Lexipedia

Français Olivier · Nationalrat · 2010-12-09

Français Olivier · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2010-12-09

Wortprotokoll

Il est intéressant de constater que les trois crédits présentés à notre conseil par les rapporteurs de la Commission des constructions publiques sont à mes yeux les projets types qui justifiaient en son temps l'existence de cette commission. Mis à part le crédit-cadre, qui est le plus gros engagement financier présenté dans le message, les deux projets majeurs que sont le Centre sportif national de la jeunesse de Tenero ainsi que l'ambassade de Suisse à Moscou ont été suivis étape par étape par la commission. Cette façon de faire, qui appartiendra bientôt au passé, a permis à la commission de donner un signal politique au développement des projets, et aux demandeurs de clarifier leurs prétentions vis-à-vis des décideurs que nous sommes. Ce suivi de projet disparaîtra lors de la prochaine législature, comme l'a décidé récemment notre conseil. J'ai pris acte de cette décision avec un certain regret.

Permettez-moi de m'arrêter un instant sur le crédit destiné à l'ambassade de Suisse à Moscou qui, en 2009, a été fortement remis en cause. Il est bon tout d'abord de rappeler en préambule que le rayonnement de la Suisse dépend, d'une part, de la qualité des femmes et des hommes de la diplomatie suisse et, d'autre part, de la qualité des infrastructures. Il y a lieu également de rappeler que la Suisse et la Russie, au cours du temps, ont toujours entretenu des relations étroites. Le moins que l'on puisse dire, c'est que depuis plus de vingt ans, nos relations bilatérales avec la Russie sont en forte croissance, qu'elles évoluent et se développeront. On se réjouit de celles-ci et que celles-ci ne se résument plus à des échanges protocolaires réservés à une diplomatie d'un autre siècle ou à quelques industriels exportateurs.

La Russie, à l'image d'autres pays, entretient aujourd'hui des relations commerciales de tous types telles que des relations culturelles, touristiques, qui sont en plein développement. La Suisse internationale administrative doit répondre aux besoins actuels et futurs.

Aussi l'entrée en matière sur ce projet est-elle une évidence pour le groupe libéral-radical, que peu peuvent contester, ainsi que le programme des activités proposées.

Il est vrai que dès le début de la présentation du projet au sein de la Commission des constructions publiques en 2009, nous avons été surpris non pas par la demande, mais par l'ampleur de l'engagement financier. Force est de reconnaître que la Russie, avec la région de Moscou en particulier, est un pays comme un autre et comme en Suisse, le terrain, le bien foncier y est cher; la construction dans un pays dynamique qui est en plein essor n'est pas bon marché non plus. [PAGE 1945] Bref, les coûts de la construction sont élevés, voire plus élevés qu'en Suisse, ce qui est surprenant aux yeux de certains, mais qui correspond à la réalité. La Russie, tout comme la Suisse, sont des pays chers, mais la Suisse n'est pas la seule au monde dans ce cas.

Le coût élevé de cette construction est aussi dû à l'exportation de nos exigences techniques, en particulier environnementales, et en cela nous nous devons d'assumer ces particularités qui ne sont pas celles de bien des constructions à Moscou. Ces exigences techniques exportées brouillent la comparaison des coûts, il est vrai. Aussi assumons nos exigences, soyons novateurs, exportons, investissons!

Le groupe libéral-radical, après avoir été sceptique, est aujourd'hui convaincu et il vous recommande de soutenir les projets présentés.