Garbani Valérie · Nationalrat · 2001-06-19
Garbani Valérie · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-06-19
Wortprotokoll
Brièvement, pour en revenir sur les chiffres, puisque c'est ce qui semble inquiéter la minorité de la commission. Comme le porte-parole du groupe socialiste l'a relevé, la Russie évalue ses [PAGE 796] besoins à 3,5 milliards de dollars, c'est-à-dire à 5 milliards de francs.
La Russie, Monsieur Schlüer, est prête à faire quelque chose pour le désarmement. C'est faux de dire le contraire, puisqu'elle est prête à supporter la moitié des coûts; mais elle ne peut pas en supporter davantage. Donc, elle en appelle à la solidarité internationale pour l'aider à obtenir un désarmement complet. C'est-à-dire que la contribution de la solidarité internationale serait de 2,5 milliards de dollars. Selon les auteurs des motions, la Suisse devrait contribuer à raison de 2 pour cent, ce qui amène à un chiffre de 50 millions de francs maximum, c'est-à-dire 5 millions de francs par année jusqu'en 2012, date à laquelle le désarmement complet devra être terminé.
Aujourd'hui, la Suisse consacre 3 millions de francs par an au désarmement chimique universel. De l'avis de la majorité de la commission, ce n'est donc pas un effort insupportable qu'on demande à la Suisse pour une politique de paix.
Je reviens encore à l'argumentation de M. Schlüer selon laquelle la Russie est un pays souverain et que c'est à elle de supporter les conséquences de sa politique guerrière et d'armement.
Monsieur Schlüer, je vous ai aussi entendu plusieurs fois insister sur la nécessité pour la Suisse de combattre le terrorisme, le crime organisé, et surtout sur la nécessité d'affecter plus de moyens à la sûreté intérieure. Ces motions procèdent aussi d'une politique de sûreté intérieure, puisque les armes chimiques sont des bombes à retardement. Elles peuvent provoquer des catastrophes écologiques et, surtout, elles sont facilement transportables par des groupes terroristes, puisqu'une simple valise peut suffire.
Si la Convention sur les armes chimiques ne devait pas tenir ses promesses, c'est-à-dire si on ne devait pas aboutir à un désarmement complet jusqu'en 2012, ce seront des arguments pour celles et ceux qui ne veulent pas pratiquer une politique de désarmement. Il sera beaucoup plus difficile d'arriver à la conclusion de conventions de désarmement sur les armes biologiques et les armes nucléaires.
La Convention sur les armes chimiques est donc un signe fort. Il faut absolument que les pays signataires et les pays qui l'ont ratifiée arrivent à tenir leur promesse.