Lexipedia

Germanier Jean-René · Nationalrat · 2012-05-03

Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · FDP-Liberale Fraktion · 2012-05-03

Wortprotokoll

La position du groupe libéral-radical en matière de politique énergétique a toujours été celle de vouloir rester ouverts aux possibilités d'investissement dans les nouvelles technologies. L'échéance de 2050 ne devrait pas décourager les investissements dans ce domaine, ceci en ayant toujours présent à l'esprit le souci de la sécurité.

Notre pays est fortement dépendant de l'approvisionnement en énergie importée; cela doit nous interpeller du point de vue de la stratégie de gouvernance de la Suisse. Il y a d'abord le degré de souveraineté en matière de production d'électricité qui est à considérer. L'abandon du nucléaire décidé par notre gouvernement et par le Parlement n'a pas été accompagné de propositions crédibles, selon nous, pour suppléer au manque d'électricité dans notre pays. La production d'électricité au moyen du gaz ne fait qu'augmenter notre dépendance aux énergies fossiles, elle ne peut être envisagée que pour une phase transitoire. Le coût de l'énergie est clairement un facteur important pour la bonne marche de notre économie et par là même pour l'emploi dans notre pays. Je pense tout particulièrement aux gros investissements qui sont faits pour développer des installations hydroélectriques de pompage-turbinage. Pour que cela ait un sens et pour pouvoir faire fonctionner le système, ces installations sont dépendantes d'un prix d'achat bas de l'électricité. La production d'électricité au moyen du gaz par contre est beaucoup moins compatible avec la nouvelle politique de la Confédération.

Notre groupe a ainsi décidé de soutenir les minorités Amstutz à l'article 21 au niveau de l'objectif 20 et au chiffre 67.

Par contre, nous soutenons le Conseil fédéral et la majorité au chiffre 68 pour que la conclusion d'un accord avec l'Union européenne puisse se faire globalement dans le domaine de l'énergie et pas uniquement dans celui de l'électricité.

Dans le domaine de la mobilité dans notre pays, notre groupe est favorable au maintien des équilibres financiers actuels pour les infrastructures, soit 50 pour cent par les [PAGE 627] utilisateurs - le terme "utilisateurs" englobant le transport des personnes et celui des marchandises - et 50 pour cent par le subventionnement croisé de la route au rail et les impôts issus de la caisse fédérale. Cela veut dire que la moitié des coûts des transports publics est supportée par de gens qui ne les utilisent pas. Le groupe libéral-radical accepte cette proportion. Il s'oppose par contre à ceux qui veulent accroître le financement extérieur de ce mode de transport et accroître les contributions de la route au rail. Nous pensons cependant que le principe de causalité absolue, c'est-à-dire le fait que le rail se finance tout seul, sans paiements compensatoires, n'est pas raisonnable et va à l'encontre des intérêts de notre pays et de notre économie.

C'est pourquoi nous nous opposons à la proposition de la minorité Amstutz à l'objectif 21, qui prévoit de supprimer les paiements compensatoires.

Au chiffre 74bis, notre groupe est favorable à ce que la Suisse poursuive les négociations avec l'Union européenne en vue d'introduire une bourse du transit alpin. Ce concept n'a de sens que si les autres pays s'y rallient et nous attendons du Conseil fédéral un projet de loi à ce sujet.

Nous nous opposons par contre à la proposition de la minorité Kessler au chiffre 74ter. Les objectifs intermédiaires n'ont pas été atteints; quant à l'objectif des 650 000 camions à travers les Alpes, le Conseil fédéral l'a reporté à deux ans après l'ouverture complète des NLFA. Cette proposition n'a donc pas lieu d'être.

Globalement notre groupe souhaite une bonne complémentarité des transports entre la route et le rail et ne souhaite pas qu'on oppose l'une à l'autre. La mobilité par le rail ne représente que 20 pour cent des transports de personnes - 80 pour cent par la route, 20 pour cent par le rail -, mais c'est un élément important pour le bon fonctionnement de notre pays. Elle doit être soutenue dans les proportions actuelles, comme je vous l'ai expliqué.