Lexipedia

Burkhalter Didier · Bundesrat · 2010-06-15

Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2010-06-15

Wortprotokoll

Si je vous ai bien compris, Madame Diener et Monsieur David en particulier, vous avez deux soucis. Le premier souci, c'est que le Conseil national n'oublie pas de s'occuper de ce sujet. Franchement, si j'ai bien compris, vous avez reçu pas mal de courriers et je pars du principe que les mêmes courriers vont de toute façon aussi arriver au deuxième conseil; je suis convaincu que le deuxième conseil va s'occuper de cette problématique, quel que soit le sort que vous réserverez à cette proposition.

Votre deuxième souci, c'est que l'accès aux formations postgrades ne soit pas trop restrictif. Tout simplement, il ne s'agit quand même ici "que" du passage du master aux formations postgrades. Tout le reste relève de l'autonomie des hautes écoles. Fondamentalement, êtes-vous vraiment choqués qu'on demande à quelqu'un qui veut suivre une formation postgrade en psychothérapie d'avoir un master en psychologie? Etes-vous choqués par cela? Est-il tellement restrictif de demander à quelqu'un qui veut faire de la psychothérapie d'avoir un master? Si la personne concernée a fait une formation auparavant, dans d'autres domaines, il y a des passerelles; cela relève de l'autonomie des hautes écoles et la perméabilité est possible. Cela dit, devient-on si restrictif que cela? Devient-on "die Strengsten der Welt"?

Nein, das stimmt nicht, Herr David, wir sind nicht die Strengsten der Welt. Es ist auch in Italien, in Deutschland, in Frankreich und in der Mehrheit der Staaten der Vereinigten Staaten so. Wir sind nicht die Strengsten der Welt.

Concernant le pourcentage d'étudiants qui ont le master en psychologie et qui demandent à accéder aux formations postgrades, c'est quelque chose comme 85 à 90 pour cent déjà maintenant. Donc, d'une part, c'est assez logique, et d'autre part, c'est étroit. Là où ça se justifie du point de vue de l'objectif premier, qui une fois encore est la protection de la santé dans le sens général du terme, je crois pouvoir vous rassurer sur les deux points, en tout cas sur le fait que le Conseil national s'occupera aussi de ce sujet et sur le fait que la décision prise par votre commission est la meilleure à notre sens. Mais nous sommes évidemment prêts à en rediscuter avec le deuxième conseil. Si jamais il l'oublie, nous le lui rappellerons.