Recordon Luc · Ständerat · 2010-11-30
Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2010-11-30
Wortprotokoll
Ce qu'il y a de positif dans la réponse du Conseil fédéral, c'est que l'on y lit que le développement de l'offre en matière de prévention, de manière générale, est réjouissant. Il y a un nombre important de personnes qui sont touchées, chez les jeunes en particulier, par cette offre.
Cependant il y a deux aspects où je trouve que la réponse se satisfait assez vite de la situation - trop vite sans doute. On ne voit en rien en quoi le ciblage sur les 15 à 25 ans est atteint. J'ai insisté longuement dans le développement de mon interpellation sur le fait que la prévention routière devait vraiment toucher particulièrement les 15 à 25 ans. C'est un moment de la vie où l'on a tendance à surestimer ses capacités, à prendre des risques excessifs, à avoir un goût exagéré pour la transgression et à se désinhiber. C'est donc un moment très particulier où il faut penser non seulement à des sanctions - cela existe dans une certaine mesure avec la nouvelle formule du permis de conduire -, mais aussi à un effort particulier de prévention. Et je n'obtiens pas de réponse sur ce point.
L'autre aspect, c'est le caractère de politique d'ensemble que l'on devrait pouvoir atteindre. On a le sentiment qu'à l'aide du Touring Club Suisse, de la fondation Road Cross et d'autres organisations, et parfois simplement de la police cantonale, chaque canton mène sa petite politique - je dirai presque à la petite semaine, mais ce serait une façon négative de présenter les choses - de façon très peu coordonnée et très peu réfléchie sur l'ensemble.
Or quand même, je crois que la prévention routière est une tâche nationale. C'est pour cela d'ailleurs que ces efforts sont subventionnés et que l'on devrait attendre quand même beaucoup plus de réflexion d'ensemble et de coordination de la part des cantons.
Maintenant, est-ce qu'il s'agit de le faire sous l'égide de la Confédération? Il n'y a probablement pas les instruments juridiques les plus puissants pour cela. Mais enfin, lorsqu'on subventionne, on a quand même certains moyens pour poser des conditions raisonnables. Il y a probablement une incitation à trouver, dans une forme de fédéralisme coopératif, pour que la Confédération et les cantons nouent, sous l'égide, par exemple, des conférences intercantonales spécialisées, des accords et mènent une réflexion globale.
Ce sont ces deux aspects - manque de ciblage, manque de coordination - qui m'empêchent de dire que je suis pleinement satisfait de la réponse.