Français Olivier · Nationalrat · 2013-06-19
Français Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2013-06-19
Wortprotokoll
Le rapport 2012 de notre délégation est rassurant et l'on constate qu'au fil du temps, le scénario se déroule comme prévu; cela nous rassure et confirme nos décisions antérieures. Globalement, sur le chantier, tout se déroule selon les prévisions et les craintes s'estompent au fil du temps.
Se féliciter est un plaisir qui se partage à la fin d'une étape, mais aujourd'hui nous n'en sommes pas là. En effet, on prévoit la fin de ce grand projet pour 2019, avec la mise en exploitation du tunnel du Monte Ceneri. Nous sommes certes rassurés, car nous constatons que l'on devrait respecter le budget et le planning; mais avoir le droit de dépenser ne veut pas dire de tout dépenser: c'est pour cela qu'a été instituée la Délégation de surveillance de la NLFA (DSN).
A la fin de l'année 2012, deux risques subsistent aux yeux du groupe libéral-radical, qui nous inquiètent depuis un certain nombre d'années et qui sont aujourd'hui clairement mis en évidence dans le rapport: le premier concerne le tunnel du Monte Ceneri et l'autre le raccordement de notre réseau avec l'étranger.
Le projet du Monte Ceneri a fait parler de lui en son temps, lors de l'adjudication. Puis, plus rien de particulier, bien au contraire, puisque, dans le rapport de la DSN transmis à [PAGE 1111] notre conseil en 2010, qui retraçait les activités de l'année 2009, on lit, à la page 4182, que la DSN estimait que l'échéance pourrait être anticipée à fin 2018 au lieu de décembre 2019. Depuis lors, on a appris, par les différents rapports de la DSN, que le percement principal à partir de l'attaque intermédiaire de Sigirino en direction du nord prenait du retard. En 2010, celui-ci devait durer sept mois; en 2011, neuf mois et en 2012, onze mois. Le rapport de la DSN est fait avec sérieux, mais manifestement avec trop d'optimisme, car on estime aujourd'hui que le délai de 2019 ne pourra être respecté qu'avec l'aide de mesures constructives portant sur les travaux futurs, lesquelles auront un coût. Le sentiment, au début de l'année 2010, que la stratégie pour engager les moyens était optimale était donc faux, et aujourd'hui on doit être prudent sur l'appréciation des risques.
Le groupe libéral-radical a souvent manifesté son inquiétude sur ce lot. On nous a garanti que ce retard serait rattrapé en cours de forage. Nous avons partagé cette analyse, mais force est de constater que de deux à trois mois, on est passé à sept mois à fin 2011 et bientôt à près d'une année au moment où je vous parle.
La solution annoncée - accélération de la vitesse de forage, mesures constructives, etc. - va être mise en oeuvre. Le groupe libéral-radical en prend note et rappelle que l'objectif politique est d'aboutir sur ce projet dans les coûts prévus et indépendamment du planning.
Une chose est sûre: la gestion de ce retard aura un coût et l'on devra ajouter tant les charges dues aux travaux supplémentaires que les charges fixes des installations de chantier, qui seront plus longtemps en place.
Le raccordement de la NLFA avec l'Italie est l'un des points qui inquiète le groupe libéral-radical de votre conseil et, dans une moindre mesure, le raccordement avec l'Allemagne. On parlera encore longtemps de ce sujet après le début de l'exploitation du tunnel de base du Saint-Gothard en 2016, et encore plus après la mise en exploitation du tunnel du Monte Ceneri, car les projets annoncés, tant en Allemagne qu'en Italie, ne seront pas achevés à temps, voire même pas commencés pour certains.
Avant 2012, nous avons eu des inquiétudes avec l'Allemagne et les rapports de la DSN ont exprimé ces préoccupations. Aujourd'hui, ce point n'est plus inscrit dans les recommandations de la DSN car on constate que des projets sont mis en oeuvre et que d'autres vont être engagés. Dès lors, l'accès sur le réseau allemand sera plus performant qu'aujourd'hui et l'on s'en réjouit.
Toutefois, on peut s'étonner que, par le passé, la délégation n'ait jamais fait part de ses inquiétudes aux autres commissions pour ce qui concerne l'accès au réseau italien. Pourquoi? Parce que l'on a cru aux promesses, sans doute un peu trop vite, mais de qui? C'est une anecdote et je vais vous la raconter. Elle vous démontrera qu'une fois de plus, les faits font foi et que les paroles et les déclarations ont peu d'effets. Une délégation de la Commission des transports et des télécommunications a en effet rencontré en automne 2009 des députés transalpins qui ont affirmé, selon le rapport de la DSN sur l'année 2009, "que toutes les infrastructures planifiées seraient construites d'ici 2016, en particulier l'aménagement de quatre voies sur le tronçon Chiasso-Monza" (FF 2010 4195). Rassurant, n'est-ce-pas? Je vous laisse apprécier.
Aujourd'hui, à ma connaissance, rien n'a été entrepris. Mais qui sait? Certains auront peut-être une baguette magique et l'on découvrira en 2016 que la liaison vers Milan et Gênes sera améliorée!
Le groupe libéral-radical vous recommande donc d'avoir une oreille bienveillante pour ce qui concerne les efforts à entreprendre entre autres de la part du Conseil fédéral et de sa représentante, pour qu'elle favorise la mise en oeuvre des promesses exprimées par les différents acteurs politiques italiens.