Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2008-03-06
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2008-03-06
Wortprotokoll
Tout a été dit dans les différents débats sur le Taser. Il s'agit aujourd'hui de réfléchir encore une fois. La sagesse veut que nous suivions tout d'abord le Conseil fédéral, qui n'avait pas introduit sa mention dans ce projet de loi et qui y est opposé pour des raisons bien connues; il se base sur des rapports et des avis d'experts. La sagesse veut que nous suivions l'avis des associations de médecins, qui nous avertissent des dangers; la sagesse veut que nous suivions de près ce qui s'est passé dans d'autres pays où le Taser est utilisé, où il y a eu mort d'homme; la sagesse veut que nous suivions l'avis des commandants des polices cantonales qui refusent l'utilisation de cette arme à leurs policiers en exercice.
Il y a des membres du conseil qui insistent en disant que, finalement, c'est une arme assez banale. J'aimerais insister encore une fois sur le fait que les essais qui ont été faits, et qu'on nous montre régulièrement, sont effectués dans des conditions de laboratoire, avec des hommes en pleine santé - qui ont même suivi des examens médicaux pour déterminer s'ils supportaient les décharges électriques infligées par le Taser -, qui connaissent précisément l'endroit du tir dans le dos et qui sont soutenus par deux personnes pour ne pas se blesser. Cela ne se passe pas dans des situations de stress, ni du côté du policier qui doit utiliser cette arme, ni du côté de la personne qui va recevoir la décharge.
Aujourd'hui, la sagesse veut que nous suivions ceux qui nous disent d'être prudents, soit le Conseil fédéral en tête, les médecins et les organisations des droits de l'homme, ainsi qu'une série de commandants des polices cantonales.
Je vous en prie, réfléchissez encore une fois à votre position et laissez-vous aussi inspirer par la sagesse du Conseil des Etats.