure et simple. Cela paraîtra tout à fait logique dans la mesure où elle ne pourra plus être à la hauteur des attentes de la population.

Notre armée ne peut pas se passer des jeunes conscrits qui permettent d'assumer suffisamment les diverses fonctions au sein de la troupe et des états-majors. Sans cet apport annuel, l'armée suisse, même à 100 000 hommes, est condamnée à disparaître.

Quant à ceux qui, adeptes du "y'a qu'à", "y faut", répètent qu'il faut rendre notre armée "plus sexy" ou qu'il n'y a qu'à passer à une armée professionnelle, je leur réponds que ces modèles, déjà difficiles à appliquer dans de grandes nations, n'ont aucune chance de fonctionner dans notre pays.

Der Mut fehlte den Initianten, einmal mehr die Frage nach der Abschaffung der Armee zu stellen. Sie zogen es vor, einen Umweg zu machen, der zum selben Resultat führt. Anstatt die Institution zu köpfen, wird ihre Erneuerung von der Basis aus verhindert. Das Ende ist dasselbe.

Neben der Frage nach dem Überleben unserer Armee stellt sich die Frage nach dem Grundsatz der Miliz und des Bürgerengagements. Jeder Bürger muss sich seine Pflichten gegenüber den Mitbürgerinnen und Mitbürgern vergegenwärtigen. Durch die Aufhebung des Bürgerengagements wird schlicht und einfach die nationale und soziale Kohäsion in Gefahr gebracht. Gleichzeitig werden negative Signale an die Jugendlichen gesendet, dass der Staat für sie alles tun muss, sie hingegen nichts für den Staat tun müssen.

Die Verfechter des Gegenentwurfes erwidern, dass sie genau dieser Problematik entgegenwirken wollen. Das Bürgerengagement muss jedoch im Dienste der Gemeinschaft und des Landes bleiben, und deren Bedürfnisse sollten immer den Vorlieben der Jugendlichen vorgehen. Nach verschiedenen Aktualisierungen ermöglicht es das heutige System, der Armee die unerlässlichen Bestände zu liefern und gleichzeitig den Jugendlichen die Wahl zu lassen. Es gibt keinen triftigen und objektiven Grund, dies zu ändern.

En conclusion, l'armée reste l'institution dans laquelle la population suisse a le plus confiance. Respectons cet avis du peuple et créons des conditions favorables à son maintien et à son développement, plutôt que de lui casser une jambe avec le contre-projet ou les deux avec l'initiative.

Non est la seule réponse qui convienne, tant à cette initiative qu'à son contre-projet, si l'on veut permettre à la Suisse de maintenir son principal outil de politique de sécurité et finalement la sécurité de chacune et chacun d'entre nous.