Berberat Didier · Ständerat · 2013-11-26
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2013-11-26
Wortprotokoll
Je partage totalement la position reflétée par le rapporteur de la Commission de politique extérieure; je pense qu'il faut rejeter la motion. J'ai simplement deux choses à dire.
Tout d'abord, je m'étonne - et c'est un euphémisme - du fait que cette motion émane d'un parti qui, au Conseil national, a demandé 150 millions de francs d'économies sur les biens et services et sur les charges de matériel et de marchandises et 50 millions de francs d'économies sur le personnel. Jusqu'à présent, je pensais que ce n'était qu'au Conseil national. Je constate que l'un de nos collègues membre de ce parti relaye cette demande dans le cadre du budget que nous examinerons tout à l'heure, c'est-à-dire 50 millions de francs de moins pour les charges de personnel et 150 millions de francs de moins pour les charges de biens et services et les charges d'exploitation. J'en appelle donc à la cohérence: on ne peut pas d'un côté demander des économies à la Confédération et de l'autre un moratoire sur la fermeture des consulats. Si le DFAE et le Conseil fédéral doivent fermer des consulats, c'est simplement parce que, s'ils souhaitent ouvrir de nouvelles représentations diplomatiques ou consulaires, il faut qu'ils profitent en quelque sorte des économies occasionnées par ces fermetures.
A titre personnel, je suis favorable à ce que nous soyons plus ouverts et à ce que nous augmentions la dotation budgétaire. Mais en tout cas, de la part du parti qui demande 200 millions de francs d'économies, je trouve assez cocasse - et c'est le moins qu'on puisse dire - qu'il dépose à présent cette motion.
Ensuite, on a évoqué la question de la fermeture des consulats dans le cadre de la CPE. Je vous signale que nous allons demander au Conseil fédéral un rapport prospectif sur l'avenir du service diplomatique et consulaire suisse pour savoir où nous en sommes et où nous allons.
Je vous demande donc vraiment, pour des raisons de cohérence politique, de rejeter cette motion.