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Burkhalter Didier · Bundesrat · 2011-03-09

Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2011-03-09

Wortprotokoll

Il s'agit ici de l'accès à la formation postgrade en psychothérapie. Le Conseil fédéral prévoit cet accès pour les seuls détenteurs d'un master ou d'un diplôme équivalent en psychologie. Dans tous les domaines réglementés par le projet de loi sur les professions de la psychologie - psychologie clinique, neuropsychologie, psychologie de la santé, psychologie des enfants et des adolescents, psychothérapie -, les études de master en psychologie sont considérées comme le meilleur préalable et la base nécessaire pour une formation postgrade. Cette systématique correspond au fond à celle des professions scientifiques en général. Ainsi, la formation postgrade spécialisée des médecins présuppose par exemple un master en médecine, la formation postgrade des juristes pour devenir avocats un master en droit, ce qui paraît assez naturel.

La formation de base et postgrade de tous les psychothérapeutes non-médecins doit s'appuyer sur une base commune et scientifique. En harmonisant les exigences posées à cette formation à un niveau élevé, le Conseil fédéral veut pourvoir à une qualité uniforme dans toute la Suisse dans le domaine thérapeutique, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui. Ce faisant, il ne faut pas contourner les réglementations en vigueur concernant la psychothérapie. Ce sont ces bases scientifiques, notamment en psychologie clinique, nécessaires à la psychothérapie, que d'autres sciences humaines ou sociales, comme la théologie ou la sociologie par exemple, ne peuvent pas transmettre de manière suffisante. C'est pour cette raison, et pour cette raison-là uniquement, que les théologiens ou les sociologues, par exemple, ne peuvent pas être admis à la formation postgrade accréditée en psychothérapie aux mêmes conditions que les titulaires d'un diplôme de master en psychologie. Mais ils peuvent l'être évidemment par la voie d'études de master en psychologie raccourcie, avec la reconnaissance de certains crédits, et cela dépend des hautes écoles. Donc, quand vous dites, Madame Prelicz-Huber: "Es gibt genau einen Weg", en fait, il y a "einen natürlichen Weg und einige andere, schwierigere Wege".

C'est pourquoi nous vous demandons de soutenir le projet, de maintenir également sa cohérence et d'adopter la proposition de la majorité de la commission.

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