Freysinger Oskar · Nationalrat · 2012-03-13
Freysinger Oskar · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2012-03-13
Wortprotokoll
La proposition de minorité qui a été retirée prévoyait l'interdiction de cétacés et d'otaridés, et maintenant cette proposition individuelle qui remplace la proposition de minorité ne prévoit plus que l'interdiction de cétacés, donc de baleines et de dauphins. La majorité de la commission était d'avis qu'il n'est pas dans le rôle de ce Parlement de réagir par rapport à des cas particuliers: ici, ce serait carrément une "loi Connyland" que nous promulguerions.
La pratique dans ce domaine de la protection des animaux n'est pas d'exclure certains animaux, mais de rendre les conditions de détention très exigeantes. Si l'on commence à toucher certains animaux particuliers et à appliquer des lois par rapport à un type d'animal, cela crée aussi une discrimination parmi les animaux puisque certains nous paraissent plus sympathiques que d'autres: les dauphins nous sont [PAGE 379] évidemment plus sympathiques que les crocodiles. Si l'on commence avec un animal, où cela se terminera-t-il? On pourra se dire que les manchots ont besoin de beaucoup plus de banquise, que les éléphants n'ont pas assez de place dans les cirques, et on ne s'arrêtera plus. C'est ça le problème majeur.
Ce qu'il faut, et c'est ainsi que le département règle la chose, c'est que les exigences soient adaptées dans leur sévérité aux conditions de vie nécessaires au respect de la dignité de l'animal. Par exemple dans la loi, l'article 4 va dans ce sens, puisque certains instruments qui pourraient être douloureux pour les animaux sont interdits. C'est sur les exigences qu'il faut travailler, et non pas en créant des lois particulières pour un animal déterminé.