Fournier Jean-René · Ständerat · 2012-03-13
Fournier Jean-René · Ständerat · Wallis · Fraktion CVP-EVP · 2012-03-13
Wortprotokoll
Je ne reviendrai pas sur la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouvent l'hôtellerie et la restauration actuellement, notamment dans les régions de montagne, mais cela va s'étendre pour l'hôtellerie et la restauration aussi malheureusement dans les autres régions du pays - et c'est déjà le cas. J'aimerais revenir sur le catalogue de mesures qui avaient été décidées sur proposition du Conseil fédéral par ce Parlement, ces mesures destinées à lutter contre le franc fort.
Si vous analysez les mesures prises, une large majorité de celles-ci concernait l'industrie d'exportation, et pour un problème conjoncturel, le Parlement a décidé des mesures conjoncturelles. Pour la seule industrie d'exportation qui sont finalement également l'hébergement et la restauration, le Parlement - sur proposition du Conseil fédéral - avait pris une mesure structurelle, qui d'ailleurs n'allait pas dans le sens d'aider la branche à un moment particulier de la conjoncture, mais bien destinée à porter des effets certes bénéfiques, mais dans les années à venir. Certains représentants de la branche ont considéré cette mesure plutôt comme un placebo destiné à donner bonne conscience aux parlementaires et aux autorités politiques, alors que leurs problèmes quotidiens n'étaient absolument pas résolus et qu'aucune mesure n'était prise immédiatement pour les aider face à cette problématique du franc fort.
Nous nous trouvons aujourd'hui dans la situation de pouvoir prendre une mesure immédiate, limitée dans le temps, mais efficace pour soutenir cette branche importante de notre industrie d'exportation, essentiellement d'ailleurs dans les régions de montagne. C'est la raison pour laquelle, même si l'on sait que le franc fort va certainement encore nous poser des problèmes dans les années à venir, même si l'on sait, comme l'a dit l'un de mes préopinants tout à l'heure, que cette branche aura encore mal à la tête pendant plusieurs années, il faut lui donner aujourd'hui ce médicament qui lui permettra certainement de la soulager, en tout cas pendant l'année à venir.
Je vous demande donc de bien vouloir accepter cette proposition.